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 "Ah, je ne vous avais pas vu!" [PV: Lorenzo]

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Cailinn S. O'Shawnessey

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MessageSujet: "Ah, je ne vous avais pas vu!" [PV: Lorenzo]   Lun 9 Nov - 21:08

Je venais tout juste d’arriver dans la ville. Une nouvelle vie commençait pour moi, depuis deux jours seulement… Et j’avais le plus grand mal à m’y faire. Ici, les gens étaient si froids, si inapprochables, si… citadins. C’est horrible de penser ça comme ça, mais je réalisais que le choc des cultures me frappait de plein fouet. Je n’étais pas une fille de la ville exubérante et folle, froide avec les inconnus, mais si chaleureuse avec les autres. J’étais simplement une fille de la campagne, souriante et bienveillante pour qui le voulait bien. Mais mon sourire s’était effacé au fil des jours. Les gens que j’avais salués m’avaient regardé comme si je n’étais rien d’autre qu’un extraterrestre. Est-ce si étrange de saluer quelqu’un qu’on ne connaît pas ? Dans mon village, on saluait même l’inconnu qui passait avec sa voiture. Ici, on dès que je leur adressais un sourire, ils me prenaient pour une folle. Je n’aimais pas cette ambiance dans la ville.

Alors, peut-être était-ce aussi parce qu’ils s’attendaient à voir une citadine normale, vu les habits dans lesquels j’étais. Je me faisais plaisir, achetais ce que je voulais, quel qu’en soit le prix. Je m’arrêtai devant une vitrine et arrangeai mes habits. Mon pantalon noir moulant était ce qu’il y avait de plus basique, de même que mon t-shirt blanc sur mon torse. J’avais attaché mes cheveux en une queue sur le coté, qui pendait sur mes épaules de façon nonchalante. Un gilet noir me servait également de rempart contre le froid et d’accessoire. J’ajustais mes lunettes de soleil style aviateur et m’assurais que rien n’avait tâché mes sandales blanches à talons. Rassurée, je repris ma marche et vérifiai dans mon HTC que je n’avais pas de nouveau message. A part le journal de Barossa Valley, rien de nouveau. Je le rangeai à nouveau dans mon sac Chanel classique, rouge comme le sang. Non. Je ne devais pas donner l’impression d’être une campagnarde, mais pourtant, dès qu’on m’entendait parler, on le savait, et dès qu’on voyait mon visage, on le devinait. C’est pour cette raison que les lunettes de soleil n’étaient pas si mal.

Les gens pensaient que c’était pour des raisons esthétiques, mais la réalité était pour moi tout autre… Les citadins qui se moquaient tant de nous, campagnards, s’inspiraient bien de nous. Les chemises à carreaux, la simplicité, les pantalons dans les bottes, les gilets, les bretelles. Ce n’était rien d’autre que les campagnards qui faisaient cela. Mais bon, qui le croirait ? J’étais habillée comme tous les jours, chez moi, les talons et le sac en plus. Le pire de tout étant que c’étaient des choses que j’avais toujours eues, que ma mère me ramenait, mais que je n’avais pas l’occasion de porter, quand j’étais occupée à courir après les veaux et les autres animaux. Ou encore, quand je faisais les vendanges. Et je ne rêvais que de les mettre. A présent que j’habitais la ville, c’était l’occasion ou jamais. Mais les gens étaient trop froids, alors je préférais me cacher.


J’entrai dans la galerie, mes lunettes toujours au nez, je devrai bien les enlever un jour, mais je préférais le faire une fois plongée dans la contemplation impressionnante d’un beau sac ou de belles chaussures. Grand malheur m’en prit, je tournai dans un coin et percutai quelqu’un avec une violence qui me fit basculer en arrière et perdre mes lunettes du nez. Je me levai rapidement et me confondis en excuses, écrasant mes chères Ray-Ban au passage.


« Pardonnez moi, je ne vous avais pas vu… Je suis désolée, vous n’êtes pas blessé ? »

Oui, j’étais polie, trop gentille et j’avais trop de valeur. Je l’avais su dès le moment où j’avais senti le craquement de mes lunettes sous mes talons. Une chose de plus à acheter. Et malheureusement, dans tout ça, j’avais oublié que je n’étais rien d’autre qu’une Australienne… Une paysanne australienne. Et que ça, à l’accent, à la voix, cela ne se ratait pas. J’espérais simplement que malgré tout la personne face à moi serait indulgente.
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Lorenzo Bianchi
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Disponible pour un topic? : Eu ... Je suis un peu surchargé en ce moment. Mais voyez avec ma secrétaire, elle vous dira lorsque
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MessageSujet: Re: "Ah, je ne vous avais pas vu!" [PV: Lorenzo]   Mer 11 Nov - 21:56

Lorenzo avait décidé d'occuper son après-midi à faire les boutiques. Eh oui mesdames, en plus il adore faire du shoping, surtout en ce qui concerne les chaussure. C'est pourquoi, après une matinée assez chargée, il avait voulu s'accorder un moment de détente dans la Manukau Gallery à dépenser comme un fous. Pour ce qui est de son style vestimentaire du jours, il avait décidé de rester dans le sobre et le naturel. T-Shirt blanc cassé légèrement moulant, un jean clair et faussement usé, une de ses nombreuses paires de basket qui étaient à la limite entre le sportif et le class, ces lunettes de soleil, des Ray-Ban et enfin un veste toute bête de ville, il avait préférer laisser la veste de son costume pour se soir, en plus avec le jean cela ne serais pas du tout allé.

Comme à chaque sortie, il était tombé sur plusieurs personnes dont il du serrer la main, ce qu'il fit mais avec un peu de réticence. Après tout, il était là pour se reposer et prendre un peu de bon temps, et pas pour jouer les officiels en expédition. Mais bon, à force, on s'y fait, et maintenant qu'il fait partit des personnes les plus importantes de la ville, il s'est fait un raison sur son manque de vie privée.

Mais, alors qu'il venait d'entrer dans son magasin de chaussure préférer, il se retrouva assaillit par toutes les vendeuses, qu'il connaissait bien, et qui voulaient toutes le saluer. Oui, ben écoutez, il n'y peu rien si il est beau goss et qu'il a du succès. Cette foule de jolie fille lui fit plus peur qu'autre chose, et il tourna tout de suite les talons. Mais, alors qu'il "s'échappait", il percuta un jeune femme de plein fouet. Les lunettes de celle-ci tombèrent au sol et, malheureusement, elle y marcha dessus.

Plutôt grande, mince, la peau dorée, des cheveux légèrement bouclés qui tombaient sur son épaule comme une cascade de chocolat, et les yeux d'un bleu océan à en tomber à la renverse. Cette jeune demoiselle était plutôt mignonne, et semblait d'une compagnie beaucoup plus agréable que les hystériques qu'il venait de semer. Il émanait d'elle une certaine douceur et une pureté que Lorenzo n'avait pas rencontré depuis des années.

Dès qu'elle ouvrit la bouche pour s'excuser, il sut d'où ce petit trésor venait. C'était une jeune fille de la campagne, à en mettre sa main au feu. Et, il ne sais pourquoi, mais cela la rendit encore plus adorable. C'était à son tour de s'excuser. Elle avait l'air si fragile qu'il avait peur de l'avoir blessé.


"Non, c'est moi, je ne regardait pas du tout où j'allais. Je suis vraiment désolé. Surtout pour vos lunettes ... C'est de ma faute en plus. Comment me faire pardonner ? Je pourrais vous en racheter une paire, il y a un opticien juste là-bas ..."

Pour une fois, notre tombeur n'essayait pas de faire tomber cette jolie créature dans ses bras, il était vraiment sincère. Il s'en voulait terriblement de lui avoir casser ces lunettes, surtout que c'était des Ray-Ban, et que ça coute plutôt cher... De plus, il n'arrivait pas à décoller se sourire sincère et tendre de son visage.

*Voyons Lorenzo, cela ne se fait pas, tu ne la connaît même pas !*

Mais en fait, plus il se le disait, et plus Lorenzo avait l'impression de connaitre cette jeune femme. Oui, il avait cette curieuse sensation de l'avoir déjà croisé quelque part. C'est pourquoi, le plus naturellement et avec un semblant d'incompréhension dans le regard, il lui posa une question qui est encrée dans le dictionnaire des dragueurs :

"On ne s'est pas déjà vu quelque part ?"

Sauf que, détrompez vous, comme tout à l'heure, il n'avait aucune idée derrière la tête, non, c'est juste que cette impression était tellement forte qu'il fallait qu'il voit si elle ressentait la même chose.

[HJ : Si tu veu que j'enlève le truc du "on s'est pas déjà vu" tu me le dit hein ?! Et je te le fait tout de suite ^^]
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Cailinn S. O'Shawnessey

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MessageSujet: Re: "Ah, je ne vous avais pas vu!" [PV: Lorenzo]   Sam 14 Nov - 16:30

La réaction des gens pouvait être surprenante. J’avais tout vu, il me semblait dans ma vie. Les gens froids, les gens bêtes, les gens souriants, les gens hypocrites… Mais une personne qui me proposait de me racheter les lunettes que j’avais moi-même écrasée, alors ça, jamais. Je pris une seconde pour l’observer. Des yeux d’un bleu océan, des cheveux d’un noir ébène, une carrure imposante, une tenue décontractée et beaucoup, beaucoup de charme… Vraiment beaucoup de charme. Mais cela m’étonnait de réaliser ça. Des sortes de frissons internes me parcoururent, et je fus troublée. C’était normal, me dis-je, mais tout de même. J’aurais du me douter que dans la ville, je finirais bien par le trouver confrontée à ce que les gens appelaient l’attirance. Cela m’était pourtant inconnu… Alors évidemment, j’avais beaucoup lu à ce sujet et j’en avais beaucoup entendu parler, mais jusqu’à là, cela ne m’avait pas frappée.

En effet, difficile que cela me frappe, puisque les seuls garçons que je connaissais, j’avais simplement grandi avec. Je les voyais depuis que j’étais toute petite et je les considérais comme des frères, ni plus, ni moins. Il leur était arrivé d’essayer, quelques fois, de me charmer, mais cela avait seulement eu pour effet de me faire éclater de rire. Dans mon village, on couchait par curiosité et on se mariait par affection. Je n’avais jamais entendu quelqu’un dire qu’il était amoureux de l’autre, mais simplement parler de à quel point les gens s’entendaient bien, à quel point c’étaient de bons bosseurs. Mais l’amour semblait n’exister que dans les livres ou la ville. Ce n’était cependant pas seulement ça, de mon point de vue… Simplement, lorsqu’on voit toujours les mêmes gens sous l’œil de la famille, d’une grande famille, on a du mal à changer ce regard en attirance. Lorsqu’un de mes camarades de classe m’avait avoué être amoureux de moi, deux ans en arrière, j’avais éclaté de rire. Et vous savez le pire ? Il a éclaté de rire quelques secondes après. Oui, dans son village on s’en rendait compte… L’amour, il fallait partir le chercher ailleurs, parce qu’on ne tombe pas amoureux de ses frères et soeurs. Après ça, on s’en était retournés faire la fête et on restait amis. L’attirance n’existait pas entre les gens du village, et moi, je ne l’avais jamais ressentie…
Jamais à vrai dire, je n’avais eu le souffle coupé devant un garçon, ou simplement l’envie de faire autre chose que de parler. Et lorsque je lisais ce qui se passait dans les livres, cela me semblait juste insensé. En fait, je réalise pour la première fois que j’avais fermé mon âme à toute une panoplie de sentiments et de sensations. Ce que je ressens, se rapproche un peu à la peur, mais à la joie. Mais en même temps, c’est léger. Ce n’est pas ce que décrivent les livres, qui nous fait perdre toute notion du temps et rend nos jambes flageolantes. Non, là, c’est tout simple…

Je lui souris, reconnaissante, quand cela me frappa. J’eus un éclair, une sorte de vision, mais si floue. Oui, c’était exactement ce qu’il disait. J’avais cette impression là, que ce n’était pas nouveau. Que je l’avai déjà rencontré quelque part, mais pourtant. En même temps, l’impression était présente. Et pourtant… C’était si lointain, que je ne saurais dire quand, où et comment… Cependant…


« Si, j’ai l’impression aussi, mais je ne vois pas où. »


Je fis un petit rire avec un sourire en coin, secouant légèrement la tête. Je n’avais jamais quitté ma campagne, les rares fois où j’étais allée dans la ville, c’était à Canberra et certainement pas en Nouvelle-Zélande. Non, il n’y avait pas moyen que je l’aie rencontré, mais pourtant, c’était persistant. Je sentais avec lui comme si je m’étais déjà fait un avis sur lui, comme si… je lui faisais déjà confiance, que je savais qu’il ne me ferait aucun mal et qu’il était une personne avec laquelle il était sûr d’être… Je soupirai et lui souris.

« C’est probablement mon arrivée en ville qui me déglingue… Mais je refuse
votre proposition. Je vais me les acheter moi-même, après tout, c’est ma faute. Par contre, votre avis pour les nouvelles ne serait pas en trop… »


Je me baissai et ramassai les bouts de verre délicatement, reprimant un nouveau soupir. Je les aimais moi, ces lunettes… Pour une fois que j’en trouvais qui étaient vraiment efficaces contre le soleil et qui m’allaient bien. L’avis de l’homme ne serait pas en trop. Je mis les débris dans une poubelle toute proche et tendis la main.

« En fait, je m’appelle Cailinn… Cailinn O’Shawnessey. »

Je lui souris. J’espérais qu’enfin, je ferais ma première connaissance de la
ville, pour pouvoir enfin ne pas me sentir marginale parce que j’ai passé plus de temps à faire des vendanges qu’à faire les magasins. Bon, ça je me rattraperais, c’était sûr, mais tout de même, il fallait que je me fasse des connaissances. Je ne pourrais pas vivre heureuse si je vivais dans le silence.

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