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 Le carrosse de madame est avancé [Anna]

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Anna Feguson
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MessageSujet: Re: Le carrosse de madame est avancé [Anna]   Mar 25 Aoû - 1:24

Ce rêve bleeeu ! Je n’y croît pas c’est merveilleux, un monde fabuleux ! Et dans les cieux ! Ou nous faisons ce rêve bleu, à d*CLAC !!* *Keuf keuf keuf ! KEUF !*

Elle ouvrit vivement un œil. Le cœur palpitant, et persuadé que le tapis volant qu’elle survolait s’était transformé en éléphant qui, après la quinte de toux, se mouchait dans le couloir. Elle mit donc un bout de temps à comprendre que c’était le voisin qui, aussi rancunier soit-il, n’avait pas digéré son manque de sommeil. Enfin elle déduit que c’était lui, mais elle ne comprit pas pourquoi. D’ordinaire il n’était pas aussi bruyant, il devait être sacrément malade. Étrange comme le matelas de la jeune femme était chaud aussi. Et qu’il y ait du vent dans l’appartement. Et aussi qu’elle sentait du parfum pour homme à chaque fois qu’elle inspirait. Et le fait que son lit bouge… bouge… Bouge ? La jeune femme leva brusquement sa tête, en même temps que l’homme sur lequel elle était allongée se débattait contre on ne sait quoi pour entraîner la fille du maire dans sa chute. Et paf, par terre ! La veste qui leur servait de couverture en boule sur le coté, elle frissonna en sentant la brise sur la peau de ses bras nus. Mais elle était habillée en robe ! Et cet homme… Tête à claque, visage ferme… Pas possible, ça ne pouvait pas être lui ! Elle paniqua en même temps que le maire adjoint, pour se soulever d’un bond avec ses mains et se cogner l’épaule contre la table de chevet. Elle aussi poussa un petit cri de douleur. Oh que sa tête était lourde, oh comme elle entendait bourdonner dans ses oreilles, et ce mal de crâne insupportable qui n’arrangeait pas les choses… Que pouvait-il bien s’être passé ? Qu’avait-elle fait ? Où plutôt, qu’avait-il fait ? Adrian Clarkson, dans son appartement… Pire, elle venait de dormir dans ses bras ! Que pouvait-il lui arriver de pire, maintenant ? Se massant l’épaule de son autre main, elle se leva péniblement en s’appuyant sur sa table.

- « Merde…Merde… » répéta la jeune femme en clignant plusieurs fois des yeux pour regarder l’homme dans le même état qu’elle, qui semblait assez surpris pour s’exclamer aussi vulgairement qu’elle. « C’est pas possible ! »

Anna recula de quelques pas avant de basculer en arrière. Son dos cogna contre le mur, et elle se laissa tomber lentement sur les fesses. Non, elle s’était levée trop vite, le réveil avait été dur, il fallait attendre que son esprit veuille bien rester en place pour se remettre debout. Se frottant les yeux en espérant vainement sortir d’un mauvais cauchemar, la psychologue regarda plusieurs fois Adrian en se disant que finalement, elle n’était peut-être pas en train de rêver. Enfin la douleur à la tête, elle, était bien là. Si ce n’était pas lui qui les avait fait tomber en paniquant, elle l’aurait fait. Il ne lui a même pas laissé le temps de crier de surprise, ce saligaud ! Non, qu’est-ce qu’il fichait ici ? De quel droit était-il encore dans cet appartement ! Elle se souvenait l’avoir invité à prendre un verre, et il avait accepté. Ensuite… Ensuite quoi ? Le trou. Elle n’arrivait pas à se souvenir de quoique ce soit, chose plutôt rageante…

Prise d’un accès de colère, la jeune femme se releva en s’appuyant sur le mur, puis elle reposa son regard sur le maire adjoint. Oh, alors lui, il avait intérêt à avoir d’excellentes explications parce que malgré son mal de crâne, Anna était plutôt bien remontée… Énervée comme jamais !
- « Adrian ! » S’exclama-t-elle, mais pas trop fort cependant parce qu’elle remarqua vite que criait n’arrangeait pas du tout sa ‘gueule de bois’. Elle brandit sa main pour désigner l’homme, avant de continuer. « Qu’est-ce que vous… » Et là, le silence total. Elle regardait son bras d’un air hébété, son visage devenait totalement blême. Il était écrit sur son bras, d’un noir bien voyant ‘I ♥️ Adrian’. Non, elle ne rêvait pas, elle avait cette inscription gravée dans son bras ! Et aucun souvenir n’allant avec ! Ce n’était pas possible, c’était trop ! Trop de mauvaises surprises, et cela, la cerise sur le gâteau. Anna se laissa retomber contre le mur, en regardant toujours son bras, abasourdie. Le rouge allait bientôt lui monter aux joues, elle qui était blanche comme du linge. Elle allait exploser, ce n’était plus possible. Dans sa tête, les paroles hurlaient déjà « Bordel c’est quoi ça ! ».

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Adrian g. Clarkson
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MessageSujet: Re: Le carrosse de madame est avancé [Anna]   Mar 25 Aoû - 22:25

Tout était flou, c'était la panique. Qu'est-ce que cette peste fichait ici? Qu'est-ce qui fichait dans cet appartement? Pourquoi s'était-elle retrouvé sur lui? Qu'avaient-ils fait ? Alors qu'il se massait le front, les yeux fermés, il respirait l'air frais de l'extérieur en espérant qu'il lui donne de l'inspiration tandis que son esprit essayait avec une panique sans précédent, de ramasser les brides de souvenirs qu'il lui restait de hier soir – comme si il venait de briser un précieux vase et qu'il tentait tant bien que mal de ramasser les morceaux avant qu'on s'en aperçoive – Mais en vain. La nuit avait été trop douce et trop courte et les effets de l'alcool s'étant plus ou moins dissipé – en excluant son terrible mal de crâne- avait entraîné les restes de la soirée d'hier, un trou noir trônait désormais fièrement dans son esprit à son grand désarroi.
Que s'était-il passé hier? Qu'avaient-ils fait pour se retrouver dans cette situation? Le pire était à s'imaginer désormais et si c'était le cas comment avait-il pu? Et comment elle avait-elle pu!? Non, il devait chasser cette hypothèse de son esprit, il avait encore sa chemise et son pantalon, elle avait sa robe, donc à moins que dans un élan de maniaquerie soudaine ils se soient rhabillés ensuite, la pire hypothèse était à exclure, dieu soit loué.
Mais cela n'empêchait rien, on était le matin, il était dans son appartement, elle avait dormit dans ses bras...Comment avait-il pu la laisser se coucher sur lui? Elle, cette mégère qui n'avait cessé de le provoquer de sarcasmes la soirée précédente. Il en avait un frisson de honte.

Il entendit alors cette dernière s'exclamer son nom, comme un mère prête à réprimander son fiston, ou pire, une femme ayant attrapé son mari en train de faire une bêtise, l'horreur de l'idée lui fit lever la main vers elle, comme pour lui demander de cesser, non, silence, ta voix m'énerve déjà pensait-il...ça l'énervait, tout l'énervait en ce moment précis, qu'il était là, qu'il avait mal à la tête, le fait de ne pas se souvenir de hier soir. Frottant ses yeux, il vit d'abord trouble et fut intrigué par une étrange tâche noire sur sa main. D'abord informe elle se concrétisait à sa vue... Catastrophe.
Il tâtonnait la table de chevet à la recherche de ses lunettes, persuadé que ce qu'il était en train de voir sur sa main était une terrible illusion, mais lorsque cette marque refusait de disparaître malgré ses verres sur les yeux, il se dit plutôt que tout cela ressemblait à un cauchemars.
Qu'est-ce qu'il avait fait? C'était bien une question à laquelle il aurait aimé une réponse, qu'est-ce qu'elle avait fait? Le silence, visiblement elle aussi venait de découvrir une horreur. Sur sa main était écrit un coeur avec le prénom de la peste du maire en grand, mais qu'est-ce qui s'était passé, une véritable honte lui submergea l'esprit alors qu'il recherchait désespérément – sans demander l'avis d'Anna, cela confirmait qu'il était bien redevenu lui même – la salle de bain en espérant faire disparaître cette affreuse marque.
Trouvant enfin la pièce recherchée, il ouvrit la lampe face à la pénombre et sur ruant devant la lavabo, commença à faire couler de l'eau tiède pour faire disparaître la marque, mais le maire adjoint était bien loin d'être au bout de ses surprises, relevant la tête pour se regarder dans le miroir, il remarquait non seulement qu'il avait une tête de mort vivant – teint livide, cheveux en pétard et barbe pas rasée qui commençait à poindre sur son visage, mais en plus, une nouvelle marque venait de faire son apparition...Dans son cou.
Là s'en était trop, il se précipait dans la salon, là où il avait laissé son hôte visiblement abasourdie par ce qu'elle venait de voir.

« VOUS! » fit-il ont ne peu plus mécontent. «  J'espère que vous avez une explication rationnelle à.... » poursuit-il sur le même ton, mais il cessa aussitôt en voyant le décoltée de la jeune femme, marqué lui aussi au feutre indélébile. «  Ce qui s'est passé hier soir... » conclut-il tout de même d'une voix bien moins certaine, car à mon avis, elle non plus n'avait aucune explication rationnelle pour comprendre ce qui s'était passé hier soir.

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MessageSujet: Re: Le carrosse de madame est avancé [Anna]   Mar 25 Aoû - 23:17

Cette amnésie était pire que la peste, surtout lorsqu’on découvrait les surprises qu’elle réservait. Adrian était déjà parti dans la salle de bain, et la jeune femme en déduisit qu’il était atteint du même problème qu’elle. Elle se releva, un peu chancelante, puis se dirigea vers sa cuisine. Apercevant un couteau sur la table, elle pensa tout d’abord à s’arracher la peau pour effacer la marque. Plus lucide, elle abandonna cette idée sordide pour ouvrir le robinet de l’évier et prendre une bonne dose de savon à la lavande. Avec un peu de chance, c’était facilement effaçable à l’eau ? Qui sait, c’était peut-être un feutre lavable. Mais hélas, rien ne partait. Elle s’était emparée de l’éponge et grattait de plus en plus violemment avec le coté rugueux de l’ustensile. Le contour de cette note en devenait rouge, mais l’encre ne partait pas. Ou trop peu. Elle pensait devenir folle ! Elle n’allait certainement pas se promener avec cette phrase sur son avant bras. Il lui faudrait porter des longs gants pour être sûre de pouvoir cacher cette marque. Car si quelqu’un venait à apercevoir ça… Et si c’était son père ! La psychologue abandonna la tâche en sentant sa peau piquer. Elle rinça son bras et se retourna, le laissant dégouliner au sol. Le visage redevenu blême, elle était d’un silence morbide. Son esprit devenait de plus en plus lucide, et elle commençait sérieusement à se rendre compte de ce qu’elle avait fait… Ce qu’ils avaient fait ! À qui était la faute ? Elle ? Lui ? Les deux ? Elle n’en avait aucune idée. Elle essayait de se souvenir, mais rien ! Le noir complet ! Cette bouteille de scotche qu’ils avaient stupidement bu, et… Et autre chose après ? Oui, ils avaient bu autre chose, mais elle était incapable de savoir quoi. Bizarrement, le regard d’Adrian lui revenait en mémoire, tout ce dont elle arrivait à se remémorer, c’était qu’ils avaient fait quelque chose de … bien ? Qu’elle avait apprécié. Mais quoi au juste ? Pourquoi seule cette petite lumière blanche, et ce regard étaient les seuls naufragés de cette puissante tempête ? Mais où était le reste du bateau ? Si encore il n’y avait aucune trace de ce dépassement, ça serait passé, mais là… Elle prit un verre dans son placard et le remplit d’eau, avant de le poser sur la table de sa cuisine.

Anna leva les yeux vers le maire adjoint lorsqu’elle l’entendit. Elle ? Qu’elle ait une explication ? Mais ce crétin se fichait d’elle ou quoi ? La jeune femme n’en savait rien, il pourrait s’en rappeler et lui dire, LUI ! Lui le bellâtre de ces dames qui n’était même pas capable de se souvenir de quoique ce soit, et de se tenir ! Lui aussi était en colère. Anna lui lança un regard noir au fur et à mesure qu’il s’énervait contre elle. Cependant, le ton de ses paroles baissa soudainement. Le maire adjoint avait le regard rivé sur le décolleté de la psychologue. S’apprêtant à lui faire remarquer qu’il était odieux, elle lâcha d’abord.
- « Que regardez-vous ! » Sur un ton agacé.
Puis elle jeta néanmoins un coup d’œil à son décolleté, des fois que sa robe soit mal mise et qu’une situation embarrassante viendrait se mêler à son cauchemar. Il y en avait une, mais pas comme elle l’imaginait.
- « Bon sang ! » S’exclama la fille du maire en voyant ‘I ♥️ Adrian’ écrit juste au dessus de son sein droit. Ses poings se serrèrent et, enfin, elle explosa.
- « Bon sang mais qu’est-ce qu’on a FOUTU ! »
Le visage d’Anna devenait rouge de colère. Elle s’empara du verre d’eau qu’elle s’était préparée et le projeta avec force sur le mur en face d’elle. Évidemment, l’impact fit exploser l’objet et l’eau voltigea dans la pièce en même temps que les morceaux coupant, dans un fracas assourdissant. Elle posa ses yeux rougeoyants de colère sur Adrian, et s’approcha furieusement vers lui d’un pas déterminé.
- « Écartez-vous ! » Ordonna sèchement la jeune femme avant de passer dans le couloir pour se diriger vers la salle de bain à vive allure. Avait-elle bousculé Adrian ? S’était-il écarté ? Elle n’en savait rien. Un énorme bourdonnement résonnait dans son esprit, elle était complètement hors d’elle et seule son idée la préoccupait. Ouvrant la porte à la volée, de telle qu’elle claqua contre le mur, la furie ouvrit son placard. Elle jeta serviettes, gants, tampax (hem hem) sur le sol avant de sortir une grosse bouteille. De l’eau de javel, ou bien du détachant. Enfin un produit avec un avertissement carré dessus, le genre de truc qui enlève toutes les tâches, sauf que c’est normalement à appliquer avec des gants… Et sur une surface solide.

Ahhh, ces tâches n’allaient pas lui résister, pas dans la colère qu’elle était, et elle était prête à tout pour se débarrasser de ces marques, même à se brûler ! Anna était énervée comme jamais, chose qui lui arrivait vraiment rarement puisqu’elle savait tenir son calme devant toute situation (normalement). Et gare au premier qui l’en empêcherait, c’était devenu une harpie !

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MessageSujet: Re: Le carrosse de madame est avancé [Anna]   Jeu 27 Aoû - 0:28

Qu'est-ce qui le retenait? Qu'est-ce qui le retenait de l'empoigner – certes avec délicatesse pour lui demander des explications sur ce qu'elle lui avait fait hier soir? - En vérité, c'est l'horreur qu'il vit sur le décolleté de la jeune femme qui le fit taire, comme si les mots venaient à lui manqué. Elle aussi avait été victime d'un marqueur fantôme qui avait pris un malin plaisir à les tagguer pendant la nuit? Il n'y avait pas de mot pour décrire le ridicule de la situation, et sans doute n'aurait-il pas eut l'habitude de situation embarrassante aurait-il tout simplement explosé, bien que là, évidemment, il était proche de la crise de nerf et il n'était visiblement pas le seul.

Le sujet de ses interrogations semblaient avoir changé visiblement, passant de la deuxième personne du pluriel à la première, ce qui avait fait sourire Adrian, un sourire bien évidemment dénué de tout amusement car il se trouvait être dans le même état que la jeune femme, si il n'y avait eut qu'elle qui s'était réveillé avec des tatouages au feutre noir indélébile sans doute aurait-il rit aux éclats face au ridicule de la situation, mais le fait que lui aussi était concerner rendait le tout beaucoup moins comique. Il sentait la jeune blonde sur le point d'exploser d'une rage folle et ainsi, sans aucune autre forme de procès, elle se rua dans la salle de bain en lui hurlant de se pousser de son chemin, mais elle n'avait pas besoin de lui préciser tant sa démarche ressemblait à celle d'un bulldozer enragé que personne ne pouvait arrêter. Il pouvait ensuite aisément entendre la jeune femme fouillé dans ses affaires après un produit qui pourrait la libéré de ses tâches, mais en vérité, il ne faisait que entendre sans vraiment réalisé, trop sonné par le ridicule de la situation il était terriblement frustré de ne pas se souvenir du moindre détail de la soirée d'hier, il tremblait presque de rage à l'idée d'avoir pu laisser cette fille le toucher un tant soit peut, suffisamment en tout cas pour la retrouver endormie sur lui ce matin.
Qu'importe, il devait impérativement faire disparaître ses horreurs avant de retourner à la mairie, pire, avant de franchir le seuil de la porte, sitôt, il se rua à son tour dans la salle de bain, se frayant un chemin dans le champ de bataille qu'avait provoqué la fille du maire dans ses fouilles, ne prêtant pas attention à tous ce qui se trouvait au sol il se posa sur l'un des côtés du lavabo, pris par l'odeur infecte du produit qui accentuait son mal de tête il reprit ses esprits, saisissant sans même demander l'avis de son hôte le dis produit peut être salvateur qui pourrait enfin lui enlever ses marques.

«  Je vous préviens Anna ... » commença-t-il sur un ton on ne peut plus agacé «  si vous ne trouvez pas vite une solution pour faire disparaître ses.... » il hésitait entre clamer haut et fort que c'était des horreurs ou simplement ses contenter de dire ce que c'était, la première réponse s'imposa d'elle même «  Ses horreurs ! Comptez sur moi pour camper chez vous jusqu'à ce qu'elles disparaissent ! »
Il était strictement hors de question qu'il sorte dans cet état, qu'il se rende à des dîners d'affaires dans cet état, pire, qu'il rencontre le maire dans cet état! Le Maire, le père de cette insupportable peste risquait de l'avoir relativement mauvaise si il apercevait le prénom de sa chère et tendre fille marqué au feutre dans son cou, bien qu'il aurait pu inventer n'importe quel mensonge possible et imaginable. Il se tut alors lorsqu'il se rendit compte qu'il avait prénommé la fille du maire, fait extrêmement rarissime, voir absolument inédit. Un blanc soudain régnait entre les deux adultes qui tentaient tant bien que mal de faire disparaître les bêtises de la veille.

« Voyez le bon côté des choses » commença-t-il concentrer sur la marque inscrire sur sa main, frottant comme il pouvait avec le produit. «  Cela aurait pu être pire ! » finalement, après une dizaine de minutes de tentative vaine à faire disparaître le produit, il se tourna vers son hôte.

« Avez vous des éponges? » en espérant bien sur qu'elle ait un côté dure pour faire disparaître ces abominations. Il était prêt à tout, quitte à se couper un morceau de peau.

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MessageSujet: Re: Le carrosse de madame est avancé [Anna]   Jeu 27 Aoû - 0:57

Un torchon imprégné dans une main, le courage provoqué par la colère dans l’autre, et elle frottait, frottait, et frottais encore sa peau normalement douce, qui devenait de plus en plus rouge au fur et à mesure que le tissu rentrait en contact avec. Le calme de la jeune femme était en train de revenir au fur et à mesure qu’elle se rendait compte qu’elle ne parvenait pas à enlever cette tâche. Était-ce là sans espoir ? La remarque du maire adjoint lui aurait fait hérisser les poils, si elle en avait. Pourquoi fallait-il toujours qu’il en rajoute alors qu’elle commençait à se calmer ! Pour des remontrances en plus, allons bon. Elle n’allait certainement pas le laisser camper chez elle, plutôt le mettre à la porte avec un coup de pied aux fesses s’il ne voulait pas déguerpir ! Chose étrange qui n’accentua pas la colère de la jeune femme, elle avait entendu son prénom de la bouche de cet homme. Elle ne s’y focalisa pas longtemps étant donné qu’elle préparait sa réponse, mais quand même, pourquoi l’appeler Anna ? C’était quoi ce changement d’habitude ? L’énervement sans doute. Oui, elle mit cela sur le compte de l’énervement, lui non plus n’était pas très calme. Elle se retourna et lui montra son bras rouge. Non pas qu’elle voulait se plaindre ou quoique ce soit auprès de lui, mais simplement lui montrer que la tâche était encore intacte, malgré la mousse blanche qui frétillait dessus.
- « Trouvez là, alors, cette solution ! » Répondit-elle sur le même ton avant de poser le torchon et de se rincer le bras. Elle était ensuite redevenue silencieuse, repensant à la manière dont il l’avait appelé. Non mais pourquoi Anna ? Elle avait déjà vu le maire adjoint agacé, mais il ne l’avait pas appelé Anna. Enfin là c’était plus que de l’agacement, vu ce qu’il venait de se passer. Rien que de penser qu’elle avait dormi sur ce… sur lui, elle en avait presque la nausée. Dormir sur ce prétentieux, cet arrogant ! Comment avait-elle pu en arriver là ? Même ivre elle aurait du avoir un certain sens de l’honneur ! Tandis qu’elle s’était remise à frotter, elle remarqua la marque sur le cou d’Adrian et laissa échapper un soupir. En même temps, l’homme disait que la situation aurait pu être pire, probablement pour détendre l’atmosphère. Anna détacha son regard du cou de l’homme pour fixer ses yeux.
- « Je n’ose imaginer le pire. » Avoua-t-elle.
Et pourtant, il était simple de se l’imaginer. Peut-être le pire des pires, aurait été, au réveil, de se retrouver nus. Avec le doute qu’ils n’avaient pas fait que s’écrire des petits mots sur le corps, au marqueur indélébile la veille au soir… Après réflexion, la jeune femme ne put s’empêcher de penser que le pire, c’était ça. Ils avaient eu de la chance, beaucoup de chance, de savoir encore se tenir, même ivres. Mais quand même, elle aurait aussi préféré ne rien trouver sur son corps au réveil, déjà que le fait d’avoir dormi sur lui l’insupporter, mais avoir sa trace sur son propre corps, et à un endroit peu… futile, était affligeant. Adrian et elle tentaient toujours d’enlever les écritures, sans y parvenir. Pourtant ce n’était pas faute d’y avoir passé du temps ! Une dizaine de minute ils étaient restés dans la salle de bain, à frotter, frotter jusqu’à brûler la peau. Mais le sort avait décidé de leur faire une sacrée farce.
Le maire adjoint finit par demander si la fille du maire avait des éponges. Voyant où il voulait en venir, elle approuva d’un hochement de tête. Des ustensiles de ménage, toutes les femmes en avaient. Puis elle sortit de la salle de bain pour pénétrer dans le salon. Dans un placard, elle rangeait tout ce qui n’avait pas été entamé, comme les paquets d’éponge. Elle ouvrit une des petites portes, craqua le plastique et prit deux éponges ayant un dos verre bien rugueux, tellement qu’un hérisson s’y plairait dessus ! Elle posa les éponges sur la table de chevet, rangea le plastique et ferma le placard. Mais en voulant reprendre les éponges…
- « Bon sang ! »
Le meuble de sa mère ! Avec marqué dessus « Adrian + Anna = ♥️ », tout ça enveloppé dans un cœur ! Ils avaient contaminés jusque la table de sa mère ! La jeune femme dut faire un effort phénoménal pour ne pas exploser à nouveau. Elle savait que l’encre serait encore plus difficile à enlever que sur sa peau, voire impossible !! Elle n’allait certainement pas jeter ce meuble ! Elle fixait l’œuvre d’art avec horreur. Bon, peut-être qu’en mettant une nappe par-dessus, on pourrait cacher cette immondice. Et Anna revint dans la salle de bain. Elle donna une des éponges à Adrian et commença à enduire la sienne de produit, du coté vert évidemment, en espérant cette fois faire partir ces tâches !
- « Vous vous souvenez de quelque chose, vous ? » Demanda-t-elle sur un ton un peu grinçant, mais qu’elle essayait de faire le plus calme possible étant donné qu’elle tentait de se calmer. Peut-être qu’il pourrait l’éclairer sur un point ? Comme elle se disait, elle, la seule chose dont elle se souvenait était un regard qui lui avait semblé presque divin, et une sensation de bonheur. Bon, elle n’allait certainement pas le révéler à Adrian. Le reste, aussi agaçant que ce soit, c’était un trou noir.

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MessageSujet: Re: Le carrosse de madame est avancé [Anna]   Jeu 27 Aoû - 14:17

Il frottait de toutes ses forces sur les marques noires de sa main, essayant après celle de son coup. En vain, rien, absolument rien ne semblait vouloir quitter sa peau, et ce n'était pas faute d'essayer, très vite, il senti son épiderme brûler sous le contact des frottement incessant et du produit dont il ignorait relativement l'origine, de toute évidence, il n'était pas efficace.
Le maire adjoint aurait pu s'effondrer sur le mur de la salle de bain en geste de désespoir face à l'horrible de la situation, mais il n'en fit rien, demeurant de marbre – ou presque- car après tout, si il devait s'effondrer à chaque situation épineuse auxquelles il pouvait être confronté il devrait simplement ramper toute sa vie. Visiblement, la jeune femme était beaucoup plus émotive, brandissant son bras sur lequel les inscriptions étaient intacte elle lui ordonna de trouver une solution. Haussant les épaules il se résignait de plus en plus à l'idée de voir le tout disparaître. En désespoir de cause il lui suggéra la seule et unique chose qui lui traversait l'esprit.
Les éponges.
Bien sur, leur côté rêche pourrait peut être faire disparaître les marques – et la peau qui va avec par la même occasion- visiblement, l'idée convenait à Anna qui partit de suite en direction de sa cuisine à la recherche des objets salvateurs. Et tandis qu'il entendait le boucan infernal qu'elle faisait en fouillant – ce qui confirmait son manque de délicatesse – Adrian parti dans ses pensées, essayant en même temps, dans une tentative désespérée, de faire à nouveau disparaître les marques. Ses pensées étaient divisée entre la soirée d'hier dont il se souvenait à peine et cette matinée mouvementée, pourquoi avait-il appelé la fille du maire par son prénom? Pire, pourquoi ce matin, alors qu'ils étaient tout deux côte à côte devant le miroir de la salle de bain il avait eut cette terrible impression d'être bien plus proche d'elle qu'il ne l'était auparavant? Il chassa rapidement cette idée de l'esprit avec un dégoût (in)certain lorsqu'il vit réapparaître la blonde armée d'éponges tueuses de marques affreuses sur la peau. Il prit l'une d'elle de la main de la jeune fille, mouilla légèrement le côté verre et se mis à frotter avec douleur sa main déjà endolorie par les tentatives précédentes.

Si il se souvenait de quelque chose de la soirée d'hier? Bon sang non et il aimerait bien se souvenir justement. Aussi le maire ignora un instant la question de la jeune femme, trop plongé dans son nettoyage et dans sa recherche d'un souvenir. Un souvenir, il en avait bien un mais il était trop agréable pour qu'il se l'avoue, il se souvenait d'étranges yeux bleus et d'un doux parfum mêlé à celui du scotche et de la vodka, d'un contact qui lui avait été agréable et il se souvenait même de certaines paroles mais il lui était impossible de dire exactement de quoi il s'agissait.
Croissant le regard de la jeune femme, il réalisa alors que ce regard bleu étrange dont il avait le souvenir tel un ensorcellement ressemblait étrangement à celui de mademoiselle Feguson, révolté par la simple idée d'y avoir penser, il émit un grognement alors qu'il continuait à frotter de toute ses forces sur les marques noir.

« Bon sang! » s'exclama-t-il avec une voix calme mais bourrée d'agacement. «  Non, non et non je ne me souviens de rien, vous croyez honnêtement que je serais dans cet état si je m'étais délibérément taggé votre prénom sur ma main....et dans mon cou ?! » Si déjà la phrase en elle même été imprégnée de panique, les derniers mots frisaient le désespoir. Il jeta l'éponge dans l'évier, excéder par une telle résistance et se considéra dans le miroir, comment allait-il se débarrasser de ça? Comment allait-il caché ça aux autres? Dans sa vie de tout les jours? Lui traqué en permanence par la presse, les hommes d'affaires et la mairie? Il eut un frisson d'angoisse. Le maire adjoint devait trouver une solution, et vite.
Il sortit de la salle de bain, espérant que l'appartement en lui même ne lui offre quelques souvenirs, en vain, si, il voyait au sol le cadavre de deux bouteilles et supposa qu'elles ne s'étaient pas vidée toutes seules pendant la nuit. La fenêtre ouverte aussi lui rappelait quelques choses.
« Je me souviens avoir ouvert cette fenêtre hier soir » commença-t-il. «  Il faisait trop chaud. » il marque une pause, essayant de se rappeler quelques choses et, noyé dans ces pensés une phrase lui échappa.
« Je me souviens aussi d'un parfum envoutant.... » réalisant l'énormité de ce qu'il venait de dire il lança un regard à son hôte en ajoutant d'une voix tranchante «  De scotche et de Whisky! » puis, jetant un coup d'oeil à sa montre il vit l'heure avancé à grand pas, il devait retourner à son appartement le plus vite possible, essayer de régler ça, bien qu'au fil de temps les espoirs de voir disparaître ses marques aujourd'hui s'amenuisait au fur et à mesure.
« L'heure est venue pour moi de défier le monde extérieure! » fit-il alors, et marchant d'un pas vif vers le salon il ramassa sa veste tombée au sol, ne manquant pas de voir le tag inscrit sur la table du salon, il en eut un frisson, quant à l'origine de ce frisson il n'en était pas vraiment certain.
« Avant que vous ne m'accusiez de saccager vos meubles, je tenais à vous dire que ceci. » il montra alors du doigt l'énorme tagg sur la table «  n'est pas mon écriture. » il avait le sourire aux lèvres, c'était un fait, la raison elle était obscure mais il se persuadait que ce sourire était nerveux.

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Anna Feguson
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MessageSujet: Re: Le carrosse de madame est avancé [Anna]   Jeu 27 Aoû - 15:07

Même avec une éponge, ces maudites marques ne partaient pas. N’y avait-il donc pas une solution miracle contre ces véritables plaies ? La jeune femme s’imaginait déjà subir des questions… Et si son père voyait cela ! Oh non, s’il y avait bien un homme qui ne devait absolument pas voir ces traces, ce devait être Dorian Feguson ! Pour cela, Adrian avait également intérêt à faire attention. Quitte à venir au travail avec une écharpe et des gants en plein été, et à les garder. Qu’il meurt de chaud, mais qu’il ne montre absolument pas ces marques à qui que ce soit ! En ce qui concerne Anna, elle devait éviter tout semblant de décolleté, et mettre un vêtement à manches longues. Bon, elle n’avait pas à se plaindre, parce qu’elle risquait d’avoir moins chaud que le maire adjoint. Elle s’en sortait mieux que lui sur le coup. Enfin elle était quand même contaminée. Et si un étudiant lui demandait soudainement ‘Adrian c’est pas le maire adjoint ?’ elle faisait comment ? Parce que la psychologue se voyait très mal dire la vérité dans ce genre de circonstance. ‘On était bourré et on a joué avec un indélébile.’ Magnifique réponse, il n’y avait pas à dire.

Elle finit par reposer l’éponge dans l’évier afin de laisser se reposer son bras endolori. L’homme lui répondit de manière aimable que non, il ne se souvenait de rien. Au contraire de la jeune femme, il semblait lui se mettre de plus en plus en colère, alors qu’Anna se calmait au fur et à mesure qu’elle se réveillait et qu’elle reprenait le contrôle d’elle même. Elle ne répondit pas, tentant de se rappeler de la veille. Mais pourquoi un tel trou noir ? Si elle s’était déjà retrouvée ivre à une soirée, jamais elle n’avait eu d’amnésie le lendemain ! En même temps, toutes les bribes de souvenirs qui lui revenaient lui déplaisaient, car il s’agissait là d’une sensation de chaleur, de bien être et… de désir. Lorsqu’il sortit de la salle de bain, la psychologue se rinça le bras et les mains, s’essuya puis le suivit en réfléchissant toujours. Elle se souvint en voyant le canapé qu’il ne lui avait jamais semblé aussi confortable. Mais pas moyen de savoir pourquoi. La voix du maire adjoint interrompit ses pensées, et elle tourna la tête vers lui. Étrange, parce qu’elle ne se souvenait pas bien de l’épisode de la fenêtre, elle. Puis il continua dans sa lancée, en parlant d’un parfum envoûtant. C’est tout juste si la jeune femme n’était pas interloquée par cette révélation, au point que la suite de la phrase la soulage.

- « Je m’en souviens aussi, de ça. » Répondit-elle, en considérant l’homme et en se demandant si le parfum dont il parlait n’était pas autre chose.

Elle-même se souvenait bien d’un visage ferme et attirant, et d’un regard ténébreux qui l’avait fait fondre, non ? Quelle honte, tout de même, de penser à ce genre de chose. Surtout lorsque ces choses étaient liées à cet énergumène. Adrian annonça qu’il devait partir. Après avoir jeté un coup d’œil à sa propre montre, la jeune femme se rendit compte qu’elle était largement en retard à son travail ! Elle approuva donc d’un hochement de tête, se disant qu’il allait falloir s’activer si elle voulait un peu arranger son appartement avant de partir ! (Et s’arranger elle-même.) Il se tourna vers elle et lui montra la table de chevet du doigt en prétendant qu’elle n’avait pas à l’accuser d’avoir saccagé son meuble. La jeune femme n’en avait même pas l’intention, avec tout ce qu’ils avaient fait, c’était presque le moindre de ses soucis.

- « J’aurais préféré trouver votre écriture ici plutôt que sur moi. » Lâcha-t-elle en haussant les épaules.

Anna se dirigea ensuite vers la porte d’entrée, puis l’ouvrit pour le maire adjoint. Ce n’était pas une question de galanterie, c’était un geste machinal. S’appuyant légèrement sur la poignée, elle regarda Adrian prendre ses affaires puis se diriger vers elle, enfin la sortie. La colère s’était presque évaporée, son coté lunatique faisant effet en elle. Le calme était revenu en la jeune femme, laissant également place à un même désespoir que celui d’Adrian.

- « Vous vous en doutez sûrement… Mais il vaut mieux que mon père ne voit pas ces traces. » Lâcha-t-elle en fixant Adrian. « Aurevoir Adrian. »

Étrange pour la jeune femme de prononcer ces derniers mots… Une dernière sensation venait de l’assaillir, comme le bonheur parfait qu’elle avait ressentit cette soirée. Quelque chose en elle était triste de voir partir le maire adjoint, après ‘tout’ ce qu’ils avaient fait. Mais elle chassa ces pensées avec frustration.

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MessageSujet: Re: Le carrosse de madame est avancé [Anna]   Jeu 27 Aoû - 22:39

En vérité, il ne devait être à la mairie que dans environs trois bonnes heures, avant cela il n'avait rien de prévu, bien sur, il aurait pu rester là, avec elle et réfléchir ensemble à ce qu'il s'était passé hier soir, mais il se le refusait.
Trop de choses se bousculait dans son esprit, il aurait aimé récupéré de cette soirée d'ivresse des souvenirs désagréable qui aurait conforté son aversion envers mademoiselle Feguson, mais non, tout ce qu'il récoltait n'était qu'agréable, même les sensations, l'euphorie, le bonheur et le bien être, et lorsqu'il dévisagea à nouveau la jeune femme il avait du mal à imaginer que tout cela était relier à elle et à elle seule, elle cette fille si insupportable si...Il se méprisait de ne pouvoir chasser ceux-ci de son esprit, se méprisait de ne pas avoir refuser ce verre qui allait entraîner tout les autres. Il lança un regard au canapé du salon et ne pu définir la sensation qui le traversait alors, était-ce de la mélancolie? Non, il secoua vivement la tête et jeta un bref regard à sa montre, il devait partir.

Partir, difficile à faire, pourquoi avait-il autant de mal à quitter l'appartement de la fille du maire? Comme si en quittant cet appartement, il quittait aussi tout ce qui s'y était passé. Non, non et non, tout se bousculait un peu trop dans sa tête et lui qui avait jadis l'habitude de contrôler tout ça avait du mal à se comprendre, était-ce là les effets secondaires de son ivresse passée? Sans doute, essayait-il de se convaincre, sans doute.
La veste sous le bras, il lança un bref coup d'oeil à la table, un rictus amusé sur les lèvres? Amusé? Oui car en fin de compte il n'avait plus que ça, l'amusement face à la bêtise de la veille et visiblement cela ne dérangeait pas plus que ça la jeune femme qui était passé de la colère noire au calme olympien. Au fond, ce n'était pas vraiment cette situation qui l'agaçait, c'était lui et ses pensées.
Elle lui ouvrit la porte et sans autre forme de procès il se dirigea vers la sortie, il hésitait entre se retourner où non, mais la courtoisie le poussait quand même à considéré une dernière fois la jeune femme, en quittant cette pièce il savait que quelque chose allait être différent. Se tournant vers son hôte il la considéra une dernière fois, comme si son visage en lui même lui rappelait d'étranges souvenirs.
Elle lui demanda alors que ces marques ne soient visibles par personne et surtout pas par son père, il esquissa un sourire amusé, bien sûr qu'il s'en doutait.
« Il vaut mieux en effet, pour vous, autant que pour moi mais aussi pour tout le reste. »
Un bref silence, un calme presque reposant, avaient-ils été aussi calme hier soir? Il chassait cette question d'un coup et lorsque la jeune femme le salua il rétorqua.

« Au revoir.... » il avait encore faillit la prénommé mais se ravisa aussitôt. «  Mademoiselle Feguson » puis, il fit volte face, se dirigeant vers l'ascenseur sans même se retourner, il se l'interdisait, perdu dans ses pensés il pénétra dans la cage de métal et attendit d'être descendu. Dans sa tête tout ce bousculait, quoiqu'il se soit passé hier soir s'était allé trop loin, beaucoup trop loin à son goût, et il hésitait vivement à appeler le maire pour discuter avec lui de la charge qu'il lui avait donné, il voulait définitivement s'en démettre et délier ce lien naissant entre lui et sa fille. Non, il ne pouvait pas veiller sur Anna, non, car si jamais ce qui s'était passé hier soir s'ébruitait sa fierté en prendrait un coup et le tout confirmerait sa décision finale. Il devait impérativement s'éloigner d'elle avant que sa carrière en pâtisse, avant que lui même en pâtisse.
Se dirigeant vers sa voiture, il fut d'abord légèrement aveuglé par le soleil naissant, déverrouillant les portière, il lança alors un bref regard à l'unique fenêtre ouverte en grand de toute la façade, celle qu'hier il avait ouverte et que l'alcool l'avait empêché de refermer.
La frustration était à son paroxysme, pourquoi avait-il envie de tout sauf de retourner dans son appartement? Pire, de quitter celui-ci? L'alcool en était sans doute la cause, les sevrages étaient toujours difficile chez lui, voir même à tendance mélancolique, oui, c'était ça.
Et démarrant sa voiture, il quitta le parking le long de la rue, bien décidé à ne plus avoir ce genre de contact avec elle et à en avoir d'ailleurs le moins possible, quitte à faire fonctionner son réseau avec plus d'intensité.

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