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 Rien n'est terminé. [PV Adrian]

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Anna Feguson
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~Fourre tout~:

MessageSujet: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Mar 20 Oct - 0:29

Verre à la main, œil attentif à la foule. Fille polie et respectueuse, bien élevée et intéressante. À l'affut des apostrophes et d'un nouveau de sujet de discussion, avant de finir par réussir à coincer le fameux clou du spectacle dans un coin, seul. Elle l'avait eu son petit moment avec son père, quand même. Comme à chaque fois qu'elle participait à une soirée où son père était de la partie, elle devait jouer le rôle de la fille du maire, bourgeoise bien éduquée qui ne manque pas de ressource pour faire honneur et fierté à Dorian Feguson. Le prénom de cette jeune femme ? Peu importait. Seuls quelques intéressés masculins s'en souciaient, afin de la recontacter ultérieurement. Bien que ce genre de soirée finissait toujours par ennuyer Anna, elle ne s'en plaignait jamais. Elle était de bonne famille, et n'était surement pas la seule dans son cas. Lors de l'anniversaire de son père, elle avait passé beaucoup de temps avec Roy et Cassy. Heureusement pour elle, Adrian en passait avec Dorian et elle arrivait facilement à se débarrasser de manière discrète d'opportuns qu'elle parvenait à peine à reconnaître, ou dont elle devait faire connaissance. 'Enchanté de faire votre connaissance mademoiselle Feguson, je suis machin, un collaborateur à votre père.' 'Ravie monsieur machin...' 'Vous direz à votre père que blablablabla...'
Et tous ces gens qui voulaient en savoir plus que la vie de Dorian, comme si les paparazzi ne suffisaient pas ! Au bout d'un moment, la psychologue prit un verre de champagne et en but une gorgée. Elle sentait un peu de fatigue monter dans son cerveau. Avec l'alcool, il valait mieux ne pas laisser mélanger les deux. D'autant plus que normalement elle conduisait au chemin du retour la voiture de Roy, afin de ramener ce dernier. C'était une des conditions pour arriver en avance et d'autres choses encore. Alors qu'elle cligna plusieurs fois des paupières, elle vit le maire adjoint aux cotés de Dorian. Une certaine gêne naissait en elle lorsqu'elle le regardait, pourtant elle ne pouvait s'empêcher de l'observer à quelques moments, ou d'espérer croiser ce regard. Lorsque ce fut le cas, elle détourna aussitôt les yeux pour faire semblant de rien. Comme ils avaient tous les deux fait toute la soirée. Elle ne pouvait s'empêcher de repenser à ce qu'ils avaient fait dans le jardin... Sous le nez de son père, presque ! Ils n'avaient pas bu, ils étaient simplement perdus et... avaient passé un magnifique moment, il fallait l'avouer. Du moins, c'est ce que ressentait la psychologue à son grand désarroi. Ses pensées furent interrompus par la présence de Roy et de Cassy, qui lui proposèrent tous deux de venir boire un verre avec eux. Anna aurait accepté avec plaisir, mais l'envie n'y était pas totalement. Elle se savait un peu fatiguée, et ne parvenait pas à chasser Adrian de son esprit. Et ça, elle savait qu'ils finiraient par le remarquer si elle passait plus de temps avec eux. Déclinant leur proposition en ajoutant avec ironie qu'ils se retrouveraient tout seuls pour boire, elle les regarda ensuite partir le sourire aux lèvres.
La jeune femme but une nouvelle gorgée de son champagne puis décida raisonnablement d'abandonner le reste sur le plateau d'un serveur qui passait. Elle aperçut ensuite le sourire de son père, ce qui voulait clairement dire 'viens voir'. Bon, d'accord. Anna se dirigea donc vers son paternel, s'approchant dangereusement du territoire où rodait le maire adjoint, puisque ce dernier se trouvait aux cotés de Dorian. Elle demanda au maire si la soirée lui plaisait et si tout se passait bien. Elle savait de toute manière qu'il dirait oui, même si c'était le contraire donc ne s'attarda pas plus sur la réponse positive. En revanche, l'homme avait remarqué qu'elle commençait à fatiguer, c'est qu'il la connaissait bien ! Lorsqu'il lui demanda comment elle rentrait, elle affirma qu'elle serait chez elle lorsque son ami et Cassy reviendraient. Réponse qui ne sembla pas satisfaire des masses Dorian, puisque ce dernier se tourna vers son adjoint pour lui ordonner presque de raccompagner sa fille. Enfer et damnation, ne se rendait-il pas compte à quel point il leur imposait des situations embarrassantes ? Non, et après tout c'était mieux ainsi. En attendant l'adjoint ne put refuser, et voilà qu'Arian et Anna étaient maintenant sortis.
Elle rentra dans la voiture, dont la portière avait été ouverte de ses propres mains et non par celles de son hôte, puis elle attacha silencieusement sa ceinture. Le simple fait de regarder Adrian la mettait mal à l'aise, mais lui rappelait aussi ces quelques instants qu'il venait de passer avec Malika. S'il pensait qu'Anna ne l'avait pas vu, il se mettait le doigt dans l'œil ! Et ça, le simple fait d'avoir revu cette femme tourner autour de l'adjoint, la psychologue avait encore du mal à le digérer. Elle garda les bras croisés, fixant droit devant elle, totalement raide et immobile. Même ses yeux ne bougeaient pratiquement pas. Elle était en colère, et comptait bien le montrer à Adrian. Oser fréquenter encore cette femme, alors qu'elle était dans les parages... C'était un terrain miné ! Il n'avait pas le droit, Anna ressentait de l'injustice et il lui en fallait peu pour le cracher dans la figure du maire adjoint.

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Adrian g. Clarkson
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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Mar 20 Oct - 1:30

Chatam - 10 aout 2009 - 0h15





La vrai question était, était-ce terminé? La soirée battait son plein, il était désormais passé minuit et la majorité des invités présents avait bu plus que de raison et riaient à tout va. Tous semblait avoir oublié que le maire la conférence de presse du maire [hj: Qui aura lieu dans le topic commun] et qui avait laissé planer un certain mystère sur l'avenir de l'institution. Au fond, qu'est-ce que cela importait? Tous avaient rit, mangé et dansé jusqu'au bout de la nuit, ils avaient tous pu saluer le maire, lui dire à quel point ils étaient heureux d'être là. Formidable, lui, semblait définitivement maudit ce soir.
Resté aux côtés du maire un grande partie de la soirée, il avait prit congé un instant pour faire le point sur la situation avec Dante, pour aller prendre l'air et pour marcher un peu, l'adjoint s'était alors régulièrement fait accosté par des curieux qui s'interrogeait encore sur la candidature du maire, et chaque question lui revenait comme un coup de poignard lui rappelant que cette année, c'était à lui de s'y coller.
Évidemment il retardait l'échéance, Adrian aurait pu leur annoncer ce soir que le maire prenait sa retraite pour lui laisser la place mais il se refusait de le faire, d'abord pour conserver la confidentialité de ce qui allait se passer, mais aussi car certaines personnes dans la salle ne devaient rien savoir de ce qui se tramait. Quoiqu'il en soit, cette soirée avait été épuisante et pénible, sans compter la rencontre étonnante qu'il avait fait avec l'avocate de Stanford avec qui il avait à nouveau partagé une danse. Mais au juste, avec combien de dames avait-il dansé ce soir? L'adjoint avait accordé une danse à Cassy, car c'était bien avec elle et elle seule qu'il avait vraiment souhaité danser ce soir, cet instant lui avait apporter l'apaisement qu'il souhaitait, ensuite, il y avait eut Malika, avec qui la danse avait été particulièrement étrange et dans le plus grand des hasards, elle avait choisit un slow. Pendant toute la danse il n'avait cependant eut de cesse de chercher des yeux la fille du maire, où diable se cachait-elle? Adrian avait eut la sensation que la soirée ne s'était rythmé qu'à coup de regard furtif, parfois se sentant observé, il levait les yeux et réalisait que ce n'était qu'un leurre, ou que le regard de la jeune femme le fuyait, et vice-versa. Mais à quoi jouaient-ils au juste? C'était stupide.

Il avait fini par rejoindre le maire quelque temps après le dessert, l'adjoint avait en effet eut à s'entretenir avec ses proches amis dont le maître incontesté du casino de Chatam, ce moment de détente lui avait fait un bien fou, assez en tout cas pour qu'il se hâte de prendre la seconde partie de soirée du bon pied et d'oublier tout ce qui s'était passé avant malheureusement, les bonnes résolutions n'allaient pas durée bien longtemps, à peine un court instant en compagnie de son patron, que sa progéniture se présentait devant eux, un malaise le pris aussitôt à la gorge lorsqu'il se rappela les instants passés dans le parc, quand il pensait que tout s'était passé ici, l'adjoint sentait la sensation de honte le titiller. Dorian fit alors remarquer à sa fille qu'elle semblait fatiguée, chose qu'elle réfuta vivement, mais le vieil homme était coriace et insistait, surtout que les réponses qu'Anna apportait à ses interrogations ne semblaient pas le satisfaire le moins du monde.
Il se tourna alors vers lui, le regard de glace fixant ses yeux noisettes, et il su qu'il était fichu.

« Clarkson, ma fille semble épuisée, ne voulez-vous pas la reconduire chez elle? Je serais plus rassuré de la voir sous votre responsabilité, vous semblez bien être encore le seul à être sobre ici. »

Et le jackpot infernal tombait encore une fois sur sa tête, bon sang, le faisait-il exprès? Ne sentait-il pas qu'Adrian faisait tout pour ne pas être en compagnie de la psychologue de Stanford? Que sa simple présence lui hérissait les cheveux et lui donnait des frissons? Encore une fois au pied du mur, il lança un rapide coup d'oeil à Anna, ne s'attardant pas sur son regard et sur son visage qui aurait vite fait de l'hypnotiser, puis, considérant le maire, il acquiesça un instant avant de prendre le chemin de la sortie, au pire, il reviendrait ici lorsqu'il l'aura ramener à son appartement et puis basta.
Ils n'échangèrent mots de tout le trajet, Adrian se fit interpellé par Dante et fit signe à Anna de l'attendre à la sortie, il expliqua à son collègue qu'il raccompagnait mademoiselle Feguson qui se sentait las et qu'il pensait revenir ensuite si la fatigue ne le prenait pas entre temps puis, rejoignit la progéniture du maire, qui ouvrit toute seule la portière de la voiture avant de se jeter sur le siège passager.
Toujours pas un mot, le silence, démarrant la voiture ils se mirent en route pour le vieux Chatam, elle n'habitait pas vraiment loin en fait, mais le trajet lui semblait être une éternité. Observant à plusieurs reprise la jeune femme à côté de lui, il notait une moue d'enterrement et ses bras croisés en disaient long sur ce qu'elle faisait. L'adjoint commençait à suffisamment connaître les femmes pour comprendre qu'elle faisait la tête.
« Vous me semblez bien moins fatiguée. » commença-t-il alors en faisant référence à son comportement. «  A moins que vous ne vous rappelez de la dernière fois où vous êtes monté dans ma voiture? » bien sûr qu'il lui ressortait sans scrupules le malaise qu'elle avait eut suite au décès de McAdams senior. Mais l'adjoint savait aussi que ce genre de provocations fonctionnaient bien mieux que la méthode traditionnelle pour faire parler la jeune femme, car au fond, n'était-il pas mal à l'aise de la voir ainsi sans en comprendre la raison? Non, non, ce n'était pas possible, il était simplement curieux de savoir ce qui lui arrivait.
« Oh, je sais, votre cavalier vous a fait faux bond pour partir avec ma secrétaire. Quel goujat il fait, vraiment. » s'en allait-il. Bien sur que Cassy l'avait prévenu qu'elle allait boire un verre avec un vieil ami, alors tant qu'à faire, autant le rappeler à Anna histoire d'enfoncer le clou. Bien sur que ce n'était que de la provocation, que vouliez vous que ça soit d'autre ! De la jalousie?! N'importe quoi !

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Mar 20 Oct - 11:57





« Je n'ai jamais prétendue être fatiguée. » Répondit sèchement la jeune femme en continuant de regarder la route. Les bras toujours croisés, elle savait qu'il avait remarqué son comportement. Au fond, elle ignorait totalement si elle voulait garder ça pour elle, où si elle se conduisait ainsi exprès pour faire remarquer à Adrian qu'elle lui faisait la tête. Et si ça le dérangeait, tant mieux, c'est ce qu'elle espérait. Elle enrageait déjà pour la suite de la réplique, sachant qu'il n'avait pas fini de se moquer de sa sensibilité. Un mort, ce n'était tout de même pas banal ! Anna était bien trop frustrée pour répondre quoique ce soit. De toute manière elle allait bientôt dire ce qu'elle pensait de toute cette histoire, et le pourquoi de son air presque boudeur. Elle était grande fille, elle savait prendre ses responsabilités et affronter ses problèmes en face. Elle devait donc se jeter à l'eau et régler ça ici même, à moins de laisser couler et d'oublier... Chose qui n'était pas du tout le genre de la psychologue.

« Je suis déjà montée ici ? » Ironisa-t-elle sans pour autant dévier son regard de la route.

Elle écouta d'une oreille attentive les secondes paroles de l'adjoint, et ne put s'empêcher de sentir la colère monter en elle. Au final, c'est lui qui entame les hostilités, elle était pourtant bien partie pour les commencer ! Elle serra d'abord la mâchoire et décida de lâcher prise en sachant qu'elle ne pourrait pas parler sinon.

« À ce que je sache, votre cavalière aussi. Ah non, suis-je bête, Cassy n'était pas la seule ! » Cracha la jeune femme en osant enfin regarder Adrian dans les yeux. Elle le fixa, même s'il faisait attention à la route en même temps.

Elle lui en voulait, c'était plus fort qu'elle. Elle lui en voulait pour oser danser avec d'autres filles sous ses yeux. Pourquoi pensez-vous qu'Anna a accepté de danser avec des hommes qui se disaient la connaître, mais qu'elle ne connaissait même pas ? Simplement pour apaiser ce sentiment de frustration qu'elle éprouvait lorsque l'adjoint était aux bras d'une femme. Elle avait également dansé avec son père mais ça, c'était volontaire de sa part. Avec Roy, Anna se souvenait avoir fait une sorte de concours avec Cassy, où celle qui gagnait était celle qui dansait le plus de fois avec Roy. Le pauvre. La fille du maire avait fini par en avoir marre, et s'était éclipsée de la piste pour ne plus voir arriver vers elle des sortes de prétendants inconnus ou piètres danseurs. Et puis elle ne voyait plus Adrian en même temps, c'était donc parfait.

« Ne roulez pas trop vite, je sais que vous êtes impatients de retourner auprès d'elles mais je ne tient pas à rencontrer de mauvaises surprises sur la route. » Continua-t-elle en décroisant les bras pour poser ses mains sur son sac à main. Toujours le regard sévère, elle lui en voulait et ne pouvait s'empêcher de le détester en pensant à ces compagnes femelles qui attendaient son retour. Cette avocate devait être drôlement ravie, une soirée où, avec un peu de ruse, elle pouvait l'avoir à elle toute seule !
Il allait passer une bonne soirée en compagnie de ces nobles dames, dont le quart n'est même pas connu aux yeux du maire. Enfin, s'il y retournait. Si Anna pouvait trouver une solution pour qu'à la place il retourne chez lui... Ce qui n'était pas vraiment possible, comment pouvait-elle faire ? Le retenir ? Non non surtout pas, elle ne s'abaisserait jamais à cela, jamais.
Cependant, la voiture tournait la dernière rue, et l'immeuble de la jeune femme apparaissait. Avant même que la voiture ne s'arrête, elle tourna la tête vers le maire adjoint.

« Si mon père n'a pas besoin de votre présence pour la fin de la soirée,  » Commença la jeune femme alors que la voiture s'arrêtait. Elle marqua une pause, se contentant d'ouvrir la portière sans sortir. Anna réajusta sa veste en boutonnant le haut, elle posa un pied sur le sol puis finit enfin sa phrase. « Je voudrais que vous montiez avec moi. »

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Mar 20 Oct - 23:23

Et voilà, ça recommence. Bien sur qu'il avait compris qu'elle mourrait d'envie de vider son sac, mais la raison lui était jusqu'alors obscure, en jouant sur la corde sensible, l'adjoint savait qu'elle ne se ferait pas désirer très longtemps et qu'elle finirait pas lui parler et lui cracher le venin qu'elle semblait contenir jusqu'alors. Dehors, les lueurs des éclairages routiers dansaient sur leur par-brise et la musique de l'auto-radio se diffusait à faible décibel dans la voiture. Pourtant, la première pique ne semblait pas la faire réagir plus que ça, si on excluait bien sur sa réplique ironique qui n'avait juste que pour objectif d'obtenir le dernier mot. Seulement, l'adjoint semblait avoir vu juste en discutant de Roy, bien sûr il avait remarqué comme elle avait été proche de lui durant la soirée, idem lorsque Cassy les accompagnaient.

« Bien sur, souvenez vous, la fois où vous vous êtes effondré sur le trottoir devant chez vous. Ça vous revient? » rétorqua-t-il alors avec un sourire cynique, si elle pensait vraiment avoir le dernier mot avec lui. Mais ce qui suivit fut le coup fatal, celui qui la fit réagir au point qu'il sentit les yeux glacés de la jeune femme se poser sur lui, prêt à lui lancer tout les reproches possibles en inimaginables.
Et comme prévu, elle commença son monologue en insistant sur le fait qu'il avait collectionné les cavalières, bien sur qu'il les avait collectionné, comme à chaque soirée de ce genre il n'était pas rare que plusieurs femmes viennent lui proposer une danse et bien sûr qu'il acceptait, pourquoi diable aurait-il refusé? Oui, il avait dansé avec Cassy et s'était sans doute l'instant qu'il avait le plus apprécié dans cette soirée, un instant qui lui avait fait oublier tout le reste et le malaise qu'il ressentait encore suite à ce qui s'était passé dehors. Pourquoi fallait-il qu'il se retrouve encore avec elle?! Pourquoi était-il incapable de décréter que cet acte était stupide et qu'au contraire il semblait se conforter dans le fait qu'il était somptueux? Ces pensées liées aux remarques de la jeune femme l'agaçait et il commençait à tapoter sur le volant du véhicule pour marquer sa contrariété. Oui, c'était repartit, elle recommençait encore et encore. Elle l'avait cherché au fond, pourquoi avait-elle commencé à râler? Pourquoi avait-elle croisé les bras ainsi pour le lui faire remarquer? Et lui, pourquoi avait-il fallut qu'il réagisse au fond? Non, ça, c'était encore trop compliqué pour qu'il comprenne la raison qui l'avait pousser à essayer de comprendre.

Roulait-il si vite que ça ou était-ce une façon pour elle d'en rajouter? Qu'importe, c'était mal placé et avait tendant à le mettre en rogne, il sentait l'envie irrésistible de lui répondre le titillé et si il avait pu il se serait retourné, l'aurait regardé droit dans les yeux et lui aurait craché à la figure tout ce qu'il pensait...Mais à quoi pensait-il au juste? Qu'au fait que malgré le fait qu'il ait dansé avec toutes ses femmes, qu'elles étaient toutes venues lui tourner autour avec leurs regards tendres et leur parfum enivrant, aucune n'avait réussit à le détourner d'une seule et unique personne, celle qui était en ce moment en train de lui piquer une crise d'enfant pourrie gâtée...ou de jalousie? Absurde, totalement absurde. Non, il avait envie d'appuyer sur le frein, d'arrêter net la voiture et de lui crier haut et fort ce qu'il pensait de son comportement, de lui rappeler que non, il n'avait aucune raison de s'en vouloir pour ça, qu'il était comme ça et que rien ni personne n'y changerait quoique se soit, certainement pas elle. Mais il n'en fit rien, elle n'avait pas encore suffisamment titillé ses nerfs pour le faire sortir de ses gonds, il se contenta simplement de lever les yeux au ciel, de soupirer et d'ajouter un «  Et ça recommence » faisant mine de ne pas écouter les remarques dont l'assaillait la jeune femme. «  Seriez vous jalouse de votre meilleure amie? » demanda-t-il alors en pure provocation lorsqu'Anna fit allusion à Cassy et à la danse que lui et sa secrétaire avait partagé ce soir. Au loin, les lueurs de l'immeuble où il devait la déposer apparaissaient et avec elle un sentiment de soulagement. Oui, il la déposerait devant son immeuble et il repartirait ni vu ni connu à la soirée du maire pour oublier tout ce qui s'était passé et sans doute ne la reverrait-il plus avant un bout de temps, suffisamment du moins pour définitivement faire abstraction d'elle. Car oui, tout ça n'avait aucun sens, depuis sa discussion avec le maire, le fait qu'il allait devoir se proposer à la mairie à sa place, il en avait plus qu'assez de tout, d'elle y compris.
Mais alors qu'il était en approche de la propriété de la psychologue, cette dernière tourna à nouveau la tête vers lui... Bon sang, qu'allait-elle encore lui demander? N'était-ce pas tout? N'allait-il pas simplement la déposer là et partir.
Perdu.
Était-elle en train de l'inviter chez elle? S'arrêtant sur le bas côté, en face de la propriété, il laissa tourner le moteur, dans la plus grande des incertitudes, pourquoi faisait-elle ça? Pourquoi s'énervait-elle ainsi si c'était pour lui demander de la raccompagnée là haut? Il soupirait, sans pour autant la regarder dans les yeux, l'adjoint savait qu'il suffisait que ses yeux croisent les siens pour qu'il accepte sans même réfléchir, et il se haïssait pour ça.
« Et pourquoi devrais-je vous raccompagner jusque là haut mademoiselle? » commença-t-il froidement. «  Dois-je vous rappeler que je ne vous dois rien? Vous semblez l'avoir oublier durant le monologue dont vous m'avez fait part durant tout le trajet. » oui, c'était ça qui devait lui dire. Exactement! Non, ce n'était pas parce qu'ils s'étaient embrassé que directement il devait justifier son comportement, il fallait mettre les points sur les « i » une bonne fois pour toute, cependant, une partie de lui même espérait qu'Anna insiste, se risquant à une dernière provocation, Clarkson tourna enfin son regard vers sa passagère, plongeant ses yeux noisettes dans les siens, un regard enclin de provocation et de rancoeur.
« Donnez moi une seule bonne raison de le faire, sinon, sortez que je puisse rejoindre la soirée de votre père. »

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Mer 21 Oct - 0:26

Effondrée sur le trottoir, qu'est ce qu'il pouvait en rajouter ! Anna titubait juste un petit peu, mais c'est parce qu'elle était encore en état de choc ! Il n'y avait pas de quoi la taquiner alors qu'elle avait vu un homme se suicider devant une centaine de personne, c'était idiot et complètement insensible de la part du maire adjoint. En même temps, la jeune femme n'était même plus étonnée. Elle poussa un soupir en se disant dans son esprit 'Cause toujours, tu m'intéresse.' Elle le voyait s'impatienter sur son volant. Ah il avait commencé les hostilités, alors il ne devait certainement pas s'attendre à ce qu'Anna se laisse faire ! Têtue comme elle était, si elle lui faisait la tête, elle ne s'arrêterait pas avant de lui avoir bien mis dans le crânes la raison de son malaise. Lorsqu'elle repensait à ce qu'elle faisait, à chaque rencontres avec Adrian, elle ne pouvait s'empêcher de se trouver stupide, et lui aussi ! Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de se conduire ainsi, l'envie de ne pas se laisser marcher sur les pieds et de s'affirmer devant cet homme qu'elle aurait préféré haïr qu'aimer. La psychologue resta totalement indifférente lorsqu'il lui demanda si elle était jalouse de sa meilleure amie. Qui avait bien pu lui insuffler cette idée saugrenue ? Elle n'y avait jamais songé, et avait totalement confiance en Cassy. Bien sûr, Anna savait que cette dernière éprouvait quelque chose envers Adrian, c'était plus qu'évident même si elle ne lui en parlait pas, mais à vrai dire, elle n'y avait jamais réfléchi. Anna lança un regard surpris au maire adjoint, se contentant de répondre avec évidence.

« Oh non, ne vous en faites pas, je sais très bien que Roy n'est pas son genre. » Ironisa la jeune femme sur un ton grinçant, avant de poser un regard satisfait sur Adrian.

Puis qu'il semblait lui aussi réagir au nom du meilleur ami de la jeune femme, alors elle n'allait pas hésiter à s'en servir comme moyen de défense. S'il la provoquait sur ce terrain, elle était loin d'être démunie, quitte à le faire exploser de colère, ce qui aurait le même effet chez la psychologue d'ailleurs. Lorsqu'ils s'arrêtèrent, Anna lui proposa de la raccompagner jusqu'en haut. Enfin c'était même une invitation pour venir chez elle. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Pourquoi était-elle allée jusque là ? Était-ce vraiment un acte de jalousie que de vouloir empêcher Adrian de retourner à cette soirée de cette manière ? À moins que ce ne soit pour une autre raison qu'elle avait peur de connaître... ? Quoiqu'il en soit, il fallait s'attendre à un refus. Quoiqu'il n'était pas tellement intense, comme refus. S'il ne voulait vraiment pas, nul doute qu'il aurait presque poussé Anna pour repartir sans omettre de la klaxonner au bout de la rue. Elle encaissa les remarques avec un sourire confiant, puis posa son autre jambe au sol. La jeune femme attendit qu'Adrian ait fini de discuter pour boutonner le reste de sa veste. Elle sortit de la voiture mais ne ferma pas la portière. Au lieu de cela, elle se retourna vers Adrian et le regarda droit dans les yeux.

« Fort heureusement vous ne me devez rien. » Fit-elle avant de se pencher vers l'intérieur de la voiture. « Mais je comprend parfaitement que vous ayez peur de remettre un pied chez moi. Il est vrai que vous avez du être vraiment traumatisé par cette soirée, un homme de votre statut... »

La jeune femme se redressa, la portière toujours ouverte. Elle marqué une petite pause pour lui laisser le temps de répondre et, lorsqu'il lui demanda une seule bonne raison de couper le moteur et de sortir de la voiture, Anna se recula sans pour autant fermer tout de suite la portière.

« Parce que je vous le demande. » Fit-elle simplement avant d'ajouter sur une voix beaucoup plus malicieuse. « Et je retiens assez votre manque de galanterie pour savoir que si vous ne vouliez pas, vous m'auriez poussée hors d'ici depuis longtemps pour repartir. » Exagéra-t-elle ensuite avant de lâcher enfin la portière. Elle tourna ensuite le dos à Adrian pour se diriger vers la porte de son bâtiment. Elle espérait alors de tout son cœur entendre la voiture s'arrêter, des bruits de portières et voir l'homme la rattraper...

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Mer 21 Oct - 1:04

Était-il vraiment possible d'être ainsi? Les répliques de la progéniture du maire lui faisait monter le rouge aux oreilles et il ignorait par quel self contrôle il avait été capable de ne pas l'expulser de sa voiture en pleine route. Lorsqu'elle fit à nouveau allusion à Roy il eut l'impression de sentir ses cheveux s'hérisser sur sa tête, c'était simplement insupportable, mais qu'est-ce qui l'était au juste? Lui ou la manière dont elle en parlait? Les deux, sans hésitation. Bon sang qu'il était temps que cela se finisse, à chaque fois qu'il rencontrait Anna il avait l'impression de retomber en enfance dans les éternelles querelles enfantines où chacun essayait d'avoir le dernier mot. Oui, il était comme ça, il ne supportait pas perdre, surtout face à la fille du maire. C'était bien une Feguson, face à son ultime provocation le maire adjoint se contenta de la considérer un instant avec mépris avant de se concentrer à nouveau sur la route, c'était trop bas pour qu'il puisse relever, la mesquinerie féminine dépassait de loin celle des hommes. Il en avait la confirmation.

Ils étaient alors arrivés en face de l'immeuble, déconcerté par la proposition d'Anna il n'avait cependant pas l'intention de la laisser gagner si facilement. Inconsciemment il mourrait d'envie de lui dire oui, persuadé que la soirée du maire avait fournis suffisamment de mésaventures pour ce soir, et aussi car sans doute avait-il besoin de rester avec elle, mais au fond pourquoi éprouvait-il ça? Non, ce n'était qu'une impression, que la fatigue, que... Qu'importe, il lui stipula clairement qu'il ne lui devait rien et que c'était ainsi un point c'est tout, ajoutant cependant qu'elle devait lui fournir une raison valable pour qu'il l'accompagne. Sans un mot elle sortit de la voiture et Adrian eut l'impression d'un pincement au coeur, elle n'allait quand même pas claper la porte et partir? Si elle le faisait tant pis, jamais il ne s'abaisserait à lui courir après, jamais! Mais non, à son grand soulagement elle se tourna vers à nouveau vers lui. Mais que lui disait-elle là? Lui? Traumatisé? Mais elle ne manquait pas d'air celle-là ! Pensait-il, bien sur il avait paniqué en voyant les marques, en voyant dans quelle situation il était mais ce n'était pas lui qui avait courut à moitié enragé dans tout l'appartement à la recherche d'une solution, plissant les sourcils, il attendit cependant que la psychologue de Stanford achève ses arguments. Médusé, le maire adjoint avait du mal à rétorqué quoique ce soit à la suite du dépositaire de sa passagère, le connaissait-elle si bien? Silencieux, l'adjoint regardait impassible la jeune femme claper la porte et se diriger vers la porte de son immeuble, appuyé sur le dossier de son siège il était empreint de doute. Au fond, c'était simple, Clarkson se contenterait la la raccompagner jusqu'au pallier et de filer aussi vite qu'il n'est venu, comme ça elle n'avait ni gagné ni perdu...Et lui non plus par la même occasion. Soupirant d'agacement, il fit glisser la clef hors du contact avant de sortir de la voiture et de marcher d'un pas étrangement vif jusqu'à Anna, arrivant à sa hauteur au niveau de la porte d'entrer.

« Tout d'abord, je pense que le terme traumatisé n'était pas adéquat dans votre argumentation, dois-je vous rappeler que c'était vous qui hurliez dans tout l'appartement ? Vous avez la mémoire courte. » souffla-t-il alors, puis posant la main sur la poignée de porte, il la fit glisser afin d'entrer dans le hall désormais désert.
« Quant au second argument, ma galanterie se contentera de vous amener jusqu'au seuil de votre porte. » il lui céda le passage. Rien dans les alentours, pas un chat n'aurait pu remarquer leur présence ici et s'était tant mieux. Ils restèrent silencieux jusqu'à l'étage et Adrian ne pouvait s'empêcher de penser à l'idée qu'elle l'invite à nouveau? Comment allait-il s'y prendre pour refuser alors que lui même ne demandait pas mieux? Le long couloir qui les séparaient encore de l'appartement semblait interminable tant il était plongé dans ses pensés, seul quelques bruits comme celui des talons de la jeune femme raisonnaient et lorsqu'enfin ils se trouvèrent sur le pas de la porte, il ne pu distingué que le son de la télévision du voisin, ce même voisin auquel il avait crié de se taire lors de leur dernière soirée ensemble, la mélancolie s'installait sans qu'il ne comprenne pourquoi et tandis qu'il était sur le point de saluer définitivement la fille du maire, c'est une tout autre question qui lui vint aux lèvres, comme un prétexte pour s'inviter chez elle sans admettre qu'elle avait gagné sur toute la ligne.
« Avouez que vous n'avez pas envie de me voir partir. » lança-t-il d'un ton acide, elle serait idiote de ne pas avoir compris qu'en vérité, il n'avait aucune envie de la laisser sur le seuil de sa porte.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Mer 21 Oct - 23:34

Un regard méchant, comme il fallait s'y attendre, et c'est avec un grand plaisir que la jeune femme se chargea de lui offrir ces mêmes yeux haineux, afin de ne certainement pas se laisser impressionner. Il n'avait rien répondu, et c'était tant mieux parce que la jeune femme aurait peut-être été à court d'idée pour la prochaine réplique. Elle laissa la voiture s'arrêter, proposa à Adrian de la raccompagner jusqu'en haut, en tout bon gentleman qu'il devait être, et s'empressa de répondre à son refus par une sorte d'insistance camouflée derrière une provocation et une déduction. Elle prenait le risque de le voir partir mais elle ne voulait surtout pas s'abaisser. Tout ce qu'elle souhaitait, c'était le voir accepter et couper le moteur de sa satanée voiture, objet de mauvais souvenirs pour la jeune femme. Et puis elle c'était rageant, ce besoin qu'ont les hommes d'en avoir une grosse ! (De voiture.) Heureusement, la réponse d'Adrian ne semblait pas traduire un refus catégorique. Allait-il céder ? Pourvu que oui. En tout cas la psychologue jugea bon de ne pas répondre à sa provocation, bien qu'elle aurait aimé placer ne serait-ce qu'un tout petit mot pour conclure... Mais non. Si elle le vexait, il allait partir, alors autant lui faire croire qu'elle n'avait pas fait attention à ce qu'il disait, parce qu'il ne fallait pas non plus qu'il pense qu'elle ne répondait pas pour l'attiser un peu ! Anna lui tournait le dos, ouvrant la porte de son immeuble. Elle poussa un soupir de soulagement en entendant l'automobile s'éteindre, et ouvrit la porte avec lenteur pour laisser le temps au maire adjoint de la rattraper. Elle ne put empêcher un petit sourire, mais le dissimula aussitôt lorsqu'elle vit l'ombre de l'homme rentrer avec elle. Inutile de le lui montrer, il fallait garder le plus de fierté possible, bien qu'elle sentait que sa fierté allait finir par tomber d'un seul coup une fois en haut... Pourquoi ? Ce n'était rien d'autre qu'un pressentiment, mais de toute manière, même si elle se sentait vaniteuse aux cotés d'Adrian, elle savait qu'il suffisait d'un simple faux pas pour être mise hors d'état de combattre. Un seul, et ça lui était déjà arrivé trois fois... Trois fois de trop, ou bien en demandait-elle encore ?

Anna gardait le silence durant sa montée dans les escaliers. Qu'est-ce qui pouvait bien les empêcher de parler ? C'était aussi bien pour elle, parce qu'elle n'avait pas envie de continuer la dispute dans les couloirs. Qui doit rendre des comptes aux voisins après ? C'est elle. Déjà qu'elle avait du expliquer le plus aimablement possible à l'un d'eux qu'un certain 'Ta gueule !' qui avait échappé lors d'une soirée anodine n'était pas volontaire, et venait d'un étudiant tout à fait malpoli qui ne reviendrait plus jamais ici. Soit l'autre n'a pas lu le journal, soit il n'a pas fait la déduction ou soit il a compris qu'elle lui mentait, quoiqu'il en soit il n'est plus venu l'importuner avec ce sujet. La porte de son propre appartement, le numéro 12, apparut devant ses yeux. Bon sang le chemin était-il si court ? La jeune femme s'arrêta devant, alors qu'Adrian s'était arrêté lui aussi. Allait-il repartir maintenant ? Elle espérait qu'il fasse quelque chose ou dise quelque chose, qui entrainerait pour conséquence une séparation plus lointaine. Malheureusement elle savait que la seule possibilité de l'empêcher de repartir et de soulager son malaise était de l'inviter à aller plus loin. Mais Anna en avait déjà fait, elle ne pouvait surtout pas le laisser rentrer chez elle, ou rester sur le seuil avec lui.
Contre toute attente, ce fut Adrian qui brisa le silence, non pas par des aurevoirs, mais par une phrase qui parut tout à fait anodine aux premiers abords. Le cœur d'Anna faisait un bond dans sa poitrine, tandis qu'elle ressentait un immense soulagement quant à l'espoir d'une chance de le faire rester. Elle savait que le mieux était qu'il parte, qu'elle l'avait assez vu comme ça... Mais non. Pour une raison toujours aussi inexplicable et compliquée, la psychologue ne pouvait pas laisser partir le maire adjoint aussi facilement. Elle rentra la clé dans sa porte, puis tourna la tête vers Adrian pour lui répliquer avec malice, du moins elle l'espérait.

« Avouez que vous n'en êtes pas malheureux. »

Voilà, elle n'avait cette fois pas contredit les paroles d'Adrian. De toute manière qu'aurait-elle pu dire ? 'Bien sûr que je peux me passer de vous' et 'Aurevoir' ? Certainement pas ! Même si elle avait la sensation de l'avoir laissé prendre le dessus un court instant, elle se disait néanmoins que s'il avait lancé la remarque le premier, c'est qu'il cherchait à rester. La jeune femme ouvrit l'entrée de son appartement, puis y fit un pas à l'intérieur sans refermer pour laisser le soin à l'adjoint de la suivre.
Une fois qu'ils furent tous deux rentrés, la jeune femme enleva sa veste. (Inutile d'inviter Adrian à faire de même, vous savez pourquoi.) Puis elle posa ses clés sur le meuble de l'entrée, juste devant un objet pour le moins insolite... Mais que pouvait bien faire cet écureuil en peluche tout rose ? Avec des yeux de cocker, le pelage propre sentant la lessive... Mais bien sûr, elle avait mis à nettoyer son doudou il y a peu ! Son doudou, c'était peut-être exagéré, quoiqu'il en soit cette peluche avait fait toute l'enfance d'Anna, et continuait de l'accompagner, normalement perchée sur un meuble.
Peu importe, la psychologue lui adressa un simple clin d'œil pour lui faire signe qu'il ne fallait pas la juger trop sévèrement parce qu'elle était rentrée tard, puis elle posa son manteau sur une chaise avant de se retourner vers Adrian, enfin.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Jeu 22 Oct - 0:21

Qui avait gagné au final? Ils étaient à ex-aequo à vrai dire et c'était mieux ainsi. Oui, il avait plié l'échine et il avait fait cesser le ronronnement incessants du moteur de la voiture, il était sortit en verrouillant les portes de celle-ci et avait fini par rejoindre la fille du maire avant qu'elle n'entre dans l'immeuble. Pas un mot ne s'était alors échangé entre eux et ce tout le long du trajet qui menait à l'appartement de la jeune femme? Pourquoi avait-il décidé de se taire? Tout d'abord pour éviter que le voisinage ne soit au courant de sa présence ici avec elle, un article dans le journal avait été suffisant et il ne souhaitait pas raviver de vieilles cendres, ce n'était pas le moment. Seuls raisonnaient leur pas sur le carrelage froid et ce jusqu'à la porte arborant fièrement le numéro 12. Là s'arrêtait leur chemin ensemble...Vraiment? Adrian avait beau se dire que c'était parfait ainsi il était incapable de s'en convaincre, il espérait que la jeune femme lui fasse un signe qui le pousserait à rester, comme si soudainement sa présence était devenue indispensable pour une raison qu'il ne connaissait pas. Cependant, sa fierté l'empêchait de faire un quelconque pas vers elle, il devrait alors admettre qu'il avait perdu et qu'il n'avait qu'une envie, rester. Aussi usa-t-il d'un moyen tout autre pour la faire parler sans avoir à se trahir et visiblement, cela fit mouche. La réponse de la jeune femme le déstabilisa cependant un bref instant.

Malheureux ? Lui? De rester avec elle? C'était normalement le sentiment qu'il aurait du ressentir à l'idée de la supporter encore et encore, elle et son insupportable caractère, pourtant, elle avait raison, il était loin de cette situation, comme si au contraire tout cela lui apportait un soulagement intense, comme si finalement il ne faisait que ce qu'il voulait réellement, mais c'était absurde ! C'était comme si il ne voulait pas la quitter, impossible, normalement, il devait compter les minutes avant d'être libéré de ce calvaire mais non.
« Vous n'avez pas répondu à ma question » fit-il alors indifférent face à la réponse de la jeune femme, celle-ci s'engouffrait déjà dans son appartement lui laissant la porte ouverte, comme si celle-ci l'incitait à entrer, il ne pu résister suffisamment longtemps à l'appelle de cette porte entre-ouverte et finalement, mis les pieds dans le lieu maudit.

Rien n'avait changé ici depuis la dernière fois, tout était à la voix bordélique et rangé, un étrange paradoxe qu'il était incapable d'expliquer. Dehors, les lampadaires se reflétaient dans les différentes fenêtres de l'appartement, donnant une atmosphère à la fois étrange et chaleureuse. Ne se donnant pas la peine de demander la permission à son hôte, il se débarrassa aussitôt de sa veste, la posant sur une chaise non loin de l'endroit où Anna avait posé ses clefs, son attention fut alors porté sur un étrange objet de couleur rose, ne considérant plus son hôte il fut pris d'un étrange élan de curiosité et s'empara de...la peluche. Oui, oui, la peluche, l'observant un court instant un silence, sans qu'Anna ne le remarque, Adrian était pris d'une irrésistible envie d'en user pour la taquiner, il ne pouvait pas laisser échapper une telle occasion. La peluche semblait comme neuve mais pourtant riche d'un certain passé.

« Voyez vous ça » commença-t-il amusé, la jeune femme se tourna alors vers lui. «  Était-ce donc cela le secret de mademoiselle Feguson? Je comprends tout à fait désormais que monsieur Killmaster n'était pas votre genre ! » puis, il se tut un court instant, considérant le regard azur de la jeune femme qui était désormais posé sur lui, il avait fait quelques pas, progressant dans l'appartement avec la peluche rose en main, la tournant dans tout les sens comme si l'adjoint avait encore du mal à imaginer cela, se retenant de rire aux éclats. Et face au regard inquisiteur de la jeune femme il brandissait sa trouvaille avec un sourire carnassier et moqueur. Adrian Clarkson où comment narguer la fille du maire en une leçon. Fier de lui, il savait qu'avec cet élément en main rien ne pouvait maintenant lui résister, il avait non seulement la carte pour gagner, mais aussi – malgré lui- le prétexte pour rester un peu plus longtemps en sa compagnie.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Jeu 22 Oct - 0:46

Question ? Quelle question ? Sachant qu'il risquait de penser qu'il aurait gagné si elle ne répondait pas, la jeune femme chercha une réponse. Que dire, si lui même n'aurait probablement pas répondu à une telle question ? Anna finit par lui lancer au moment où elle ouvrait sa porte.

« Après vous avoir invité à monter, ce serait illogique. »

Ce n'était probablement pas la réponse qu'il attendait, mais au moins elle se mettait temporairement en sécurité. Elle ignorait si c'était l'heure tardive de la soirée, ou bien l'habitude de voir cette peluche, mais la jeune femme n'avait même pas pensé un seul instant au fait que quelqu'un d'autre qu'elle puisse la voir. Non, son esprit normalement plus futile n'avait pas réfléchi aux conséquences de la vue de ce petit être innocent... Et pas tant que ça finalement. D'abord, la voix d'Adrian, laissant échapper ces 'tiens, tiens' surprit la psychologue. Elle se retourna vers lui, lui lançant un regard interrogateur en espérant avoir la réponse de cette réaction. Malheureusement pour elle, la réponse ne tarda pas. Il parla tout d'abord d'un secret, qui laissa le cerveau de la jeune femme un peu confus sur le moment, jusqu'à ce qu'elle comprit. Et juste à ce moment, il brandissait le plus magnifique de tous les doudous devant elle. Skippy l'écureuil ! Il le tenait en otage, Salopiaud ! Elle affichait d'abord un air surpris, avant de virer à l'énervement. Quel enfant pouvait donc lui chaparder ainsi SA peluche ! Anna ne la prêterait même pas à la plus mignonne des petites filles, alors il n'avait certainement pas intérêt à se moquer ! Il remettait le nom de Roy en jeu, comme si ce n'était pas assez. De toute manière, ce dernier l'avait déjà vu cette peluche, mais là c'était bien plus grave !

Le rose montait aux joues de la jeune femme qui se sentait prise d'une honte bien particulière. Mais elle préféra tenter de se ressaisir par des réflexions psychologiques sur le caractère humain et affectif de conserver un objet de son enfance. Pour elle, il n'y avait rien de plus normal, alors pourquoi était-ce aussi gênant lorsque Skippy était entre les mains du maire adjoint ? Ça lui apprendra à se balader dans la maison !

« Ah c'est bas ! » Lâcha-t-elle d'une voix agacée, cherchant une solution pour récupérer l'objet.
« Adrian, » Commença la jeune femme d'une voix sévère. Elle pourrait tout aussi bien lui faire croire qu'elle recevait des enfants chez elle ? Et pourquoi pas une petite nièce qui viendrait régulièrement et qui aurait oublié son doudou ici ? Oui enfin c'est pas comme si la psychologue avait énormément de temps à consacrer à des enfants. « Arrêtez de faire le pitre, et reposez ce jouet. » Déclara-t-elle le plus calmement possible en perçant le regard de l'homme. À quoi jouait-il ?

Elle approcha la main de la peluche, mais Adrian ne semblait pas enclin à lui redonner son doudou. Quinze ans plus tôt, et Anna aurait fondu en larme, appelé son père à la rescousse et tiré la langue à ce méchant garçon une fois que Dorian lui aura mis son pied au derrière. Maintenant c'était une grande fille, et c'était à elle de lui mettre son pied où elle pensait ! Mais non, pas ici voyons, j'ai parlé de derrière. La jeune femme s'impatientait rapidement en sentant qu'il avait comme une sorte de moyen de pression dont il se servait sans aucune gêne apparemment. Elle n'avait qu'une seule envie, lui sauter dessus et le frapper jusqu'à récupérer son bien. Mais la psychologue était une fille bien élevée, ayant de bonne manières et...

« Adrian je compte jusqu'à... » Elle s'interrompit, elle parlait comme à un enfant là ! La confusion l'embrouillait dans ses paroles, mais Ana se reprit aussitôt. « Donnez moi ça ! » Et elle tendit vivement le bras pour tenter d'attraper la peluche. Au lieu de cela, c'était le poignet qu'elle agrippa mais peu importe, quitte à y mettre les deux mains, elle allait récupérer son écureuil. Ne t'en fais pas Skippy, maman vient te sauver ! La jeune femme s'avança davantage, et même si 'jeux de mains, jeux de vilains', elle n'allait pas perdre son temps à blablater alors que la première solution qu'il lui venait était de récupérer la peluche par ses propres moyens. S'en servir comme moyen de moquerie c'était bas, très bas, et il n'y avait pas de quoi être fier ! Quel homme vicieux, mais il n'allait pas s'en tirer comme ça.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Jeu 22 Oct - 1:30

A la tête que tirait désormais son hôte, Adrian savait qu'il avait vu juste en s'emparant de l'animal en peluche, la fille du maire semblait y tenir plus qu'à la prunelle de ses yeux et il avait gagné, du moins il le pensait.
Car il aurait été naïf de penser qu'Anna n'allait pas réagir, d'abord d'un calme étonnant, il la vit lentement perdre patience au fur et à mesure qu'il la narguait avec la peluche. C'était presque drôle de voir comment un simple objet futile et inutile pouvait avoir une telle emprise sur les femmes. Leur sensibilité l'avait toujours amusé mais étrangement, venant d'elle... Il trouvait ça touchant, enfin non pas touchant! Drôle, oui, drôle...
« Seriez vous à court d'argument? » fit-il lorsqu'elle lui cracha que ce qu'il faisait était bas, évidemment que ça l'était, c'était digne d'un gamin de cinq ans et demi, mais au fond, qui entre lui et elle qui exhibait fièrement une peluche sur le meuble de son appartement à vingt cinq ans était encore un enfant? C'est alors qu'elle prit sa voix sévère, vous savez, celle qu'elle prenait habituellement quand elle s'énervait, ce genre de voix qui avait l'art de l'amuser encore plus. Regardant l'objet qu'il avait entre les mains, il considéra la peluche un bref instant avant de lancer un regard narquois à son hôte, un sourire cynique sur les lèvres.

« Allons Mademoiselle Feguson » commença-t-il alors, tenant toujours fermement la peluche dans ses mains. «  Je ne suis pas un de vos étudiants à quoi il suffit de donner des ordres, je ne fonctionne pas comme ça. » il était cruel et il adorait ça. Il se demandait cependant si Anna allait insister encore pour le récupérer, après tout ce n'était qu'une simple peluche, rien de dramatique à ce qu'il le tienne dans ses mains, pourtant, quelque chose dans la voix de la psychologue marquait son impatience et ce timbre de voix décontenancer lui procurait une joie étrange, elle avait voulu jouer et elle semblait à nouveau perdre pied face à lui. Elle n'avait décidément aucune chance.
Un ultimatum maintenant? Pensait-il lorsqu'elle lui annonça compter jusque trois, il fit une moue faussement paniqué, comme si elle, son mètre soixante-cinq à tout cassé et sa carrure de moustique allait faire le poids face à son mètre quatre-vingt huit et sa carrure plus imposante. Qu'elle essaye qu'on rigole. Pourtant, il n'eut pas à attendre le décompte que déjà la jeune femme se ruait sur lui dans l'espoir d'attraper l'animal. L'adjoint eut juste le temps de lever une main afin de porter la peluche hors de la porter d'Anna qui lui attrapait cependant le poignet, le contact de la main de la jeune femme lui rappelait alors ce qui s'était passé ce soir. Il avait su faire abstraction de tout à condition d'être à une certaine distance, et maintenant? En la provoquant il avait joué avec le feu et commençait doucement à se brûler les doigts.

« Qu'essayez vous de faire? » demanda-t-il alors sur un ton calme et moqueur en considérant de manière hautaine son hôte qui essayait tant bien que mal de récupérer la peluche, vif il savait éviter la jeune femme qui semblait ne pas perdre son souffle à sans cesse essayer de l'attaquer. Parcourant l'appartement il devait prendre garde à ne ni casser quelque chose ni faire suffisamment de bruit pour alerter les voisins que la fille du maire recevait quelqu'un, l'adjoint n'avait envie que de rire nerveusement de la situation, ne quittant cependant pas la psychologue des yeux, un sourire moqueur aux lèvres. Plus rien ne semblait l'arrêter désormais, c'était sa peluche ou la mort, elle l'aurait mordu, griffé si il le fallait à condition de récupérer le précieux objet. Pourtant, le temps passant et la fatigue étant, il ne pu réussir très longtemps à conserver une position de force. Anna était petite certes, mais souple et rapide et les situations délicates allaient en s'enchaînant,effleurement par ci, étreinte par là. A force de tourner dans l'appartement il en oubliait la position des meubles et tandis qu'Anna tentait à nouveau une ruée sur lui, il perdit l'équilibre et s'effondra dans le canapé, enfin plutôt, ils basculèrent tout les deux entraîner par les dernières force qu'Anna pu y mettre, la peluche lui échappait des mains pour s'échouer sur le sol alors que tout deux étaient désormais allongés sur le canapé, essoufflés par leur périple dans l'appartement, s'en était trop, ce jeu et cette situation faisait renaître en lui ce qu'il avait essayé en vain de faire taire. Comme ce soir dans les jardins du maire il pouvait sentir le souffle tiède de la jeune femme contre son visage et ses yeux bleus plonger dans son regard noisette, l'adjoint s'y était désormais complètement noyé, cherchant dans l'océan une bouée qui lui permettrait de la faire basculer pour qu'il puisse quitter cette situation délicate et chasser l'envie terrifiant de recommencer ce qu'il avait fait ce soir, mais c'était trop tard, trop tard pour réfléchir, son parfum, son contact, son souffle, son visage soudainement angélique et surtout ses lèvres, avaient fini par terrasser le peu de raison qui lui restait, et de manière impulsive, Adrian ne chercha même plus à récupérer la peluche, ses mains allèrent saisir le visage de la psychologue et il ne lui suffit que d'un quart de seconde pour l'embrasser avec tendresse. Qu'importe si désormais elle décidait de le repousser, au fond, il avait fini par avoir ce qu'il voulait.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Jeu 22 Oct - 19:19

À court d'argument ? La jeune femme ne répondit pas. Tout ce qu'elle souhaitait, c'était récupérer le petit bonheur de son enfance, cette marque d'affection qu'elle gardait à ses cotés depuis trop longtemps. Si elle avait su, elle aurait pensé à le ranger, mais comment aurait-elle pu penser un seul instant qu'elle allait ramener le maire adjoint chez elle, une fois encore ? Anna lui ordonnait de lui rendre cette peluche, mais Adrian feignait de ne pas être un de ces étudiants à qui elle pouvait donner des ordres. Rien à voir, puisqu'elle ne donnait pas d'ordres aux étudiants... Ou presque pas. Quoiqu'il en soit, la jeune femme était prête à lui bondir dessus, mais elle se retenait encore plutôt bien. Elle aurait tout aussi bien pu abandonner et faire mine de ne pas accorder plus d'importance que cela, mais c'est à croire qu'elle préférait de loin s'égosiller... Disons qu'on ne touche pas à Skippy, c'est tout.

« Que savez-vous de mes relations avec les étudiants ? Bon, rendez moi ça maintenant ! » répondit la jeune femme avant d'insister et de tenter d'attraper la peluche.

Mais c'était le poignet du maire adjoint qu'elle avait agrippé. S'il levait Skippy au dessus, ce n'était pas du jeu ! Peut-être qu'en grimpant sur le meuble... Ne voulant pas tomber dans l'excès, elle se contenta de tenter, par sa petite force, d'abaisser le bras d'Adrian. Elle avait une certaine réticence à continuer la lutte, comme si le fait de le toucher affaiblissait les muscles de la jeune femme. En même temps, l'envie de continuer lui redonnait assez de force pour le faire reculer dans l'appartement. Elle finira par l'avoir, c'était sûr ! La nuit permettait assez d'ombre pour dissimuler la rougeur qui n'était pas partie de son visage. Sauf que ce n'était plus du à la honte, mais à la gêne provoquée par le contact d'Adrian, et leur petit jeu d'enfant. Il reculait toujours, faisant attention à ne pas cogner d'objets ou de meubles. S'il venait à lui casser quelque chose, la psychologue se jurait de lui faire la tête au carré ! Aussi bien qu'elle parvenait à reprendre cette satanée peluche qui devait avoir le vertige à force de bouger en hauteur comme ça. La pauvre (peluche). Alors qu'il la regardait de manière moqueuse, comme à son habitude, elle lui répondit par des yeux révolver. Il la nargua en faisant semblant de ne pas comprendre ce que voulait faire la jeune femme, ce qui agaça cette dernière. Il profitait de cette position dominante, mais ça n'allait pas durer longtemps ! Il faut toujours se méfier des plus petits que soi, c'était toujours dit. Anna attrapa un couteau une longue cuillère en bois dans la cuisine et tenta de donner des coups au niveau de la main d'Adrian. Tant pis si ça cognait, elle allait le récupérer sa peluche de diou !

« Rira bien qui rira le dernier ! » Lâcha la jeune femme de manière cinglante, avant de lâcher la cuillère pour agripper le bras du maire adjoint avec ses deux.

Anéantissant toute délicatesse afin de montrer sa ténacité à cet homme, la jeune femme lui planta le couteau sauta presque pour tirer le poignet vers elle, et elle en profita pour le faire encore reculer, bien qu'elle ignorait totalement où ils étaient depuis qu'elle avait laissé tombé sa cuillère en bois sur le sol. Il ne suffit que d'un petit gémissement de surprise lorsqu'elle sentit le maire adjoint basculer en arrière, et l'entraîner évidemment dans sa chute. Heureusement, la jeune femme était bien tombée, sur un torse costaud et grand. Ce qui n'était peut-être pas sans douleur pour le maire adjoint, car par réflexe elle avait enfoncé ses coudes et lui était tombé dessus... presque de tout son poids. La seconde d'après, elle faisait face à ce visage aussi étonné qu'elle, un visage silencieux, surprit et attirant qui la fixait tout autant qu'il la pétrifiait. Elle l'observait silencieusement en entendant Skippy tomber et rouler sur le sol en faisant 'clac' à chaque fois que ses yeux en plastiques touchaient le carrelage. Elle reconnu le canapé, comprenant mieux pourquoi il était tombé mais... Avait du mal à se demander ce qu'elle faisait ici, sur lui. Comment avaient-ils fait pour se retrouver dans cette situation ? Elle ne pensait même plus à récupérer son petit écureuil, qui devait la maudire d'être vulgairement tombé au sol. Mais peu importe. La jeune femme continuait de regarder silencieusement Adrian, le rouge à ses joues diminuaient comme la lutte avait soudainement cessée. Il ne cherchait plus non plus à la taquiner, alors elle l'acheva avec son couteau resta totalement immobile. Elle sentit de douces caresses sur son visage, tandis que celui d'Adrian s'approchait du sien. Anna ressentit à nouveau la saveur exquise d'un baiser qu'elle ne pensait plus pouvoir sentir. Elle savait qu'elle ne pouvait pas s'en priver, et que tout ce qu'elle était capable de faire c'est d'en profiter. Elle ferma les yeux en sentant des mèches de ses cheveux tomber sur le visage du maire adjoint. Son cœur battait la chamade, soulagé d'avoir eu raison d'elle, et la psychologue tenta de faire durer ce baiser le plus longtemps possible. Au bout d'un moment, elle releva doucement le visage et continua de regarder l'homme en face d'elle. Elle se souvenait que non loin, il y avait les yeux innocents de cet écureuil qui regardait sa maîtresse faire un truc beurk beurk avec un homme qui avait voulu le prendre en otage. Horreur !
Un petit sourire se dessina sur le visage de la fille du maire, alors qu'elle n'avait même pas la force de bouger, de peur que le plus petit mouvement risquerait de la faire partir, lui ou elle. Elle tendit quand même le bras sur le sol pour ramasser le petit écureuil, qu'elle posa sur le haut du torse d'Adrian pour le lui montrer bien clairement.

« Vous voyez ? Je l'ai récupéré. Dis bonjour à monsieur Clarkson. » Plaisanta-t-elle sur un ton malicieux.

Cependant, elle leva son poignet et jeta négligemment la peluche derrière le canapé. Ben oui quoi, là elle en avait une toute neuve et toute vivante de peluche, si Skippy restait, il allait faire une crise de jalousie. Anna reconcentra son attention sur les yeux bruns ténébreux de l'homme qui faisait accélérer son cœur. Puis elle abaissa son visage sur lui pour poser à nouveau ses lèvres sur les siennes.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Jeu 22 Oct - 23:49

Tout était aller si vite, trop vite peut être. D'abord ce regard meurtrier. Ce qu'il savait de sa relation avec ses étudiants? Adrian ne pu que rire face à la question de la psychologue de Stanford . En vérité il n'en savait rien mais essayait d'en deviner la couleur au travers des comportements de la jeune femme.
«  Si vous leur donnez des ordres comme vous le faites en ce moment, je me demande si ils ne sont pas en meilleure santé psychologique avant de vous consulter. » poursuivit-il alors tenant toujours entre ses mains la peluche rose de la jeune femme, la corde sensible semblait vibrer dans l'âme de cette dernière à chaque fois qu'il faisait danser l'objet entre ses mains. Puis, il y eut ces nombreuses tentatives de récupéré l'objet,l'adjoint en riait nerveusement en fin de compte, car même en y mettant toutes ses forces la jeune femme arrivait difficilement à atteindre l'objet de convoitise, souvent frôlé jamais attrapée la peluche demeurait dans les airs, narguant sa propriétaire. Pourtant, si ce n'était pas la peluche qu'elle touchait, c'étaient eux qui ne cessaient de se frôler, et finalement, l'adjoint en vint à se demander si l'étrange chaleur qui s'était manifester était vraiment du aux mouvements vifs qu'il devait faire pour éviter son hôte. Pourtant, sans comprendre comment, il avait perdu l'équilibre et basculé en arrière, elle avait lui et tout deux avaient échoués sur le canapé, une vive douleur le pris aux abdos quand la jeune femme échoua sur lui de tout son poids, elle ne le ménagerait décidément jamais?

Mais tout cela fut balayé par l'étrange situation dans laquelle ils avaient fini par se trouver, la dernière fois qu'ils s'étaient retrouvé ainsi ne lui avait laissé que peu de souvenir, tous ayant disparut en même temps que les gouttes d'alcool qui se distillaient dans son sang, la panique l'avait pris au réveille et finalement il avait quitté l'appartement fou de rage.
Pourtant, rien de cela ne se produit ce soir, en l'espace d'un instant il avait même oublié pourquoi il était là, ce qu'elle faisait sur lui, mais ce n'était même plus important. Elle était là.
Son regard fut prisonnier du siens, et sans vraiment comprendre, par simple geste impulsif il vint lui caresser le visage, la peau douce de la psychologue le fit frissonner, comme tout à l'heure dans le parc, puis, attirant son visage vers le siens, il scella leurs lèvres dans un baiser salvateur.
Salvateur? Parfaitement, pourquoi nier le fait qu'il avait férocement souhaiter que ce qu'il s'était passé tout à l'heure, comme si soudainement, ça lui était devenu indispensable. Soulagé, il profitait de cet instant comme si il s'agissait du dernier, oui, c'était la dernière fois qu'il pourrait goûter à ses lèvres délicieuses, toucher sa peau et ressentir cet agréable frisson que tout cela lui procurait, un instant seulement, encore juste quelques secondes. Ne pouvant se résigner à rompre se baiser, il espérait qu'il ne cesse jamais.
Cependant, toute les bonnes choses ont une fin, un regard avant qu'Anna n'aille saisir l'écureuil en peluche sur le sol et venir le nargué avec ce dernier, soudainement, le comportement d'Anna avait quelque chose d'amusant et il lui adressa un sourire amusé et tendre, encore groggy par ce qui venait d'arriver, par le contact et l'emprise que la jeune femme avait sur lui. Au commentaire de la jeune femme il ne pu que sourire.
« Vous pensez vraiment avoir gagné? » lui souffla-t-il alors. La peluche rose fini alors par voler au delà du canapé et la jeune femme plongea à nouveau ses yeux azurs dans les siens, penchant son visage ils s'embrassèrent à nouveau avec plus de passion, c'était la dernière fois, promis, un court instant il se noyait dans ses instants magiques avant finalement de rompre le tout, un dernier regard et la bataille recommençait, car à peine eut-il le temps de reprendre ses esprits que déjà la jeune femme lui lança doucement un oreiller à la figure avant de prendre la fuite avec un sourire malicieux, elle voulait jouer à ça? Elle ne payait rien pour attendre. Attrapant le coussin au vol il se leva d'un bond dans le but d'attraper la jeune femme, la guerre était déclarée, aussi vif que possible ils se lancèrent des projectiles mous à la figure tout en essayant d'éviter ceux de l'adversaire et il ignorait avec quel dextérité ils arrivaient à ne rien cassé. Dehors, le temps passait à une vitesse folle et déjà le cadran de l'horloge annonçait très prochainement une heure du matin. Remerciant le jeu de lui avoir permis d'échapper à cette étrange sensation qu'il avait il avait décidé de se focalisé exclusivement sur ça, mais au final qu'essayait-il d'avoir au juste? La victoire, ou simplement la possibilité de pouvoir étreinte à nouveau son adversaire?

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Ven 23 Oct - 0:35

Elle ne pensait pas avoir gagné, elle pensait simplement avoir rendu justice à son petit écureuil, nuance. Et puis il n'avait qu'à pas tomber en arrière aussi, elle n'aurait peut-être pas pu récupérer sa peluche. Mais Anna approuva d'un hochement de la tête pour lui faire croire que oui, c'était elle la plus forte, la meilleure, et que s'il doutait encore elle n'allait pas tarder à lui montrer à nouveau. La jeune femme s'embrouillait dans ses propres réflexions lorsqu'elle posa encore ses lèvres sur celles d'Adrian. Il avait le don de rendre son cerveau confus, jusqu'à en perdre tous ses moyens pour espérer de tout son cœur que ce moment ne s'arrêterait jamais. La situation devenait de plus en plus clair, malheureusement, car elle avait encore du mal à accepter le fait qu'elle soit... accroc ? Elle donnait des caresses dans la gorge du maire adjoint, frissonnant au contact chaud de sa peau en même temps qu'elle mettait énormément de cœur dans ce baiser plus passionné qu'ils n'en avaient encore jamais fait. Mais peut-être moins bien qu'un prochain, s'il y avait. Lorsque la fin de cette embrassade arriva, elle releva doucement la tête. À vrai dire, Adrian ne pouvait rien voir de ce qu'il y avait sur le coté à cause des cheveux de la jeune femme qui tombaient autour. N'allez pas penser que c'était un calcul de sa part, mais juste un heureux hasard dont elle profita pour s'emparer discrètement d'un coussin. Elle voulait continuer ces baisers, mais se sentait d'une humeur joueuse, comme jamais elle ne s'était sentie. Elle voulait reprendre le dessus sur le maire adjoint, et se venger du coup de la peluche. Il ne fallait. Bien qu'Anna avait du mal à décrocher son regard de ces beaux yeux ténébreux et si profonds, elle avait l'impression que le fait de commencer à admettre ce qu'elle ressentait lui permettait de subir avec moins d'appréhension les pièges dans lesquels elle tombait, et donc de gardait parfois la maîtrise d'un peu de lucidité. Ceci dit, c'était encore bien difficile.
C'est donc avec un grand courage, que dis-je ? Plutôt une bonne dose de volonté qu'elle assouvit son désir de vengeance en enfonçant un coussin carré et moelleux sur le visage du maire adjoint. Et Shplof ! Avant que ce dernier ne réagisse et ne l'attrape, elle sauta hors de canapé, en faisant attention cette fois de ne pas planter un coude ou un genou sur l'homme. Alors qu'il retirait le coussin, la psychologue s'était emparée du maximum qui trainait sur fauteuils et canapé. Pleins les bras, elle s'apprêtait maintenant à la riposte. Riposte qui arriva plus tôt que prévu, puisque Adrian se leva pour lui tirer dessus. Elle commença sa super séance d'esquive par un coussin en plein ventre, mais s'abaissa aussitôt pour éviter son premier projectile. En plus, il avait de la force et savait viser ! Elle... Disons qu'il manquait un peu de force. Lorsqu'elle se redressa, elle lui lança une partie de ce qu'elle avait sous les bras en laissant un sourire narquois sur les lèvres, puis recula en voyant qu'il s'approchait dangereusement. Pourquoi à chaque bataille, c'était l'assaillant qui reculait face à l'ennemi ? Elle se décala de justesse sur la droite pour éviter un coussin destiné. Elle adressa donc un regard fier à Adrian, elle réussissait à éviter, c'était formidable. Et hop, elle pliait les genoux et voilà le projectile qui passait au dessus de sa tête. Elle en profita pour lui adresser encore un regard de 'C'est moi la meilleure' à son adversaire. Cependant elle ne put pas le lui montrer longtemps, parce qu'elle eut juste le temps d'apercevoir ce coussin qui filait droit sur elle, que déjà elle fermait les yeux pour se le prendre en plein visage. Grosse maligne. Évidemment, avec ce moment d'inattention, d'autres projectiles la touchèrent et la forcèrent à reculer encore. Et elle ? Elle n'avait plus de munition.

« Bon, Adrian, cessez de jouer maintenant ! » S'exclama-t-elle comme toute femme de mauvaise foi qui avait commencé les jeux de mains mais qui maintenant n'avait plus les moyens de se défendre. Et puis il fallait toujours que les hommes amplifient les dégâts. Ça commence par des petites taquineries, et le garçon finit par bloquer ou mettre à terre la fille. La fille lui lance une boule de neige, le garçon un tas. La fille lui lance un coussin, il la mitraille. Adrian était comme tous les hommes, un mauvais joueur !
Anna continua de reculer, histoire de trouver un endroit où se mettre à l'abri. Elle rentra alors à reculons dans sa chambre, lieu où très peu de gens à part elle mettaient généralement les pieds. Cette pièce était sobre, avec un meuble foncé servant de bureau, une grande armoire pour sa garde robe avec un petit emplacement au dessus prévu pour Skippy, et un grand lit deux places. Cette chambre n'étant pas éclairée, elle paraissait sombre et silencieuse contrairement au reste de l'appartement. La psychologue tourna la tête vers son lit. Miracle ! Alors que quelques secondes plus tôt, elle venait de gronder Adrian pour ces jeux d'enfants, elle s'empara des deux gros oreilles de son lit et décida de lui donner des coups avec, sans pour autant les lâcher. Cette fois, il n'avait aucune chance ! Elle réussit à le toucher une première fois, probablement grâce à la surprise, et de toute ses forces, lui lança un des coussins. Non mais, on ne se frotte pas à la grande et majestueuse Anna Feguson !

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Ven 23 Oct - 1:36

Quelle petite peste, pensait-il alors que déjà un à un les coussins volaient en sa direction. Ne pouvait-elle pas un instant être calme et adulte? Pourtant, malgré lui, il se prenait au jeu, souriait même d'amusement. Pourquoi donc soudainement il tolérait ce genre de gaminerie? L'avait-elle ensorcelé à ce point? Aucune importance désormais, dans l'appartement une guerre faisait rage et celui qui la remporterait aurait définitivement gagné. Surpris par la rapidité et l'énergie de la jeune femme, jamais il n'en démordrait, l'adjoint gagnerait et il lancerait des oreillers jusqu'à la fin de la nuit si il le fallait pour y arriver. Les minutes défilèrent à l'allure des oreillers, mais Adrian savait que rapidement la jeune femme s'épuisait, ses tirs devenaient incertains et son agilité s'amenuisait au fur et à mesure du temps qui passait. Très vite, l'agacement pouvait se lire sur le visage de la psychologue, chose à laquelle Adrian ne put que répondre par un rictus.

Arrêtez ça? Mais quoi donc? Il ne put se retenir de rire face à la remarque de la jeune femme, un sourire aux lèvres, il lui lança d'un air moqueur.

« Arrêtez? C'est la meilleure. Dois-je vous rappeler qui à commencé ce jeu stupide? » fit-il d'un ton sarcastique et faussement moqueur. C'était bien elle la mauvaise joueuse qui avait essayé de le provoquer et qui se trouvait désormais dans une situation de faiblesse. La situation l'amusait mais elle lui échappait sans cesse, comme son adversaire d'ailleurs qui continuait sans arrêt de partir en retraite, allait-il finir par l'attraper et gagner pour de bon, qu'importe il ne prêtait plus attention à cela, seul comptait son ennemie, sa cible, sans se soucier du lieu dans lequel il entrait l'adjoint pouvait cependant constater qu'aucune lampe n'y était allumée. Seuls les lampadaires de l'extérieur offrait un tant soit peut de clarté dans celle-ci, projetant sur les murs leurs ombres devenues spectrales, la grande fenêtre donnait sur le vieux quartier de Chatam et offrait une vue imprenable sur le petit parc qui se trouvait derrière l'immeuble, ça et là des rectangles jaunâtres filtrant à travers le fin rideau de toile annonçaient que certains de ses voisins lointains ne dormaient pas encore, qu'importe, il s'avançait alors doucement vers elle, la psychologue était en effet à court de munition et il pouvait en profiter pour lui faire déclarer forfait. Pourtant, alors qu'il sentait sa victoire proche, elle saisit les oreillers de son lit et les lança un à un sur le maire adjoint et si pour la première tentative elle réussit à l'atteindre, ce n'était que par surprise, Adrian reprit rapidement le dessus, usant de sa force pour désarmé la jeune femme qui désormais ne pouvait plus reculer à défaut de se fondre dans le mur. Désarmée et cernée, l'adjoint ne pouvait que savourer sa victoire en l'encadrant définitivement, la regardant droit dans les yeux il sentait à nouveau l'emprise terrifiante du regard azur sur lui. Les yeux pleins de malice, le sourire aux lèvres, il avait gagné et un bref silence s'était installé entre eux, comme si la pagaille qu'ils avaient mit avait figé le temps dans l'appartement et que dehors la vie continuait à battre son plein. Son coeur battait si vite, si fort, était-ce à cause des nombreuses preuves d'agilités dont il avait du faire montre ou était-ce encore elle? Se désintéressant un bref instant du regard de la jeune femme, il baissa les yeux aux niveaux de ses lèvres, aussi proche étaient-elles, ce n'était qu'une question de temps avant que la distance ne soit réduire à néant.

«  Échec et mat » souffla-t-il alors, puis, il vint à nouveau poser ses lèvres sur celles de la jeune femme. Quel démon le poussait-il a faire ça? Pourquoi ce simple contact le faisait frissonner lui donnant presque le tournis tant il avait la sensation de perdre pied. Posant une main sur le visage de la jeune femme il glissa ses doigts dans ses cheveux pour rejoindre son cou pour sa nuque tandis que déjà son autre mais s'était logée au niveau du bas de son dos, attirant vers lui la psychologue de Stanford, oubliant tout le reste. Il n'avait désormais plus l'impression d'être maître de quoique ce soit, et comme de nombreuse fois en sa compagnie, il se rendait compte qu'en vérité, il n'avait gagné aucune guerre du tout.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Ven 23 Oct - 19:49

« C'est pourtant vous le premier à avoir pris cette peluche ! » Répliqua la jeune femme en faisant semblant de se sentir frustrée. Leur comportement d'enfant continuait encore avec des 'c'est toi qui a commencé !' à la clé. Mais en tout cas, elle n'allait pas le laisser prétendre qu'elle était la fautive, et celle qui avait déclenché toute cette bataille. Elle s'imagina ce qu'elle ne dirait certainement pas si on lui demandait ce qu'elle avait fait le soir où elle était rentrée de la soirée. 'J'ai fait une bataille de coussin avec le maire adjoint'. De toute manière, Adrian ne risquait certainement pas de divulguer quoique ce soit non plus, il était encore plus fier qu'elle. Anna continuait de reculer dans la chambre, après avoir balancé ses deux dernières grosses munitions. Maintenant elle était sans défense, avec un mur derrière elle, et lui il approchai. Elle ressentait de la frustration bien sûr, mais bizarrement son cœur s'accélérait en voyant venir Adrian à elle, s'approcher doucement. Elle savait qu'elle aurait perdu lorsqu'il l'aurait rejoint, mais elle avait hâte qu'il soit là. Le maire adjoint la rattrapa facilement, s'approchant tout près de la jeune femme dont le cœur battait de plus en plus vite.
Il se vanta de sa victoire par un 'échec et mat' bien confiant. C'était facile si l'on considérait qu'il était plus grand, qu'il avait plus de force et surtout qu'il avait eu le temps de se munir de plus de munition qu'elle. Mais plutôt que d'exposer ces arguments qui feraient d'elle la plus mauvaise joueuse qui n'ait jamais existé, la jeune femme préféra reconnaître qu'il était ressorti le vainqueur... Pour cette fois.

« À charge de revanche. » Glissa-t-elle juste avant d'accueillir encore les lèvres du maire adjoint sur les siennes. Il avait toujours les bonnes initiatives lorsqu'ils étaient proche physiquement l'un de l'autre.

La psychologue sentit les caresses surgir dans ses cheveux et le bas de son dos, elle en frissonna de plaisir. Ses yeux se fermèrent encore pour savourer le baiser plus passionné, tandis que ses bras entouraient le cou d'Adrian. Elle se sentait rapprochée vers lui, mais en même temps le gardait abaissé vers elle. Son cœur battait moins fort, peut-être parce qu'il avait encore eu ce qu'il voulait, néanmoins elle ne cessait de frémir et de ressentir une sensation de bien être l'envahir. Elle avait l'impression d'avoir attendu tant de temps à Adrian, qu'elle lui était maintenant offerte. Leur petit jeu qu'ils avaient pratiqués quelques instants auparavant lui sortit de l'esprit, et elle ne pensait plus qu'à continuer cette nouvelle activité dix fois plus agréables. Anna poussait légèrement l'homme qu'elle enserrait dans ses bras, de sorte à le faire doucement basculer lorsqu'il toucha le lit derrière eux. Pourquoi ne pas profiter du matelas ? C'était toujours plus confortable que de rester debout. C'est ce que se disait la psychologue, alors qu'en vérité le désir l'avait poussé à faire ça, tout en continuant d'embrasser Adrian. Des deux mains se posèrent sur la couverture pour se tenir, elle avait une étrange position 'dominante', au dessus du maire adjoint, et savait que ça n'allait pas durer. Anna continuait de l'embrasser sans jamais avoir la force ni l'envie de se retirer. L'ambiance sombre de la pièce permettait un doux silence et une chaleur apaisante. À part le bruit de leurs baisers, rien d'autre ne parvenait à ses oreilles, et c'était tant mieux. Anna glissa ses mains dans le cou du maire adjoint puis commença à déboutonner son costume en même temps qu'il enlevait doucement les bretelles de sa robe. Elle ne réfléchissait même plus, assouvissant enfin un désir qu'elle avait toujours réussi à refouler, mais qui prenait visiblement le dessus d'elle, et pour de bon cette fois. Vaincue par son besoin et ses envies, elle se sentait perdue dans les bras d'Adrian à agir comme lui le faisait, avec peut-être moins d'assurance étant donné qu'elle avait moins d'expérience, mais autant de confiance. Après la veste, c'était sa chemise qu'elle déboutonnait sans regarder, en embrassant toujours l'homme tantôt sur les lèvres, tantôt un peu au dessus, en dessous, sur la nuque puis sur les lèvres à nouveau. Alors qu'ils étaient sur le point de se mettre à nu, la jeune femme releva doucement son visage, une main posée sur le torse d'Adrian pour l'arrêter. Elle le regarda, sans aucune méchanceté ni sévérité, mais avec insistance et prudence. Rien de mal, mais en de telles circonstances, et parce qu'elle se rendait parfaitement compte de ce qu'ils allaient faire, elle continuait de le regarder de manière immobile et silencieuse, il allait vite comprendre qu'elle cherchait simplement à être rassurée avec la vue d'une 'protection'. Il devait surement en avoir, elle ne se faisait pas de soucis pour ça. Au pire, elle aussi en possédait, qui n'en aurait pas ?

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Lun 26 Oct - 0:02

Avait-il vraiment gagné finalement? Oui, si on se limitait à l'instant où il avait cerné la jeune femme contre un mur, un sourire moqueur sur les lèvres, le sarcasme facile. Non, si on continuait à avancer dans le temps et où il ne put s'empêcher de l'embrasser à nouveau. Il avait sans cesse de dire que chaque fois serait la dernière, il ne pouvait résister à l'appel du parfum envoûtant de la psychologue et au goût somptueux de ses lèvres. Chaque fois qu'il avait du rompre leur baiser ses lèvres brûlaient d'envie de recommencer, encore et encore, comme si on les privaient de ce qu'elles souhaitaient de plus cher. Un dernier commentaire de la jeune femme et ils s'offrirent un baiser encore plus passionné que les précédents, comme si jamais il n'avait ressentit cela, il frémissait au simple contact de ses doigts sur le cou et le dos de la jeune femme tandis que cette dernière enroulaient ses bras autour de son cou, rompant les quelques centimètres qui les séparaient encore. Quelques minutes ils restèrent ainsi avant qu'Adrian ne sente une légère impulsion l'attirer vers le lit, sans émettre la moindre résistance, il recula sans même regarder avant de basculer en arrière entraînant avec lui la jeune femme, l'adjoint eut alors l'impression d'être sur un nuage, était-ce le cas? Rêvait-il encore? Devrait-il se pincer pour être certain que tout cela n'était pas un simple leurre?

Anna au dessus de lui, il faisait glisser sa main sur le dos de cette dernière tandis que leur lèvres ne pouvaient se séparer que pour souffler tendrement, pas un bruit ne venait de l'immeuble, le silence de la nuit régnait en maître absolu offrant une ambiance calme que nul n'aurait pu gâcher désormais, plus rien ne comptait autour de lui que cette jeune femme qu'il désirait plus que tout, que cette peau douce et sucrée, que ses lèvres qu'il se refusait d'abandonner. Les yeux clos, il avait laisser partir le peu de raison qui lui restait encore et il savourait chaque seconde de ce moment comme si c'était le dernier. Laissant ses mains délicatement faire glisser les bretelles de la robe de son hôte, tremblant sous l'effet de l'adrénaline que ce moment lui procurait, noyez dans une foule de choses qu'il n'avait ni la capacité ni la volonté d'expliquer. Frissonnant lorsqu'il sentit la main de la psychologue caresser son dos et déboutonner son costume, il sentait son souffle s'accélérer doucement, au rythme de celui de la jeune femme qui désormais s'attelait à sa chemise. Le monde ne tournait plus rond désormais, comme si il avait, l'espace d'une nuit, basculer dans une dimension parallèle. Il n'y avait plus de place pour la raison, pour réfléchir, maintenant c'était lui et son désir brûlant pour elle et si il devait en payer le prix par un scandale, alors il était prêt à le faire pour que personne ne le prive de ce moment. Il avait beau être perdu, il ne voulait plus retrouver son chemin, simplement s'enfuir et s'abandonner à jamais ici, pour que rien ne s'arrête.
Il fit glisser ses lèvres dans son cou, sur le coin de ses lèvres sur ses épaules avant de venir à nouveau capturer ces lèvres qui lui manquaient déjà trop. Puis, presque dénudé, il y eut un instant de vide, une main fragile vint se poser sur son torse et les yeux bleus de la jeune femme se plongèrent dans son regard hazel tous deux savaient ce qui allait se passer désormais et pensait sans doute à la même chose. Groggy par le désir il se redressa cependant pour attraper sa veste à la recherche de son porte-feuille une fois l'objet recherché ( non pas un billet bande de larves X) ) en sa possession plus rien ne pouvait désormais se mettre en travers de leur instant à eux et il vint à nouveau embrasser la jeune femme avec passion d'un baiser qui signifiait bien plus que des mots, faisant basculer la fille du maire il pris le dessus sur elle. Plus capable de réfléchir, il ne voulait qu'elle, qu'elle et elle seule, chacun de ses gestes étaient instinctifs et fiévreux de tendresse et de désir trop longtemps refoulé, trop longtemps nié.
Certes, ce qu'il faisait était la pire chose qui pouvait lui arriver, cependant, aujourd'hui et aujourd'hui seulement il avait décidé de faire ce qu'il n'avait alors plus fait depuis bien longtemps. Profiter de l'instant présent sans en mesurer les conséquences. Car demain était un autre jour et ce soir, son esprit n'avait qu'un nom en tête, celui d'Anna.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Mar 27 Oct - 11:31

Il n'avait suffit que de quelques instants seulement pour qu'un désir ardent submerge la jeune femme. Ces baisers passionnés étaient de plus en plus attirants, elle en voulait encore et encore, peut-être même plus. Anna avançait, obligeant inconsciemment Adrian à reculer en même temps, jusqu'à ce qu'ils touchent tous deux le lit. Jamais elle n'aurait souhaité que ce moment s'arrête. Et bien qu'une petite voix lui hurlait d'arrêter, qui n'était pas cette fois l'honneur ou la fierté, mais celle de la raison, elle décidait de ne plus l'écouter. Peu importe si c'est bien, si c'est mal. Il y avait cet homme, et c'est lui qu'elle désirait le plus au monde en cet instant. Il complétait ses pensées, son courage et amplifiait largement ses envies. Elle ressentait un besoin oppressant de le toucher, d'échanger un contact bien plus intime avec cet homme. Totalement soumise à cette folie passionnée, la psychologue ne put qu'obéir à ses instinct et à son coeur. L'ambiance de la chambre aidait de loin l'intimité de ces lieux.
Alors que la jeune femme s'était délicatement posée sur le maire adjoint, elle commença à déboutonner instinctivement sa chemise tandis qu'elle sentait ses bretelles dévier de ses épaules sous les douces caresses de l'homme. Il reprit bientôt le dessus sur elle, une fois qu'il fut à moitié nu et elle aussi. La jeune femme avait posé une main sur son torse, ils avaient tous les deux cessé de s'embrasser, cessé tout geste également. Il avait compris aussi vite qu'elle qu'ils s'apprêtaient à aller plus loin, mais que le risque était trop grand s'ils ne laissaient pas la raison les conseiller un peu. C'est pourquoi le maire adjoint sortit de son porte-feuille quelque chose dont il était certain qu'elle en trouverait à l'intérieur. (Mais vous ne pensez qu'à l'argent ??)
`A la vue de l'objet, le coeur d'Anna se mit à battre plus rapidement encore. Elle se rendait clairement compte de ce qu'elle allait faire, avec qui, et de ce qui lui arrivait. Pourtant, son esprit s'embrouilla aussitôt lorsqu'elle replongea son regard dans celui du maire adjoint. Peu importe, tant que c'était avec lui, elle le souhaiter de toute son âme. Qu'il y avait-il de mal ? Adrian prenait toute la place dans sa tête, et elle ne voulait plus qu'une seule chose, être à ses cotés, l'embrasser encore dans l'intimité. Elle reposa donc ses lèvres sur celles de l'homme, tandis qu'elle s'allongeait pour le laisser au dessus d'elle. En même temps, elle fit glisser ses mains sur les hanches d'Adrian afin d'attraper ce qu'il lui restait de vêtement, et de les enlever tout doucement...
Une fois fait, Anna passa ses bras autour du cou du maire adjoint afin de l'embrasser avec plus de passion encore, du moins elle le sentait ainsi. Ses lèvres dérivèrent sur le menton, puis le cou d'Adrian tandis qu'elle lui offrait son corps entier. Elle était à lui, entièrement offerte, mais cet homme était également sien. `A partir de maintenant, plus personne ne pourra intervenir; c'était chasse gardé, car une fois que la psychologue sera mordue, elle ne pourra plus jamais sentir l'espoir de se dépêtrer de ses sentiments envers Adrian. Plus jamais, elle le savait. Mais elle était prête à prendre ce risque, dans l'espoir le plus vain de trouver du bonheur dans ses propres émotions. Tout ce dont elle avait le courage et la présence d'esprit, c'était de se laisser faire, ou d'aider. Elle n'avait plus aucune pensée lui disant d'arrêter à temps, et la petite voix qui hurlait dans son esprit quelques secondes plus tôt avait disparu, comme chassée par le désir et le besoin d'aller plus loin encore dans cette relation. L'avenir ne se dévoilait plus, elle n'avait aucune envie de réfléchir à ce qu'elle allait advenir, à ce qu'ils feront après. Tout ce qui occupait son esprit se résumait en un seul nom : celui d'Adrian. La psychologue fit revenir ses lèvres du cou jusqu'à celles du maire adjoint, afin de ré-avoir un nouveau baiser rempli de passion. Ses mains caressaient le dos de l'homme, allant de la nuque jusqu'au bassin. Elle faisait parcourir ses caresses le long de sa colonne vertébrale, afin de provoquer chez lui des frissons de plaisir. Puis, ses mains s'ouvrirent et se posèrent à plat sur le dos d'Adrian. Elle exécuta des petites pressions dessus pour le rapprocher lentement d'elle.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Mer 28 Oct - 2:04

Code:
J'ai tenté de faire soft, mais au cas où X)

Allaient-ils vraiment faire ça? C'était évident, comment en étaient-ils arrivés là? Tout avait commencé comme d'habitude pourtant. Sarcasmes, disputes, crises, normalement il aurait du partir en clapant la porte. Pourtant, ce soir tout avait été différent, tout du début jusqu'à la fin alors autant continué sur la lancée. Il n'était plus capable de réfléchir à quoi que ce soit, ni de se dire qu'il la trouvait insupportable, puéril et capricieuse, pour l'instant, il la trouvait envoûtante, attirante, ensorcelante, seule elle et uniquement elle occupait son esprit et l'obnubilait. Leurs baisers de plus en plus passionné, leurs caresses de plus en plus fiévreuse lui faisait rompre tout lien avec la réalité, elle était à lui et uniquement à lui et cette simple idée le faisait frissonner. Nichant son nez dans son cou, posant ses lèvres sur sa nuque alors que ses mains parcouraient délicatement la peau fragile et douce de la jeune femme. Il ne comprenait pas, il ne comprenait plus pourquoi ils en était arrivé là, la pénombre et le silence rendait ce lieu comme en rupture avec la réalité, comme si rien ni personne ne pouvaient désormais les interrompre, allaient-ils aller jusqu'au bout? Il n'était plus capable de contrôler quoique ce soit, seul comptait le désir qu'il nourrissait pour elle et qui trouvait enfin un exutoire. Cette situation le rendait fou, et l'espace d'un instant de lucidité de quelques secondes à peine, il espérait que la jeune femme le repousse, lui empêche de commettre l'irréparable, quels seraient les conséquences de tout ça? Ce n'était pas n'importe quelle fille, c'était la fille du maire, celle qu'il s'était juré de ne jamais toucher, il s'était battu pour se détacher d'elle et si elle ne le repoussait pas tout de suite, si elle ne mettait pas un terme à tout ça, elle ruinerait tout ses efforts. Définitivement? Il était trop tôt pour le dire, l 'avenir était le dernier de ses soucis, seul dans sa tête régnait Anna, son visage d'ange, le goût sucré de ses lèvres et de sa peau, la douceur de ses caresses et la chaleur de leurs contacts.

Il perdait pied, il le savait, jamais il n'avait été submergé par tant de sentiment en même temps, jamais dans toute son existence il n'avait ressenti ce désir le prendre à la gorge. Bien sur il avait désiré toutes celles qu'il avait séduit alors, mais là, c'était différent, tout absolument tout était différent, chaque contact le rendait fou de passion, chaque baisers en incitait un autre et l'idée qu'elle soit à lui, rien qu'à lui était comme l'accomplissement de ce qu'il avait toujours souhaiter, de toute son âme. L'adjoint aurait aimé s'enfuir de cette état d'esprit, de cet envoûtement, mais chaque fois qu'il ouvrait les yeux et qu'il croisait les yeux mi-clos de la jeune femme l'en dissuadait, il refermait alors les yeux et soudaient à nouveaux ses lèvres aux siens dans un baiser de passion interminable, les caresses dans son dos le faisait frissonner de plaisir alors que ses mains parcouraient désormais ce corps qui lui était offert, une chose était désormais certaine, l'homme autre que lui qui oserait la toucher mourrait sur le champ. Elle était à lui, rien qu'à lui et la pression sur son dos le poussait à confirmer ses affirmations, laissant échapper un soupir de plaisir. Bon sang, qui était cette femme qui le rendait ainsi? Chaque gestes qu'il faisait exprimait un sentiment qu'il était incapable de prononcer, incapable de s'avouer à lui même, il voulait arrêter le temps, empêcher cet instant de cesser un jour. Ils ne faisaient qu'un et cette simple idée le faisait frémir de plaisir, accentuant le bonheur de cet instant qu'il jugeait bien trop court. Son esprit était vide, seul comptait cette femme qui l'envoûtait, qu'il désirait plus que tout, qui lui appartenait et qui le faisait frémir de plaisir. Tendresse et douceur étaient les maîtres mot tandis que le silence était troublé par leur souffles et leur soupirs. Leurs lèvres soudés il fini cependant par rompre les baisers pour embrasser délicatement le coin de ses lèvres puis son coup avant de remonter aux niveaux de son oreille, le souffle rapide, il vint simplement susurrer son prénom d'une voix éteinte par le plaisir et les sentiments qu'ils ressentaient alors. «  Anna » souffla-t-il car c'était le seul nom qui lui venait à l'esprit, le seul nom qui occupait son âme...Mais aussi peut être son coeur.

Ce qu'ils faisaient entraînerait des conséquences terribles le lendemain, que se passerait-il? Comment réagiraient-ils? Mais ce soir, simplement comptait le présent et le fait de partager cela avec elle, et même si il en avait eut la force il n'aurait pas pu penser au lendemain.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Ven 6 Nov - 2:35

Code:
Attention, Sesque !

«  Anna » avait-il doucement soufflé alors que les baisers s'atténuaient pour reprendre de plus belle. Ce nom le fit frémir au niveau des épaules. Non pas parce que c'était le sien, mais parce que celui qui venait de le prononcer était Adrian. La jeune femme humait son parfum pour homme et goûtait à sa peau, ses lèvres. Leurs vêtements s'enlevaient presque seuls, elle ne se rendait même plus compte de la manière dont elle s'y prenait pour se mettre à nue, et pour le mettre à nu. Ce qui lui importaient, ce qui la faisaient frissonner, qui chassaient toute réflexion hasardeuse de son esprit, c'était ces contacts avec lui. Il n'y avait plus que le visage et la présence d'Adrian pour elle, rien d'autre n'existait en ce moment. Elle ne pouvait plus faire demi tour, il était trop tard. Elle s'était jeté dans cet océan vicieux, poussée par son instinct et ses désirs, mais il n'y avait aucun navire ou aucune terre qui pouvait la repêcher. Elle se noyait définitivement, se laissait emporter par les fonds marins, mais n'en éprouvait pourtant aucun regret ni aucune panique. Son souffle s'accélérait au fur et à mesure qu'elle sentait celui de l'homme sur sa peau. Ses lèvres embrassaient tantôt celles du maire adjoint, tantôt son cou lorsque ce n'était pas lui qui le faisait. Elle rouvrait parfois les yeux pour le regarder. Le visage d'Adrian était au dessus du sien, il la fixait parfois d'une intensité qui détruisait à la jeune femme toute force de résister. Elle avait d'ailleurs la sensation qu'il cédait lui aussi, comme elle. Étrange à comprendre, et pourquoi ils ressemblaient à deux enfants qui ne savaient pas ce qu'ils faisaient. Du moins ils le savaient, ils s'en rendaient parfaitement compte, mais n'avaient pas le pouvoir d'arrêter. Anna ne pouvait plus accepter de stopper tout. Maintenant, elle le voulait, elle voulait l'homme et rien ne pouvait plus l'arrêter. Le simple fait de sentir qu'il la désirait tout autant qu'elle la comblait déjà d'un désir plus ardent encore de l'embrasser.

Anna exécutait quelques pressions sur ses mains, posées au niveau des hanches de l'homme. Ils étaient tous les deux nus, leurs vêtements jonchant le sol ou les draps du lit qui se défaisait au fur et à mesure des caresses. L'un au dessus de l'autre, elle était prête à s'offrir complètement à l'homme, à lui donner son corps et plus encore. À franchir la barrière du raisonnable pour le laisser la guider... Hors limite. Enfin pourquoi le laisser faire ? Elle aussi comptait le guider à sa manière. Elle sentit l'homme venir en elle, avec toute la délicatesse dont il était capable. Doux et tendre, elle ferma les yeux afin de profiter de ce moment qu'elle trouvait unique et plus que privilégié. Des centaines de pensées surgissaient à propos d'Adrian, de ce qu'elle éprouvait en cet instant même, mais disparaissaient aussitôt en sentant son épiderme frémir sur toutes les parties de son corps. Anna releva légèrement la tête pour atteindre le maire adjoint aux lèvres et l'embrasser avec passion alors que leurs corps remuaient lentement et à rythme régulier. Elle frissonnait toujours. Pourtant elle avait chaud, mais elle ne pouvait s'en empêcher. Les yeux mi clos, soit elle les refermait afin de profiter de la sensation qui l'envahissait à chaque fois que les hanches de l'homme s'appuyaient sur les siennes. Soit elle rouvrait ses paupières et laissait son regard se perdre dans l'intensité brune qui lui faisait face, au dessus de son visage. Il lui semblait si envoûtant qu'elle ne pouvait détourner son regard. Elle avait l'impression de s'être laissée ensorcelée par cet homme aux yeux si ténébreux et profonds. Elle l'aurait observé des heures encore, si ses paupières ne s'étaient pas à nouveau scellées, en même temps que sa liberté de célibat... La jeune femme poussa quelques petits gémissements, ils sortaient sans qu'elle ne s'en aperçoive à vrai dire. Elle avait l'impression d'atteindre le paroxysme du plaisir lorsqu'elle attirait l'homme à elle dans les mouvements de va et vient qu'ils répétaient sans cesse. Tout son passé s'effaçait, son futur n'existait pas, seul le moment présent comptait à présent. Le moment présent, et lui...

Des plaintes, qui n'en étaient pas au sens propres, sortirent de sa gorge alors qu'elle embrassait avec passion les lèvres d'Adrian. Si elle avait su un jour qu'elle partagerait un tel moment avec lui, elle ne l'aurait jamais cru. La première fois où elle avait posé les yeux sur lui, leur première discussion l'avait tellement agacée que jamais elle n'aurait pu imaginer qu'elle s'offrirait corps et âme à cet homme. Pourtant elle était là, elle dans ses bras et lui dans ses siens. Ils avaient franchi la barrière de l'irréparable, celle où l'on ne pouvait plus revenir ensuite. Un retour était devenu impossible, mais elle ne regrettait rien, jamais. L'instant qu'elle passait lui donnait la sensation de vivre, et lui montrer Adrian comme étant la personne qu'elle était prête à chérir... au dessus de tout.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Dim 8 Nov - 2:34

Citation :
Again

Qu'était-il en train de faire? Un éclair de raison lui traversa l'esprit un quart de seconde avant de disparaître à jamais noyer dans l'immensité bleus du regard qui lui faisait face. Ce qu'il se passait désormais il n'était plus certain de pouvoir l'empêcher, de vouloir l'empêcher tandis qu'il sentait sa peau contre celle de la jeune femme, il oublia instantanément cette intervention raisonnable en l'embrassant avec passion et désir, sentant la peau de celle-ci frissonner sous ses caresses, les yeux clos il savourait cet instant comme si il était unique et nouveau, comme si il avait la conviction de n'avoir jamais vécu quelque chose d'aussi intense auparavant. Souvent leurs regards se croisaient et incapable de dire un mot il espérait que ses yeux parlent pour lui, longtemps ils se fixaient avec une intensité rarement vue, comme si désormais les regards avaient remplacer toutes discussions entre eux, comme si désormais la parole était devenue superflue pour qu'ils se comprennent. Rien n'aurait pu faire cesser ce moment d'éternité qu'il pensait encore irréel, ni la raison, ni l'orgueil, ni l'honneur, incapable de penser à autre chose qu'à elle, il ferma à nouveau les yeux, allant chercher les lèvres sucrée de la jeune femme l'embrassant tendrement. Il n'était désormais plus possible de faire demi-tour, de regarder derrière lui et de se dire que ce qu'ils étaient en train de faire était sans doute la plus grosse connerie de leur existence, mais au fond, cela lui importait peut, seul comptait cette femme qui en l'espace de plusieurs mois avait réussit à établir une étrange emprise sur lui. Car à cet instant même il ne pensait qu'à elle, que ses yeux soient clos ou grand ouvert il ne voyait qu'elle, elle occupait son esprit tout entier et libéré de ce qui lui restait de raison seul le désir de l'avoir à lui et rien qu'à lui dominait son esprit et son coeur et lorsqu'il sentit de légères pressions sur ses hanches il rouvrit lentement les yeux pour plonger son regard dans celui d'Anna. Pourquoi fallait-il qu'elle l'incite à commettre l'irréparable ? La simple idée de la savoir rien qu'à lui le faisait frissonner et lentement, avec une tendresse qu'il s'ignorait, une douceur dont il fit rarement preuve, il vint en elle et un intense sentiment de plaisir le submergea alors, laissant ses yeux se fermer d'eux même sous le poids du plaisir que lui procurait cette sensation, laissant échapper un soupir entre deux baisers avant d'à nouveau chercher les lèvres de cette femme qui le rendait fou de passion et d'envie.

Ils avaient dépassés toutes les limites désormais, et sans doute que jamais ils ne pourraient faire marche arrière? Regrettait-il seulement ce qu'il se passait? Il ne savait pas, il ne savait plus, malgré tout ce qu'il avait vécut auparavant, malgré tout, il ne se souvenait pas avoir été submergé par un tel plaisir, par un tel bonheur qu'à cet instant précis, la raison lui importait peu, ce qu'il savait c'est qu'il voulait la chérir au moins cette nuit, lui offrir tout ce qu'il avait. Adrian sentait la peau de la jeune femme frémir à chacun de leurs mouvements alors que chaque baisers étouffaient un soupir, leurs yeux se croisèrent et ils se fixèrent avec une intensité déconcertante avant d'à nouveau être submergé par les émotions qui les traversaient alors. Ses mains caressant avec fièvre la peau brûlante de la jeune femme, il fit lentement glisser ses lèvres dans son cou avant de goûter sa peau. Son souffle s'accélérait doucement au rythme de leurs mouvements alors qu'à nouveau il vint embrasser passionnément celle qui occupait son esprit tout entier, une main vint lentement glisser sur son bras et lentement ses doigts virent se s'entremêler aux siens avec tendresse, si il aurait aimé que ça raison intervienne et l'empêche de faire cela, désormais une chose était sur, jamais il ne voulait que cela cesse, jamais il ne voulait la quitter, il ne désirait qu'une personne et c'était elle et elle seule et jamais il n'avait vécut un moment aussi privilégié et aussi tendre. Demain était un jour auquel il ne voulait plus penser, seul importait ce moment. Ses sens en alerte il frémissait à chaque gémissements et à chaque plaintes de la jeune femme, les couvrants parfois par les siens, les étouffants par des baisers toujours plus intenses. Ce qui allait se passer plus tard appartenait à un futur dont il ne voulait pas entendre parler pour l'instant.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Jeu 12 Nov - 16:09

Citation :
Always



Elle qui était pourtant à cheval sur les règles, qui pensait pourtant être capable de se maîtriser... Toute théorie, toute hypothèse de contrôle s'estompait lorsqu'il s'agissait d'Adrian. Son instinct était plus fort qu'elle, rendu plus puissant par ce sentiment de désir qui ne disparaissait pas. La jeune femme ne se sentait pourtant pas prisonnière, elle avait l'impression de changer, de faire quelque chose d'irréparable, mais ne voulait absolument pas cesser. Pour rien au monde elle aurait arrêté, elle le voulait, c'était évident. Comment avaient-ils pu en arriver là tous les deux ? Comment pourraient-ils ensuite s'en sortir ? Peu importe, ils y étaient, et jamais elle n'avait autant souhaité vivre avec tant de passion le moment présent. Des gémissements s'étouffaient dans sa gorge et dans les baisers qu'elle ne cessait d'échanger avec lui. À chaque fois qu'il quittait ses lèvres pour embrasser son cou, elle revenait le chercher pour un nouveau baiser plus fougueux que les précédents. Elle sentait les doigts du maire adjoint s'entremêler aux siens alors qu'elle était envahie de plaisir et d'émotions indescriptibles. Elle marquait son sort à celui de cet homme, scellait leur destin à tous les deux en même temps qu'elle ressentait ces flux de réponse à son désir parcourir son corps jusqu'à la faire frémir. Sa peau frissonnait toujours, mais elle n'avait pas froid. Bien au contraire, la sueur se faisait ressentir sur ses bras et son visage, à moins qu'elle ne ressentait celle d'Adrian ? Ou les deux. Leurs corps entiers cherchaient à se mélanger, jusqu'à ne plus savoir où elle se trouvait et dans quelle position. Elle se perdait volontairement dans cet océan de frisson, de plaintes et de plaisir. Ses muscles se contractaient à chaque fois qu'un son s'échappait d'elle, elle laissait maintenant l'homme la guider. À moins que comme elle, il laissait faire aussi ? Tous leurs gestes étaient comme auto-guidés, elle savait qu'elle se contrôlait, mais qu'elle ne pourrait pas arrêter. C'était trop tard, et c'était tant mieux. Anna fermait, rouvrait les yeux sans cesses, de manière lente et irrégulière. Lorsque ses pupilles tentaient d'apercevoir quelque chose, c'était le regard brun et ténébreux du maire adjoint qu'elle apercevait. Les mains de la jeune femme quittèrent ceux d'Adrian pour se poser sur ses hanches, puis remonter en quelques caresses jusqu'à son visage, en passant par les cotés du bassin en sachant que cela le ferait frémir. Elle caressa les cheveux de l'homme avec tendresse, tandis que son autre main effleurait sa joue avec la nouvelle tentation de l'embrasser. Un nouveau gémissement s'échappa du fond de sa gorge. Peut-être plus long, plus étouffés aussi, car elle sentait quelque chose partir de 'son' homme. La fin, ou le début ?

Le calme revenait, les mouvements ralentissaient en même temps que les plaintes cessaient. Le souffle de la jeune femme redevenait régulier, et elle ne put s'empêcher de se perdre à nouveau dans les yeux profonds du maire adjoint. Le premier réflexe d'Anna fut de passer ses bras autour du corps de l'homme, et de le serrer contre elle. Comme si elle avait peur que tout soit fini, qu'il parte, que ce ne soit qu'un rêve qui allait prendre fin dans peu de temps. Ils étaient toujours l'un sur l'autre, mais elle le laissa se décaler pour se poser à coté d'elle. (Je suppose, sinon il l'écrase la pauvre.) Les émotions se chamboulaient toujours dans l'esprit de la jeune femme. Elle aurait pleuré, si le sentiment d'assurance et de confiance ne l'envahissait pas autant. Non, même si ses idées redevenaient de plus en plus claires, elle ne regrettait rien. Aucun remord de la prenait, elle était tout simplement heureuse de ce qu'ils venaient de faire. Une grosse bêtise, mais une bêtise mémorable. La psychologue regardait toujours le maire adjoint. Elle caressa doucement les cheveux de ce dernier, ne pouvant cesser l'intensité de son regard, les pupilles totalement dilatées par ce sentiment de désir qui s'estompait enfin un peu, par ce soulagement, cette sensation d'être en paix, et de ne plus vouloir le quitter lui.

« On a commis l'irréparable... » Souffla-t-elle d'une voix à peine audible.

Elle abdiquait. Elle abandonnait tout combat, tout navire, elle se pensait maintenant prisonnière des bras de cet homme. Les lèvres de la jeune femme se posèrent à nouveau sur celles du maire adjoint, et elle se blottit contre lui pour poser simplement sa tête dans le creux du cou de l'homme. Elle était bien, elle avait chaud, elle se sentait terriblement bien contre la peau chaleureuse et vivante d'Adrian. Cependant elle était épuisée, et quelques secondes d'immobilités seraient certainement plus qu'appréciées.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Dim 15 Nov - 2:02

Le temps s'était-il enfin arrêté? Avaient-ils pu enfin y mettre en terme? Hélas non, ce n'était que chimère et hélas à chaque instant un futur incertain se présentait à eux. Qu'allait-il se passer après tout cela? Il s'en fichait, à l'instant même du moins il n'avait en tête que cette femme, que le désir qu'il éprouvait pour elle et que le plaisir qu'il ressentait à ce moment même. La passion l'avait définitivement noyé et il lui était presque impossible de revenir à la surface. Les yeux clos, ses lèvres ne cessaient de s'unir à celles de la jeune femme dans de baisers passionnés qu'ils s'échangeaient entre deux soupirs de plaisir. Qu'il aurait aimé que ce moment dure éternellement, que ce flot d'émotion qui traversait son esprit à chaque minutes ne cesse jamais, ses mains dans celles de la jeune femme il ne faisait qu'un avec elle, et ce sentiment d'unicité jamais il ne l'avait ressentit jusqu'alors. Devenait-il fou? Ce n'était pas le moment de pensé à cela, ses mains finirent par rompre avec celles de la psychologue et il vint caresser tendrement cette dernière, posant d'abord ses mains sur son dos pour redescendre et finalement remonter jusqu'aux épaules qu'il touchait du bout des doigts, sentant que le contact de ses mains la faisait frissonner.
L'adjoint laissa échapper un soupir de plaisir en sentant les mains de la jeune femme glisser sur sa peau, s'étonnait de frissonner à ce contact alors que déjà ses lèvres cherchaient avidement celle d'Anna pour un baiser passionné. Quelle ironie, si il avait su qu'un jour cela arriverait, il aurait tout fait pour l'en empêcher, mais là, pris au piège, il ne pouvait qu'apprécier ce moment tout en sachant que ce qui se passerait demain serait bien différent. Pourquoi au fond Anna ne l'avait-il pas repousser? Pourquoi ne lui avait-elle pas dit stop avant qu'il ne soit trop tard? Et lui? Pourquoi n'avait pas fait cesser cette mascarade avant?
Ces questions demeureraient sans réponse.
En chaque instant, il regardait avec intensité la jeune femme face à lui, son regard était empreint d'une passion qu'il ne s'était jamais connu et fermant de temps à autres les yeux sous l'effet des émotions il les ré ouvrait pour replonger dans le bleu azur et envoûtant du regard de la psychologue. Enfin , un gémissement plus audible leur échappa alors qu'ils atteignaient la fin.... Mais au fond, était-ce la fin ou le début?

Le doute restait entier alors qu'à bout de souffle il laissait ses mouvements se ralentir lentement, regrettait-il tout ce qu'ils venaient de faire? Pas le moins du monde même si déjà il reprenait ses esprits, la sensation que ce moment lui laissait l'empêchait encore d'avoir les idées totalement claire. L'adjoint sentit alors les bras de la jeune femme s'enrouler autour de lui, accentuant un étrange sentiment qui occupait son esprit. Se décalant doucement, il se laissait tomber sur le matelas à côté d'elle et sitôt vint enrouler ses bras autour de la psychologue, pourquoi au fond ne regrettait-il pas ce qu'il venait de faire? Malgré la catastrophe que cela pouvait représenter l'adjoint s'étonnait de ressentir aucun remords, bien au contraire, le désir qu'il avait de la garder près de lui chassait toutes envies de regretter ce moment, aussi l'attira-t-il tendrement contre lui, si chaque jours il était torturé par un étrange sentiment qui refusait de le quitter, ce soir, pour la première fois depuis longtemps, Adrian se sentait en paix et paisible.

On a commis l'irréparable, avait-elle alors souffler d'une voix à peine audible, il frissonnait en sentant une main glisser dans ses cheveux, en entendant simplement le son de sa voix. Et restant un instant silencieux de peur que ses paroles trahissent ses émotions, il fut presque surprit de sentir à nouveau les lèvres de la jeune femme se poser sur les siennes. Non, c'était sur désormais, il n'avait pas rêver et après quelques secondes de surprise il répondit au baiser avec tendresse et attention tandis que sa main avait glisser des hanches de la jeune femme pour venir caresser son visage. Un sentiment de bien être s'était épris de lui et semblait ne plus vouloir le quitter, plongeant à nouveau son regard dans celui de la jeune femme il préférait se taire plutôt que de dire des choses que seul ses sentiments auraient pu lui faire dire et il n'en était pas encore là, bien qu'il désirait sa présence à ses côtés plus que jamais.
« Oui. » souffla-t-il alors doucement dans un murmure. Sachant que ses esprits revenaient lentement. «  Et ça en valait la peine... » se contenta-t-il de dire en sentant la jeune femme se blottir un peu plus contre lui. Non, cet nuit il ne partirait pas, il resterait là avec elle car pour rien au monde il n'aurait voulu bouger. D'une main il saisit les draps et les amenèrent à eux avant de poser un baiser sur le front de la psychologue. Ce moment de silence lui était bénéfique, mais ne l'empêchait pas de penser à ce qui se passerait le lendemain matin.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Dim 15 Nov - 18:21

Elle restait blottie contre lui, soupirant de soulagement et d'épuisement. Elle se sentait si bien que même le sommeil n'était pas d'humeur à la prendre. Du moins, pas pour le moment. Le contact chaud de la gorge de l'homme contre son front, les doigts d'Anna qui caressaient le dos d'Adrian alors qu'elle ne s'en rendait même plus compte. Même si tout était terminé, elle ne voulait pas partir. Elle voulait rester là, dans ses bras, encore et encore. Qu'ils se parlent ou non, peu importe, tout ce qu'elle souhaitait c'était cet homme et rien de plus. Le maire adjoint lui répondit, avant de ramener les draps à eux. Anna était rassurée de ce geste. Ainsi, elle était sûre qu'il ne partirait pas. Elle se sentait plus que satisfaite d'être ainsi plongée dans les bras d'Adrian, et de savoir qu'elle allait y rester la nuit entière. 'ça en valait la peine' avait-il murmuré à son tour. Elle se rendait parfaitement compte maintenant de ce qu'elle avait fait, ce qu'ils avaient partagé. Pourtant, même en faisant des efforts, elle ne parvenait pas à éprouver le moindre remord. Aucun regret ne l'envahissait, elle était tout simplement heureuse d'avoir succombé à ses désirs. Alors que la lucidité était presque entièrement revenue, le sommeil lui aussi accourait à grand pas. Et la psychologue ne put y résister longtemps. Elle était confiante, elle savait qu'il ne s'envolerait pas pendant la nuit, et elle espérait qu'à son sommeil, elle soit toujours serrée contre lui. Que se passera-t-il ensuite ? Allaient-ils se séparer et faire comme si de rien n'était ? Allaient-ils se dire au revoir et tenter de ne plus se revoir ? Non, car intérieurement ils s'étaient promis de ne pas agir ainsi. Est-ce qu'ils se retrouveraient ? Remettra-t-il les pieds dans cet appartement ? Les réflexions de la psychologue ne durèrent pas, car ses paupières se fermèrent et elle s'abandonna au monde des rêves.
~~
Aucun souvenir, aucune image particulière ne survint cette nuit là. Du moins, pas de rêve dont elle se souvienne le lendemain. La jeune femme avait dormi comme un enfant, en laissant ses soucis et ses problèmes de coté. À son réveil, la première chose qu'elle sentit fut un souffle régulier et silencieux. En ouvrant les yeux, elle comprit qu'elle n'avait plus la tête posée sur le haut du torse de l'homme, mais que son front était collé au front du maire adjoint. Elle avait son visage dormant en face d'elle, et elle esquissa un sourire. C'était la première fois qu'elle voyait Adrian aussi inoffensif, et non prêt à lancer une remarque cynique en la fixant amèrement. La jeune femme recula doucement, le réveil la prenait au fur et à mesure qu'elle tournait la tête pour se souvenir de ce que faisait l'homme dans son lit. Aux premiers abords elle n'avait pas été surprise de le voir, étrangement, mais lorsqu'elle retrouva ses esprits, elle se demandait ce qu'il faisait ici. Les souvenirs de la veille survinrent et la laissèrent pensive un moment, et la lumière du jour qui pénérait ouvertement dans la chambre à cause des volets non fermés, éblouissaient ses yeux. Finalement, Anna regarda à nouveau le visage endormi, puis elle embrassa doucement Adrian sur le front. Elle ne voulait pas le réveiller, parce qu'on ne sait jamais l'humeur qu'adoptera un individu si on le réveille. La jeune femme se décala pour sortir du lit le plus délicatement possible. Elle se rendit compte qu'elle était toujours nue, et s'empara donc d'une nuisette jaune pâle dans son armoire pour se vêtir. La psychologue se tourna encore une fois vers le lit pour se perdre dans la contemplation d'Adrian. Elle ne put retenir un tendre sourire, puis réussit à détourner le regard pour sortir de la chambre le plus discrètement possible. Une fois dans le couloir, elle passa près de la chambre de ses colocataires sans faire de bruit, ignorant totalement s'ils étaient là ou non. Puis elle s'engouffra dans la cuisine – en passant par le salon pour ramasser la peluche, quand même. La psychologue avait faim, ce qui n'était pas courant le matin. Alors elle commença par prendre du pain de mie et à les faire griller, tout en sortant de la confiture, du miel et des œufs. Les omelettes le matin, c'est typiquement américain. Elle en prépara mis deux sur une poêle, au cas où... Puis se servit un grand verre de lait en attendant que les œufs soient cuits, que les toasts soient prêts et que la cafetière se mette en route.

Elle s'assit sur une chaise pour déguster son verre, et surtout pour réfléchir. Bon, elle avait commis l'irréparable avec le maire adjoint, qui dormait dans sa chambre. Elle ne peut plus faire marche arrière alors qu'elle s'était promis de ne pas céder, en plus elle était persuadée de le détester. Il ne voudra surement pas que ça s'affiche en publique, donc elle ne le verra probablement presque plus, il ne faut pas que ça s'ébruite, et comble de tout, si son père l'apprenait elle passerait à la casserole. Comme les œufs. Mis à part tout cela, tout allait bien...

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Lun 16 Nov - 1:26

Indescriptible, voilà le terme le plus adapté au sentiment que le traversait en ce moment même alors que déjà, le sommeil l'attirait à lui. La nuit était désormais complète sur Chatam et tandis qu'il sentait la chaleur de la jeune femme contre lui, il lança un regard vers la fenêtre qui lui faisait face. Que lui réservait demain? Comment allaient-ils réagir lorsqu'ils se croiseront demain matin? Que ressentait-il et pourquoi? Mais il ne pu approfondir davantage ses réflexions car déjà, ses yeux se voilaient d'un sommeil profond, se laissant bercer par le souffle de plus en plus régulier de celle qu'il tenait tendrement dans ses bras.

Il ne se souvenait pas s'être réveillé une seule fois cette nuit là. Ni même d'avoir rêver d'une chose importante, c'était comme si il avait dormit comme jamais il n'avait pu le faire auparavant. Et bien qu'il eut sentit une légère pression sur son front, il était encore bien trop profondément endormit pour ouvrir les yeux, à moins qu'il craignait de les ouvrir? Un léger courant d'air parfumé avait traversé la chambre peut de temps après et tout d'un coup il avait eut plus froid et il avait, en un réflexe presque inconscient attiré encore plus près de lui les couvertures, tournant désormais dos à la fenêtre qui semblait lui projeté la lumière du jours qu'il refusait. Pourtant, quelque chose n'allait pas, il avait besoin de se lever, comme si ce lit était tout d'un coup devenu inconfortable, comme si il n'avait pas su se réchauffer, comme si cette lumière était trop présente. Ainsi, il avait définitivement ouvert les yeux...Ou presque. Après plusieurs tentatives plus ou moins vaines de vaincre la clarté aveuglante de la pièce, ses pupilles s'étaient finalement adaptées et sans autres formes de procès, il se redressa sur le matelas, se frottant la tête comme si il sortait d'un profond coma. Regardant autour de lui l'adjoint pu constater que la décoration était loin d'être celle de sa chambre et sitôt les souvenirs de la veille lui revinrent tels des fantômes. Il avait d'abord raccompagné Anna et finalement il n'était jamais repartit, l'instant qu'il avait alors craint été arrivé, ce qu'ils avaient fait hier était une catastrophe et il se doutait bien qu'il était impossible désormais de ramasser et recoller les morceaux, pourtant, il fallait trouver une solution.
Celle de partir de manière la plus froide et distante possible lui semblait la plus plausible.
Sans attendre, il sauta hors du lit en reprenant ses affaires pour rapidement les enfiler, se rendant compte qu'il était nu et qu'il n'avait pas l'intention de traverser l'appartement de cette manière. Un fois cela fait il traversa le couloir en direction de la cuisine, sans prêter attention aux autres chambres dont les portes semblaient closes et ne renfermer aucune vies.

Soudainement, l'envie de partir lui semblait de plus en plus difficile, de plus en plus douloureuse, comme si tout d'un coup, cet élan qu'il avait eut au réveil lui semblait absurde. Allait-il la laisser en plan comme il avait l'habitude de le faire? L'adjoint ressentait tout d'un coup d'atroces remords à cette idée. Mais qu'allait-il lui dire? Désolé mais ce n'est pas possible entre nous, il vaut mieux qu'on ne se voit plus? Non, même ça lui semblait pénible à dire... Il devait...
Alors qu'il tâtait les poches de sa veste, elles s'avèrèrent atrocement...Vide, un vent de panique soufflait alors dans le couloir qu'il traversait. Où était son téléphone portable? Entrant dans la cuisine il vit la jeune femme assise en nuissette en train de prendre son déjeuner, un bref regard incrédule avant qu'il ne fasse le tour de l'appartement sans même considérer son hôte, lui qui avait cherché une excuse pour ne pas partir, son téléphone portable disparut lui offrait une occasion en or.
Après quelques minutes à tourner autour du canapé, a avoir traversé et retraversé le couloir, il se tourna finalement vers Anna.

« Où est mon portable? » lui lança-t-il alors. Ni un bonjour, ni même un geste, tout semblait être redevenu normal, pourtant, il savait pertinemment que rien ne serait comme avant entre eux.

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MessageSujet: Re: Rien n'est terminé. [PV Adrian]   Lun 16 Nov - 2:11

Il était évident qu'Adrian n'allait pas commencer la journée par un « Bonjour ! Vous avez bien dormi ? ». Anna s'attendait d'ailleurs à ce qu'il cherche un prétexte pour s'enfuir. Cependant, elle pensait qu'il viendrait lui dire en face qu'il partait, plutôt que de l'entendre farfouiller vers l'entrée. Elle eut peur à un moment qu'il ne s'en aille vraiment, et posa un regard rempli d'espoir sur cet objet insolite qu'elle avait subtilisé à la veste du maire adjoint, et qu'elle avait posé sur la table de la cuisine. Pourvu qu'il vienne le rechercher, pourvu qu'il revienne... Alors qu'elle s'était adossée contre un meuble et qu'elle buvait silencieusement son verre de lait, les pas d'Adrian se rapprochèrent. Il apparut, les cheveux bien ébouriffés et sortant de son sommeil. Ouf, il n'était pas parti. Anna retint un sourire lorsqu'il lui demanda où était son portable. Puisqu'il avait eu l'intention de partir sans un mot, afin d'aggraver les choses plus qu'elles ne le sont, la jeune femme ne lui proposera pas de manger. Voilà. La psychologue fit un signe de tête en direction de la table, afin de lui montrer son portable.

« Bonjour Adrian. » Fit-elle ensuite comme si elle répondait à une éventuelle salutation que l'homme n'aurait pas fait. La lutte reprenait, et elle n'avait pas abandonné l'idée de lui apprendre la politesse ! « Si vous étiez plus ordonné, vous n'auriez pas eu besoin de revenir. » Ironisa Anna sur un ton plus sec avant de finir son lait d'une traite.

Elle se passa la langue sur les lèvres pour en épurer le reste de liquide, puis posa l'objet dans l'évier. En vérité elle lui en voulait d'avoir voulu partir sans rien dire, comme si tout cela n'avait été qu'une simple nuit comme il avait l'habitude d'en faire. Et elle comptait bien lui faire comprendre qu'elle n'était pas satisfaite du tout... Avec tout ça, l'appétit venait de quitter entièrement la psychologue. Et elle n'accorda pas la moindre attention aux toasts qui ressortaient griller. Même la bonne odeur du café passait mal lorsqu'Anna respira un grand coup pour exprimer son mécontentement.

« Vous allez me dire que j'aurais du m'attendre à cette preuve de lâcheté de votre part, et je m'y attendais. Mais que vous ayez des choses ou non à dire, je veux que nous parlions de ce qu'il s'est passé. » Fit-elle directement sur un ton qui ne s'était pas adouci.

Elle n'avait pas l'intention de le laisser partir comme ça, surtout sans avoir mis les choses au clair. La jeune femme venait de partager un moment qui représentait beaucoup pour elle. C'était l'irréparable, et l'attitude d'Adrian lui mettait le doute d'une erreur dans l'esprit. Il n'allait pas s'en tirer à si bon compte, et s'il fallait qu'une nouvelle dispute éclate encore, alors elle éclatera. Mais la jeune femme avait ôté le voile sur ses sentiments. Elle n'allait pas se confier tout de suite au maire adjoint, évidemment, cependant il n'était pas question de faire comme si de rien n'était. Elle faisait preuve d'autorité, bien qu'elle ne pensait pas vraiment que ce soit ce genre de chose qui fasse grand effet sur le maire adjoint.

« Vous partirez après, si vous y tenez tellement, je ne vais certainement pas vous en empêcher. » Ajouta froidement la jeune femme en espérant le faire réagir.

Elle restait adossée au meuble qui tenait le four de la cuisine, les bras croisés, et fixait le maire adjoint dans l'espoir de ne pas le voir partir. Parce qu'il est clair que s'il s'en allait, elle allait lui en vouloir atrocement, et refuserait de le voir par la suite. Anna ressentait une sorte de colère mêlée à la crainte de se remémorer ce qu'ils avaient fait plus tôt. Elle ne tenait absolument pas à ce qu'il prenne la porte, et refusait absolument de le laisser s'en tirer avec le simple fait d'avoir franchi les limites une nuit, et de l'oublier par la suite. C'était un comportement lâche et odieux, et s'il voulait continuer de la voir, il allait devoir mieux assumer ce genre de chose...
En même temps, la jeune femme espérait aussi vraiment qu'il se rende compte que ce prétexte de parler de ce qu'ils avaient fait, c'était surtout pour qu'il reste dans l'appartement encore un peu.

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