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 Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]

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Lilith A. Killmaster
Chatam's Devil
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~Fourre tout~:

MessageSujet: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Dim 4 Oct - 15:33



    Mi-aout est arrivé. Enfin. Et, avec lui, venait l'événement le plus important de l'année, pour tout étudiant de Chatam qui se respecte : la semaine du quartier étudiant. Comme une gamine, Lilith avait sautillé de joie et d'impatience pendant deux semaines, n'en pouvant plus d'attendre après ces sept jours magiques. Sept jours de fête, d'alcool et de débauche. Sept jours dont elle sortirait sans aucun souvenir et avec une gueule de bois qui durerait jusqu'à la rentrée universitaire. Rien qu'à la pensée de tous ces alcools et de tous ces hommes bourrés d'hormones l'attendant, elle trépignait d'impatience.

    Cela faisait trois ans que Lilith participait à la fête étudiante de Chatam - depuis qu'elle était arrivée sur l'île, en fait. Il aurait d'ailleurs été improbable qu'elle n'y fasse pas apparition. Après tout, elle avait sa réputation de fêtarde à tenir, n'est-ce pas ? Ainsi, en ce premier soir de festivités, elle avait décidé de prendre possession du théâtre municipal, avec une brochettes d'autres étudiants. Malgré que le soleil ne soit pas encore tout à fait couché, elle ne marchait déjà plus très droit, preuve de son taux d'alcoolémie important. De plus, elle riait de tout et rien, perdant ainsi son masque froid et dur qu'elle gardait pendant les cinquante et une autres semaines de l'année. Surpris, certains la regardaient étrangement puis détournaient le regard en voyant ses yeux troubles, ayant compris l'origine de son état second.

    Aux pieds de la scène, on avait posé une planche de bois sur deux tréteaux, table improvisée sur laquelle régnaient de nombreuses bouteilles d'alcool, de coca - pour le whisky - et de jus de fruits - pour la vodka. Quelques gobelets en plastique blanc complétaient le tout et tous s'y servaient joyeusement. Les rideaux de lourd velours rouge avaient été tirés, donnant accès sur la scène. Un étudiant avait réussi à se frayer un chemin jusqu'à la sono du théâtre, afin de lancer un CD et nombreux étaient les jeunes dansant joyeusement les uns contre les autres, un verre en main.

    Assise en travers d'un moelleux fauteuil du premier rang, Lilith comatait à moitié, regardant autour d'elle à la recherche d'un visage plus connu que les autres parmi les personnes qu'elle avait l'habitude de croiser à l'université. Sans doute arriveraient-ils par la suite, après tout. La nuit ne faisait que commencer.

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Adam Ryans

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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Dim 4 Oct - 16:03

[Incruuuste ]

La fête ! Vous entendez ça ? Une fête dans le quartier des étudiants ! Ayant dormi là bas couramment durant la semaine sans se faire voir, et pour assister secrètement aux préparatifs, l'enfant trépignait d'impatience à l'idée de toute la boisson et la nourriture qui allait être distribuée, gratuitement ou non. Et puis il comptait bien voir des visages familiers, des gens qu'il pourrait embêter, est-ce que Grâce serait de la partie ? Il n'y avait rien de plus drôle que de jouer des tours aux étudiants, c'était les plus drôles en manière de réactivité. En parlant de mauvaises farces, Éliphas sera là, lui aussi ? Et Julian ? Pourvu que ce dernier puisse venir, l'enfant trépignait d'impatience à l'idée de le voir. Il aimait lorsqu'il y avait de l'action, il aimait les fêtes, bien qu'il n'y soit jamais convié. Adam était tout simplement impatient de se faufiler parmi les jeunes et de mettre la zone en glissant des araignées, des lézard, des objets insolites dans les poches d'âmes sensibles. (De filles, quoi.) De tapoter l'épaule d'un garçon et de s'éclipser pour qu'il croit que c'est l'homme derrière qui a fait le coup. D'apparaître derrière des jeunes en train de faire une photo en faisant une belle grimace à l'objectif. De lancer des morceau de papier ou d'apéritifs sur des inconnus, de tendre des fils invisibles entre deux tables pour faire tomber des personnes... Il avait même du fil de pêche volé au port sur lui !
L'excitation était à son comble lorsqu'il pénétra dans le théâtre où la majeure partie de la fête allait se dérouler. Il n'était pas encore venu dans ce quartier de l'après midi car le petit avait passé sa journée à voler de la nourriture, ainsi qu'une jolie paire d'écouteurs noirs sobres pour une étudiante bien précise. Une étudiante que l'enfant était absolument certain de trouver là. Lorsqu'il passa les portes grandes ouvertes, les mains dans les poches d'un jean foncé, (il a volé des habits tout neufs à l'occasion de cette fête, aujourd'hui même, puis a pris un bain dans le lac avec un gel douche provenant de l'hôtel de Zoey) il ouvrit grand la bouche tellement il était ébahi. De la décoration partout, des étudiants qui allaient et venaient, et surtout l'endroit était immense ! Pourquoi diable n'était-il jamais venu auparavant ici pour dormir, pour s'amuser ou autre chose ? Tellement de jeux pouvaient être installés ici, il se promit d'emmener Grâce à cet endroit pour jouer un jour.
Adam s'avança, tout discret dans sa chemise bleue marine un peu trop grande pour lui, mais au dos il y avait un magnifique dessin en noir et blanc du génie d'Aladdin. Il n'en fallait pas plus pour que le petit tombe amoureux de son vêtement. Le gamin commença par grimper sur des sièges pour se sentir grand, puis s'avança de bonds en bonds, et de sièges en sièges. Ça rebondissait et c'était amusant, jusqu'à ce qu'il entende la voix sévère d'une jeune femme qui lui ordonna d'arrêter immédiatement de marcher sur les fauteuils. Après lui avoir répliqué qu'elle n'était qu'une rabat joie, il se tourna vers les rangées. Assise sur un fauteuil, il connaissait la jeune fille qui semblait à moitié somnoler ! Un grand sourire apparut sur les lèvres du môme lorsqu'il se précipita en courant vers Lilith. Il fit le tour et s'installa juste derrière elle. Pourquoi ne l'avait-elle pas vu ? Est-ce qu'elle dormait les yeux ouverts, ou bien elle était malade ? Adam posa ses deux mains sur les yeux de la jolie princesse des bêtises, puis il lui cria presque dans les oreilles.

« Qui c'eeeeeest ? »

Il remarqua le verre qu'elle tenait dans les mains, et comprit immédiatement ce qu'elle avait. Allons, Adam n'était pas dupe, il savait ce qu'était une personne ivre, il y en avait tellement dans les rues, surtout le soir ! C'est pourquoi il ne se montra pas du tout choqué en remarquant que son amie était aussi patraque que le mec affalé sur le trottoir et qui buvait l'eau du caniveau. Homme qu'avait croisé l'enfant en pleine nuit la semaine dernière. Adam pouffa de rire, il enleva ses mains et sortit d'une de ses grandes poches de sa chemise le petit carton contenant à travers un plastique transparent des écouteurs. Eh oui, c'était Lilith qui lui avait demandé il y a quelques temps de lui voler des écouteurs. Il s'appuya sur le siège d'à coté et fit du saute mouton pour atterrir dessus, juste à coté de son amie.

« Cadeaaaau ! » S'écria le gamin en mettant sous le nez de l'étudiante son petit cadeau. Il posa ensuite sur elle un regard joueur, complété par un petit sourire.
« Mimith elle boit du viskyyyyyy ! » Lâcha l'enfant sur un ton malicieux avant de se balancer de gauche à droite, la tête levée et chantonnant innocemment : « Mimith boit du viskyyyy, Mimith boit du viskyyyy, Mimith boit du viskyyyy !


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Nathan L. Fox

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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Dim 11 Oct - 11:25

C'était chaque année la même chose, en vérité, cette fête était devenu en quelque sorte une routine pour lui. La chaleur de l'été, le couche de soleil au delà du Muse Theater. A l'extérieur, une masse immense de jeune attendait d'entrer dans la grande salle pour participer au concert tandis que dehors déjà des hauts parleurs diffusaient de la musique entrainante et envoutante, poussant à la fête. Comment pouvait-on vouloir s'enfermer là alors qu'il régnait une chaleur infernal dehors? Lui même s'interrogeait sur ce qui le poussait à se rendre au concert, sans doute avait-il envie de rencontrer les potentiels nouveaux arrivants à Stanford avant le verre de bienvenue à l'immeuble d'ici la fin de semaine. Au fond, c'était la curiosité qui l'avait poussé là bas.
La salle pouvait accueillir des milliers de personne. C'était ici qu'était généralement fait les grand meetings, les concerts, les conférences et tout les rassemblement culturels de Chatam. Il avait rarement eut l'occasion de s'y rendre et cette petit escapade était bénéfique.

Il se demandait qui il allait pouvoir croiser dans cette grande salle bondée. Helmet? Espérons le, cela faisait un bail qu'il n'avait plus revu son meilleur ami. Son emploi du temps chargé pendant les vacances ne lui permettait pas de le croiser souvent.
Il errait dans la grande salle alors qu'autours de lui déjà les gens dansaient et riaient. Le bar était pris d'assaut et certains revenaient avec des bouteilles entières de vodka, de Pisang et de Malibu, l'odeur forte des liqueurs masquaient celle de la salle et donnait une atmosphère acidulée et agréable, parcourant la scène du regard il vit alors Lilith Killmaster, assise sur un banc de fortune avec plusieurs cadavres de bouteilles de Whisky à ses côtés, un frisson de dégoût d'épris alors de lui à la vue de la jeune femme imbibée d'alcool, comment pouvait-elle tomber si bas? Il hésitait entre le dégoût et la compassion.

Ni une ni deux, il pris finalement la porte pour prendre un peu l'air, il en avait besoin et l'odeur qui régnait dans la salle le rendait malade, aussi, sortit de cette boite à bruit infernal, il souffla, inspirant l'air frais de l'extérieur. Le nuit était tombée et pourtant la vie ne cessait dans ce quartier, les lampions brillaient de mille feu, les échoppes de boissons et les jeunes assit dans l'herbe à côté du Muse theater donnait l'impression d'être dans une sorte de dimension parallèle, le tout était agrémenté par les moteurs, les klaxons et le tintamarre infernal de la circulation.
Ni une ni deux, il commanda un cocktail et s'adossa à un mur avant de se lancer à nouveau dans la grande salle. Ne se privant pas d'écouter les conversations avoisinantes.

"Vous savez que c'est l'anniversaire du maire aujourd'hui? Tout Chatam fait la fête.
- Trinquons à monsieur le maire ! Mais au juste, vous penser qu'il va se représenter.
-Pour moi, il est bien trop vieux pour cela.
-N'importe quoi ! Il n'y a pas d'âge pour être un bon politicien"


Il détourna l'oreille, la politique ne l'avait jamais vraiment intéressé. Finalement, il s'ennuyait, se demandant bien si il allait croisé un jour ou l'autre de nouvelles têtes.
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Faith V. Stafford

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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Lun 12 Oct - 23:13

[Nouvelle arrivante :D]





Renommée pour son sens de la fête et de l’amusement en tout genre, Faith se sentait ce soir, et pour la première fois, terriblement seule. Jusqu’ici tout lui avait été familier, chaque porte de clubs branchés ou bien de bars huppés la connaissait, mais l’immense porte qui se tenait face à elle et d’où s’émanait une musique beaucoup trop forte à son goût lui était totalement inconnue. Fini les signes de têtes lors de son passage, ici tout lui resté à faire. Se construire une réputation à la hauteur de son extravagance.
Elle détourna son visage, percevant entre les rires et les chuchotement le bout d’une conversation: « […] Il n’y a pas d’âge pour être un bon politicien », elle sourit, se rappelant de la fête d’anniversaire du maire qui se déroulait ce soir et qui avait fait tout les gros titres. Elle chercha du regard des têtes avec qui elle aurait pu discuter, essayant tant bien que mal de ne pas semblait si seule. Ses yeux scrutèrent chaque visage, avec insistance, croisant ceux d’un gaillard plutôt grand et à la mâchoire carré. Son visage ne lui disait absolument rien, mais dégageait un sentiment d’ennui profond. Elle ne s’attarda pas, impatiente d’entrer dans ce théâtre universitaire et de voir si le whisky néo-zélandais avait la même saveur que l’américain.
Le volume de la stéréo lui agressa soudainement les tympans, brisant le cocon de sécurité qu’elle avait cru avoir créer autour d’elle. Faith se sentait vulnérable. Son esprit habituée à ses habitudes de fêtards, ne tarda soudainement pas à s’éveiller, s’émerveillant du rythme soutenu de la musique et de la chaleur humide voir étouffante du théâtre. Ses yeux s’habituèrent à la pénombre, détaillant alors chaque silhouette et ses mains cherchèrent alors appui sur un gobelet en plastique, qu’elle attrapa sur le buffet improvisé. Déboussolée, elle se fraya un chemin parmi les chemises et le tops mouillés, évitant tant bien que mal les mains baladeuses et les corps morts raides par l’alcool.
« S’asseoir » résonnait dans son esprit comme un ordre, s’asseoir pour mieux observer puis se mêler… Agréablement surprise néanmoins par l’ambiance de la fête, son cou se tortillait de gauche à droite, l’émerveillant du plaisir et de l’amusement des étudiants. Subjuguée par ce spectacle, elle trébucha, faisant tombé son verre et s’agrippant à l’accoudoir d’un canapé où une jeune étudiante décuvé de sa cuite et où un jeune gamin cessa immédiatement de chuchoter, Faith avait néanmoins réussi à percevoir un bout « Lilith boit du whisky »…
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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Ven 16 Oct - 2:03

[ TEQUILA BANG BANG ]



    - Vous savez que c'est l'anniversaire du maire aujourd'hui? Tout Chatam fait la fête.
    - Trinquons à monsieur le maire ! Mais au juste, vous penser qu'il va se représenter.
    - Pour moi, il est bien trop vieux pour cela.
    - N'importe quoi ! Il n'y a pas d'âge pour être un bon politicien

    Voici le bout de conversation que Kate avait réussit à capter à travers le vacarme rythmé que créait la musique. À ces paroles, elle n'avait eu le choix de réprimer un rire moqueur qui fut aussitôt avalé par le bruit. Tout Chatam fait la fête ? Oui. Tout Chatam fait la fête en l'occasion de la fête du maire ? Oh non, certainement pas! L'anniversaire de cette personnalité connue était une simple occasion pour se bourrer la gueule. Vous savez, comme la fête de la St-Valentin, Pâques ou encore Noël ? De simples raisons pour dépenser et se ruiner à faire des cadeaux pour ceux qu'on aime, quand on pourrait le faire à chaque jour de l'année. Aujourd'hui; ou plutôt cette semaine, ça semblait être la même chose. C'était une occasion de boire, quand on peut le faire à chaque jour de l'année. C'était la curiosité qui avait poussé Katty ici, qui avait entendu quelques gens dire qu'une fête se préparait. Ce qui l'avait plutôt intéressé était le fait que toutes ces personnes se soit dites les « Rois » ou encore les « Reines » de la fête et de la danse. À les entendre parler, on aurait pu croire qu'ils ne faisaient que ça de leurs journées; boire, danser, se rendre malade, vomir, et tout recommencer jusqu'à temps que la fête se termine par une baise d'un soir. Il était arrivé à quelques reprises à Kate de se comporter ainsi, mais le tout l'avait rapidement lassé. La musique faisant trembler le sol lui donnait horriblement mal à la tête, et se dévergonder en compagnie de totaux inconnus ... où voyez-vous du plaisir dans tout ça ?

    Peu importe, elle s'était tout de même rendu sur place pour voir de quoi ça avait l'air. Pour l'instant, ce qu'elle pouvait remarquer, c'était un troupeau de jeune étudiants regroupés au bar; la plupart déjà à moitié saoul, ainsi que plusieurs verres à shooter vides sur le comptoir. La jeune fille se dirigea alors vers le bar avec hésitation et commanda un tequila. Le Barman lui servis alors, suivit d'une lime verte et un sachet de sel. Kate fit alors le rituel habituel; elle licha sa paume, y mit le sel et le pris pour boire son shooter d'une gorgée pour croquer finalement dans la lime aussitôt par la suite. Bref; Sel, tequila & lime. L'effet fut instantané. Katty grimaça légèrement et ressentit cette brûlure si agréable au creux de sa gorge, ce qui la réchauffa aussitôt. La jeune femme se releva alors et fut confrontée à une femme blonde qui s'arrêta devant elle. Kate l'observa quelques instants droits dans les yeux, silencieuse, puis le tout arriva;
    La blonde vomit sur Kate, enfin, plutôt à ses pieds. Ouach! On put entendre des cris de surprise tout autour tandis que Katty restait là, silencieuse, surprise. Une mine de dégoût assombris aussitôt ses fins traits alors qu'elle observait ses pieds. Ses souliers noirs étaient maintenant ... enfin, vous voyez quoi ... colorés. Kate eut aussitôt le reflex de les retirer tandis que la fautive courait déjà vers les toilettes pour évacuer le reste de sa cargaison ._.


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Gwenaëlle de Caylus

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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Dim 18 Oct - 6:00



    Sérieusement, il y avait des moments où je me demande comment il fait pour vivre comme ça le pauvre. Il va finir par faire une crise cœur à force. De qui je parle ? De mon frère bien évidemment. J’avais entendu parler de la fête d’étudiant qu’il y avait ce soir-là et j’avais prévu y aller. Christopher avait prévu y aller aussi et nous étions sensé nous retrouver là-bas. J’avais déjà hâte d’y être. Naïve que je suis, j’ai commencé à me préparer, mon frère était aussi dans l’appartement et avait bien remarqué mon petit manège. Les questions se sont mises à fuser de partout. En quel honneur tu te prépares comme ça ? Où vas-tu ? Avec qui ? C’était l’avantage d’habiter avec son frère. On ne peut pas vraiment faire ce que nous voulons puisqu’il veut savoir le moindre petit geste que nous faisons. Je sais qu’il veut bien faire, il fait ça depuis que je suis née. La seule est que je suis grande maintenant, je n’ai plus besoin de chaperon. Je n’ai plus 10 ans tout de même, j’en ai le double. À mon âge, on fréquente les garçons, on fait la fête et on sort. On ne reste pas à la maison à se morfondre sur son pauvre sort d’aveugle.

    C’est juste si je commence à croire que c’est ce qu’il attend de moi. Mais bon, je lui ai sorti du baratin. J’allais à la fête étudiante. Non je n’y allais pas seule, j’allais rejoindre des amies là-bas. Qui ? Euh… Katty oui Katty était sensée y aller. En fait, je n’avais aucune idée si Katty devait y aller, mais c’est la première idée qui m’est venue en tête. On se débrouille avec ce que nous pouvons. Je m’habillais pour sortir seulement avec des copines ? Non mais, j’ai le droit de m’habiller comme je le veux. Je le trouvais gentil de s’en faire pour moi, mais il y a tout de même des limites. J’aime Loïc, personne ne doit avoir de doute sur ce sujet, mais il y a un petit côté chez lui qui prend un peu trop de place dans ma vie. Je ne sais pas si vous pouvez comprendre ça, mais c’est mon avis. J’en fais ce que je veux. Je me préparais en rageant et je suis partie en furie en lui lâchant quelques mots qui m’ont fait du bien.



    -Je fais ce que je veux ! Garde bien Molly.

    J’étais partie en coup de vent, talons claquant au sol, sac à main sur l’épaule, mains dans les poches et lunettes sur le nez. Non mais, pour qui il se prenait à vouloir toujours tout savoir de ma vie. Je sais qu’il s’inquiète, qu’il ne comprend pas comment je me débrouille dans la vie sans la vue, mais ça ne justifie pas toutes ses questions. En plus, j’étais plutôt fatiguée alors il ne m’en fallait pas beaucoup pour que je me fâche. Mais bon, à force de marcher, ma tension est descendue et je me suis sentie un peu mal d’avoir lâché mon frère comme ça. Cependant, j’étais beaucoup trop orgueilleuse pour retourner à notre appartement pour m’excuser. J’allais profiter de la soirée et je verrais ce que j’allais faire au retour. Je ne savais pas qui j’allais retrouver là-bas à part Chris mais bon. Je ne saurais pas vraiment capable de le retrouver dans tout ce monde alors c’est lui qui devrait me trouver, s’il y allait véritablement comme prévu.

    Bref, je suivais les sons et je suis finalement arrivée au Muse’s theater. C’était facile à voir…bon peut-être pas pour moi, mais il était facile de s’en rendre compte. Pourquoi ? Pour commencer, il y avait la musique, les sons des conversations qui s’empilent les unes sur les autres. Les rires, les paroles, les cris…il y avait aussi l’odeur qui permettait de savoir que j’étais à destination. Pour commencer, je sentais l’odeur acre de la bière qui flottait, un début d’odeur de sueur…il devait déjà y avoir pas mal de monde si je le sentais déjà. Il y avait une ambiance différente de la normale. Il y avait un évènement et ça se sentait tout autour de nous. Les gens normaux, qui voient, ne le savent pas. Ils ne se fient qu’à leurs yeux. C’est triste à dire, mais c’est la vérité pure et simple. Mais bon, je passais par-dessus tout ça tous les jours avec le sourire et la joie. Bon, il y avait bien Loïc, grand-frère toujours trop inquiet, qui va finir par faire une crise cardiaque à force de toujours s’inquiéter pour moi pour absolument rien. Le pauvre chou. Mais bon, j’ai marché jusqu’à la source de tous ces bruits et odeurs et j’ai entendu une voix que je reconnaissais parfaitement. Katty était toute proche. J’étais arrivé à la porte alors que j’ai entendu un bruit de vomissement. C’était dégoutant ! Je ne le voyais pas, mais je sentais l’odeur et j’avais parfaitement entendu le bruit. J’ai pris la parole, désolée, confuse et dégoutée.


    -Ça ne t’a pas trop touchée j’espère.

    Je savais qu’elle en avait reçu…ce n’est que la quantité qui m’était inconnue. Tant mieux s’il n’y en avait pas des tonnes, ses chaussures pourraient être récupérables. Sinon, tant pis, elle devrait se promener pieds nus le reste de la soirée si elle ne voulait pas retourner chez elle. Tout dépendrait j’imagine. Le plancher pouvait être collant à cause de la bière tombée au sol, glissant pour les mêmes raisons si la bière est fraiche, si des bouteilles étaient cassées, le plancher pouvait même être coupant. Je ne savais pas si Katty avait une âme d’aventurière, mais peu importait, au moins, si mon frère se pointait, il verrait que j’étais effectivement avec elle. Dieu la bénisse de bien tomber comme ça.


Dernière édition par Gwenaëlle de Caylus le Dim 25 Oct - 2:52, édité 1 fois
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Lilith A. Killmaster
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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Lun 19 Oct - 12:29

    Installée dans son fauteuil de velours rouge, Lilith sentit soudainement des mains s'aplatir sur ses yeux, avec une petite voix aiguë criant dans ses oreilles. Elle ne put s'empêcher de sourire. Il n'y avait qu'Adam pour s'incruster partout où les enfants ne devaient pas aller. D'un petit coup de pied, elle vira les bouteilles qui jonchaient le sol sous la rangée de fauteuils, comme pour se donner bonne conscience face à son ami miniature. Mais c'était sans oublier le gobelet de plastique qu'elle avait encore en main. Bon, ben tant pis !

    - Hum... Le père Noël ?


    La bonne humeur d'Adam était contagieuse, faisant oublier à Lilith sa bouche pâteuse des nombreux verres qu'elle s'était enfilés peut avant. Adam, recette pour ne pas être saoule ? Intéressant...
    Il lui mit alors sous le nez un objet non identifié par sa proximité avec les yeux de Lilith, déjà troubles à la base, qui n'arrivaient à faire la mise au point. Ce ne fut qu'au bout de longues secondes qu'elle reconnut les écouteurs qu'il lui avait promis - ou plutôt, qu'elle lui avait demander de voler pour elle. Les siens étaient cassés depuis plusieurs semaines, l'empêchant d'utiliser son petit baladeur décoré d'une pomme... Il tombait à pic, comme toujours.

    - Oh, merci, c'est gentil ! Sourit-elle. Et non, c'est de l'eau, ça se voit, hein ?

    Elle s'assit un peu plus convenablement dans son fauteuil, bien déterminée à entamer une discussion avec Adam. Mais ce fut sans compter sur une silhouette familière qui attira le regard de Lilith. Elle s'y attarda quelques secondes, croisant alors le regard empli de pitié de Nathan. Toute couleur déserta alors bien vite son visage rougi par la chaleur et l'alcool. Elle sentait sa tête tournant dangereusement.

    - Euh...Adam, je sors deux secondes, ok ?

    Se levant avec difficulté, elle sortit du théâtre d'un pas incertain, pour s'assoir à même le sol sur le trottoir, appuyée contre le mur extérieur. Se forcer de ne pas regarder Nathan, à quelques pas d'elle, était un défi de grande ampleur.
    Elle fouilla dans son sac à main miniature, pour en sortir son paquet de cigarettes et un briquet. La fumée de nicotine attaqua ses poumons, l'aidant à se détendre, pour quelques minutes au moins. Elle jeta alors un coup d'œil à sa montre, réprimandant un juron. Avec tout cela, elle en avait presque oublié l'anniversaire du vieux ! Dans un soupire, elle se releva, bien déterminée à rentrer chez elle pour se préparer. La fête étudiante attendrait. Après tout, elle durait une semaine...



Continuez sans moi ! ^^

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Adam Ryans

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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Lun 19 Oct - 12:55

Une seconde... Deux secondes... Trois secondes...
Mais où était-elle ? L'enfant s'asseyait, se levait puis reposait à nouveau ses fesses pour enfin se redresser. Une minute maintenant, deux minutes... C'est que le petit n'était pas réputé pour être patient ! Il poussa un petit soupir, faisant une grimace. Adam finit par prendre le chemin de la sortie pour voir ce qu'elle faisait. D'accord, elle lui avait dit d'attendre c'est vrai, mais il voulait juste voir pourquoi elle était aussi longue... Eh bien la réponse, il ne l'aurait pas. Car après avoir réussi à se frayer un chemin entre les bras des jeunes, le gamin fut dehors. Ce qu'il vit le troubla : Rien. Ou du moins pas de Lilith. Où elle était ?

«  Mimith ? Mimiiiiiiith ? » Appela le garçon en cassant les oreilles de ceux qui étaient autour de lui. Mais ça, il s'en fichait totalement.

Mais non, pas de Lilith en vue. Peut-être était-elle rerentrée sans qu'il ne la voie ? Une lueur d'espoir traversait le regard du petit lorsqu'il se précipita à l'intérieur. Il posa ses yeux sur la place qu'il occupait quelques instants plus tôt, mais son visage vira à la déception lorsqu'il vit que d'autres étudiants avaient pris la place, mais qu'il n'y avait pas de Lilith. Adam donna un petit coup de pied dans une bouteille en verre, qui se brisa aussitôt. Il s'éclipsa parmi la foule au cas où quelqu'un l'aurait vu faire, puis fourra ses mains dans ses poches. Pourquoi est-ce qu'elle était partie ? Il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était de sa faute, et qu'il n'aurait pas du lui crier dans les oreilles ou chanter ça à tue tête. À moins que ce ne soient les écouteurs qui ne lui plaisaient pas ? Mais si elle lui avait dit une marque précise, il aurait pu en prendre d'autres... Il avait presque envie de sangloter, mais se retint parce que lui, c'est un dur, et parce qu'il n'y a que les filles qui pleurent. Mais quand même, Mimith l'avait fui, et Stellou n'était pas là. Et Rowie ? Elle était là Rowie ? Adam grimpa sur une chaise malgré l'interdiction qu'on lui avait imposé. Pas de Rowie en vue, en revanche il reconnut facilement le visage d'un garçon. Il ne le connaissait pas particulièrement, mais il était persuadé de l'avoir déjà vu avec Lilith. Avec Estel aussi d'ailleurs ! Et lorsque, par jalousie enfantine, il avait demandé à Lilith qui c'était, elle lui avait répondu quelque chose de pas très positif... Si elle ne l'aimait pas, pourquoi elle était avec lui ? Des coups de pieds et paf, il la laissait tranquille ce sale méchant pas beau !
L'enfant décida de lui jouer un mauvais tour. Ouais, d'abord, c'était tellement mieux de remettre la faute sur quelqu'un d'autre ! Bon, apparemment, ce garçon, dont le nom ne revenait plus au gamin (Nathan), se dirigeait vers les escaliers. Parfait ! Une idée se mettait en place dans l'esprit du petit. Il n'y avait pas énormément de monde grâce à l'heure, parce qu'il était tôt. Les escaliers étaient pratiquement vides parce que les étudiants ne bougeaient pas. Adam se mit à courir le plus discrètement possible, parce qu'il se prenait pour un agent secret maintenant, jusque la moitié des escaliers. Il sortit son petit fil de pêche qu'il attacha à un pied du fauteuil le plus proche des marches, puis il courut de l'autre coté de cette marque pour attacher l'autre bout de son fil sur un autre fauteuil. En admettant qu'on l'ait vu courir comme un fou, ce qui était fort probable, on ne pouvait pas voir son fil extra invisible quand même.
Après avoir bien tendu son piège, il se plaça sur la rangée suivante, planqué entre deux sièges. Il voyait par dessous l'endroit où il y avait son fil, mais il voyait des pas qui se rapprochaient. Bizarre, il n'y avait pas que Nathan, mais après avoir jeté un coup d'œil par dessus un fauteuil, le méchant était le premier. L'enfant se voyait déjà la scène où le sale pas beau s'étalait de tout son long, puis le gamin exploserait de rire, et personne ne saura jamais que c'est lui. Enfin c'est ce qu'il croyait. D'ailleurs il réfléchissait déjà aux autres tours qu'il pourrait jouer. Puisque Lilith l'avait abandonné, alors qu'il s'était promis d'être sage, il allait faire son sale gosse ! Non mais.

En attendant, Nathan se rapprochait toujours du super extra piège du petit. Pourvu qu'il tombe, pourvu qu'il tombe, pourvu qu'il tombe ! Les yeux de l'enfant pétillaient d'excitation, tant ce moment était exaltant.
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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Mer 21 Oct - 23:53



    Ce soir, c’était le grand soir. Enfin, on peut dire ça comme ça. C’était le soir que tous attendaient avec impatience, le soir qui faisait stresser quasiment toutes les filles de la ville (imaginez si elles arrivaient à la fête avec une couette de travers), le soir qui excitait quasiment tous les garçons. Je précise quasiment, évidemment, car Loïc semblait échapper à cette règle. Lui, il n’avait pas envie d’y aller. La vie lui semblait terne après vous-savez-quoi*. Malgré les efforts d’Anna pour le forcer à sortir avec des amis, à faire quelque chose de ses soirées, il n’y arrivait pas. La fête étudiante était une excellente manière de se changer les idées, c’est certain. Avait-il vraiment le goût d’y aller, pourtant? Avait-il véritablement le goût de plonger dans une mare humaine, de boire jusqu’à en être malade et de danser toute la nuit? Premièrement, il détestait être malade et deuxièmement, voilà très longtemps qu’il n’avait pas posé ne serait-ce qu’un orteil sur une piste de danse. Nous ne pouvons donc pas vous renseigner sur sa façon de danser : lui-même semble l’avoir oublié. Peut-être se découvrirait-il une passion intense pour la danse. Il semble d’ailleurs avoir oublié tout ce qu’il aimait avant vous-savez-quoi. Toutes ses passions, tout ce qu’il aime. Ses passe-temps, ses talents. Il n’avait plus goût à rien et il réapprenait tranquillement à goûter à la vie malgré son manque d’intérêt qu’il cachait sous une vague de fatigue intense. C’était à peut près crédible, du moins pour les premiers jours. Tomber malade, ça arrive à tout le monde!

    Sauf que là, ce n’était pas pareil. Gwen voulait y aller. Elle pensait sincèrement pouvoir passer le pas de la porte sans questions, sans inquiétudes? Sans lui? Pourquoi s’habillait-elle aussi chic? Où allait-elle? Pourquoi, qui voulait-elle y rencontrer? Apparemment une amie. Pourquoi Loïc n’en croyait pas un mot? Certainement pas juste pour une amie. Il se contenta de la laisser passer en lui faisant promettre qu’elle serait prudente.. Et en courant dans sa chambre pour enfiler un smoking, se passer rapidement un peigne dans ses boucles rebelles et marcher d’un bon pas à l’extérieur, espérant rapidement retrouver la demoiselle. Effectivement, après un peu de jogging (chose qu’il n’avait pas perdu, par contre) il put mettre sa main sur son épaule en souriant, même si elle ne pouvait pas le voir. Avec une légère pression, il lui fit savoir que c’était lui et qu’il ne voulait pas la laisser seule. D’accord, elle se débrouillait bien, mais c’était plus fort que lui. L’incompréhension se lisait dans ses yeux lorsqu’il la voyait se débrouiller comme quelque doté de la vue. Alors son côté protecteur ressortait de nouveau et elle ne pouvait plus se débarrasser de lui.

      LOÏC « Je m’ennuyais déjà de toi, » lâcha-t-il en souriant légèrement.


    Ils savaient tous les deux pourquoi il la suivait ainsi, mais il ne tenait pas réellement à le clamer à haute voix. De toute manière, l’humour avait toujours fait partie de sa vie et lui avait toujours permit de dire des choses stupides sans qu’on le prenne au sérieux ou simplement en riant à ses paroles lancées si négligemment. Ils se rendirent donc ensemble à la fête étudiante – comme si Gwen pouvait se débarrasser de lui, désormais! – et alors qu’elle restait un moment dehors à parler avec une amie, il entra à l’intérieur (en gardant un œil sur elle pour éviter de la perdre de vue). Les lumières l’aveuglèrent, le son de la musique lui déchira les tympans et, bizarrement, cette sensation le fit sourire. Il se dirigea vers le bar en s’assurant que sa sœur était toujours dans les parages et qu’elle n’avait pas prit la fuite, et commanda un whisky. En le sirotant lentement, il se contenta d’observer les gens qui allaient et venaient proche de lui pour prendre un verre ou retourner sur la piste de danse. La soirée était très animée et elle lui aurait plu s’il avait été en des jours plus heureux. Il ne faisait que regarder tout ça avec un air blasé qu’on ne lui connaissait guère. Rien ne semblait lui tenter, et c’était tout juste si on pensait qu’il avait été traîné ici alors que ce n’était pas vraiment le cas.

    Avant, une fête pareille l’aurait enchanté. Il n’aurait pas manqué ça pour rien au monde! Maintenant, c’était moins clair. Il ignorait s’il devait sourire ou s’amuser ou, au contraire, penser à elle. Car il se culpabilisait lorsque son esprit vagabondait. Il ne pouvait pas s’amuser, pas avec ce souvenir lourd sur sa conscience. À cause d’elle. Il n’avait pas eut beaucoup de ses nouvelles ces temps-ci, lui un peu trop occupé pour l’appeler et elle.. Elle, je ne sais pas. Il avait voulu la contacter mais elle n’était pas là. Il voulait savoir si elle allait bien, si ce fichu Nathan n’avait pas brisé son cœur comme il avait brisé celui de nombreuses filles. Car si Maureen n’allait pas bien, il ne pouvait pas s’amuser. C’était comme ancré dans son esprit. Une vague de culpabilité le prenait et l’empêchait d’avoir du plaisir. S’il était heureux, alors elle devait l’être aussi (ou plutôt vice versa.) Oui, nous pouvons dire que Loïc dépens totalement de la jeune femme alors qu’elle n’en sait absolument rien. Elle ne sait même pas qu’il a tenté de se suicider par amour pour elle. Pourquoi le saurait-elle, puisqu’elle ignore la force des sentiments du jeune homme à son égard? C’est pourquoi il regardait vaguement les gens autour de lui, promenant un regard blasé sur la piste de danse et au bar.


    * Pour ceux qui ne savent pas quoi, nous parlons ici de sa tentative de suicide. Il en sera ainsi pour tout mes topics. Le suicide est un sujet tabou, et pour lui, c’est autant que Voldemort. Alors attention à ceux qui diront ‘suicide’ : il ne la trouvera pas drôle. Razz
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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Sam 24 Oct - 4:25



Something about my heart

Je regarde un mec. Il a l'air vraiment con. Je ne sais pas trop ce qu'il fait là. Il me regarde aussi de son regard noir comme du charbon. Je ne bouge pas, il fait de même. Je ne sais pas si je peux vraiment lui faire confiance. Je ne sens pas les sentiments de ce gars-là. Je le plains. Il est enfermé dans un cadre rectangulaire, derrière une surface lisse, grise et froide. Mais je l'envie car lui n'a pas fait de promesse idiote. Il n'aura pas à se rendre à cette foutue fête. Dès que j'aurai quitté le cadre, sa vie se dissipera doucement, il sera tranquille. Ce gars-là est du bon côté du miroir.

Avec des gestes las, je replace une mèche qui s'amuse à me faire perdre mon temps. Ce doit être la moumoutte qui se venge, j'ai tenté de la dompter avec un peu de gel, casser cette stupide coupe de cheveux ridicule de tous les jours pour avoir un peu d'allure, pour une fois. C'est tellement inutile, puisque la fille que je veux impressionner ne verra rien de tout cela. Je crois même qu'en sentant le gel dans mes cheveux, elle n'aimera pas la texture. Ses doigts colleront, ce n'était pas une bonne idée. Ai-je le temps pour une nouvelle douche? Non, je laisse le tout comme cela. Elle comprendre que j'ai fait un effort. Et puis le gel sent bon. Les odeurs c'est vendeur avec elle. Je me regarde avec plus d'entrain maintenant. Le gars derrière la glace sourit. Les cernes du temps d'études sont disparues, je les ai chassé durant l'été à coup de repos bien mérité. Elles seront de retour bientôt, je le sais bien. Ça me fera du bien de bouger un peu. J'ai perdu un peu la forme. Inquiet, je soulève ma chemise pour observer mon ventre. Non, toujours aussi plat... et sans reliefs merveilleux que les filles aiment tant. Tant pis. Je suis un enfant des arts, les sports m'ont bien trop vite découragé dans ma vie. Il aurait fallu y penser en avance mon vieux. Mon ventre est bien remplit, j'ai mangé assez pour ne pas avoir faim tout à l'heure. Un bon macaroni au fromage, la recette de ma mère. Mmmm... Pas aussi bon que lorsqu'elle le fait. Comme toujours! Mais au moins ça remplit. L'essentiel non?

J'ai revêtu ma plus belle chemise pour l'occasion, elle est noire, sans artifice. En fait, je me trouve assez chic. Mais le plus important ce sont les odeurs et les textures, pour mon amie aveugle. Je me mets donc de mon parfum habituel, pour qu'elle me reconnaisse lorsque j'arriverai. Je me brosse ensuite frénétiquement les dents avec l'énergie du désespoir, tout en tappant un rythme sur le rebord immaculé du lavabo. Mon reflet commence à m'énerver. Après avoir reposé ma brosse à dents, je saisis au passage mon déodorant et je m'en applique une bonne couche. Si je dois danser (s'il vous plaît tout mais pas ça!!) je dois prévoir de suer à la pelle! Après tous cela, je sens fort, mais bon. Je brille comme un sou tout neuf. Bien, j'ai l'air acceptable. D'un pas pressé et nerveux, je quitte la salle de bain et le mec étrange dans son cadre, en prenant bien soin d'éteindre la lumière derrière moi.

En quittant la chaleur étouffante de la salle de bain, le reste de l'appartement me paraît bien froid. Je jette un regard d'ensemble sur le salon et la cuisine du corridor. Je remarque que le ménage laisse à désirer. Et si je faisais un peu de ménage avant de partir? Non! Focus sur la fête. Si je me défile tout de suite, je ne me pointerai jamais à cette fête et je décevrai Gwen, et c'est la dernière chose que je désire. Je me contente alors de ramasser les quelques morceaux de linge qui traînent et de faire la vaisselle de mon souper pour ne pas attirer les mouches. Ensuite, je ne trouve plus aucune raison de ne pas partir. La nuit est tombée depuis un moment. Je dois y aller. Je lève le poignet vers mon nez mais je ne regarde même pas l'heure. Pas de doute, tout ça me stresse. Je sens mes mains qui deviennent moites et ma respiration qui n'est pas à la cadence que je lui connais habituellement. J'ai un problème. Je n'aime pas les fêtes.

J'aime pas les corps en sueur qui ondulent comme l'onde, je n'aime pas l'odeur de l'excitation et des déceptions. Je n'aime pas les bains de monde. Vous imaginez ressentir les émotions de cent personnes en même temps, sinon plus? Pas commode. Je n'aimerais pas les fêtes si je ne possédais pas cet étrange pouvoir non plus. Les foules, ça m'angoisse, point final. Mais Gwen sera là et je lui ai dit que j'y irai pour lui faire plaisir. Alors j'y vais, à contre-coeur, je le concède, mais tant pis. En silence, je prie pour que Loïc ne gâche pas ma soirée avec toutes ses émotions malsaines. Pauvre Loïc. J'aimerais tellement qu'il me laisse l'aider.
Je me dirige vers mon panier à gommes qui contient aussi tous les trucs essentiels à ma vie: mon blackberry, mes clefs, mon porte-feuille et bien sûr mes précieux paquets de gomme. Je prend le tout et je fous tout cela dans les poches de mon jacket couleur sable. Après un moment de reflexion, je me ravise et glisse le téléphone et le porte-feuille dans les poches de mon jean. Tout va bien, respire, un, deux. Je sors de l'appartement, referme à clé. Le chemin vers l'arrêt du bus n'est pas bien long. Monte dans le bus. Jusque là pas de problème. Le bus m'emmène à une rue de la fête. En longeant des petites boutiques, je croise une vieille dame itinérante. Vêtue d'un long manteau gris et troué et d'une tuque verte vive, elle me fixe de ses yeux enfoncés profondément dans ses orbites. Je l'avoue, elle me fout la frousse. Je tente de la contourner, mais elle m'attend, son regard bleu ou brun, je ne sais plus ne me lâche pas. Si je ne m'arrête pas, je lui fonce dedans. Alors je m'arrête. Elle me tend une rose, et je baisse les yeux vers son bras, qui en transporte une douzaine dans un sac crasseux. J'ai presque peur qu'elle me menace d'un couteau si je n'agis pas au plus vite. Exaspéré, je sens son insistance dont l'écho résonne sous mon crâne. Pour me débarasser au plus vite d'elle, je cherche fiévreusement quelques pièces à lui donner. Pas de chance, je n'ai que de gros billets. Je dépose un billet de cinq dans sa main avec prudence, qui sait où elle aurait traîné. Elle me donne alors une rose, et me sourit de tout ce qu'il lui reste de dents. Au moins, je me console, elle a de l'allure cette rose. La vieille dame me cède le passage et je sens sa gratitude. Je ne me sens pas mieux pour autant.
Je continue donc mon chemin, armé de ma rose, un peu moins incertain pour la fête, car mon esprit est ailleurs. Je ne suis plus seul désormais, car il y a des passants dans la rue. Je me concentre sur ce qu'ils ressentent et y trouve une certaine distraction. Pendant ce temps, mes pieds bien obéissants me mènent à l'adresse du party. Je serai là dans quelques minutes. Après un moment, je me rend compte de l'intérêt que je suscite. Les filles me regardent avec une espérance amoureuse non comblée. Les garçons ricanent. Merde, je suis con.
Je me sens stupide. Il y a moi et cette rose. Le rouge de ses pétales semble se moquer de moi, s'amuser de mon ridicule. J'ai l'air d'un romantique raté. Qu'est-ce qui m'a pris d'acheter cette rose? Je ne peux quand même pas la jeter. Je suis trop près de l'entrée, maintenant, et je ne vois pas de poubelles.

Puis il y a ce bang qui me projette par terre, mais je suis toujours debout. Gwen est là. Avec une fille avec du vomît plein les souliers. Dégueut! Même d'ici, ça sent. Mais je ne sens rien, parce que je viens de la voir. Et la panique augmente à chaque pas. Je tente d'arrêter mes pieds, mais les ordres étaient clairs, ne pas s'arrêter, tant qu'on est pas arrivé à la fête. Alors ils obéissent. Les traitres. Je les maudis alors que j'approche. Alors elle me remarque. Je ne peux plus reculer, elle a senti mon odeur, reconnu la frénésie de mes pas. Et il y a son amie qui me regarde aussi. Je ne peux plus jeter la rose. Je suis pris avec. Pourvu qu'elle ne me prenne pas pour un imbécile. Si oui, je le saurai. Je tente de couper mes sens du reste du monde, je ne veux pas sentir les sentiments de Gwen, je trouve ça tellement injuste. Alors je souris; la peau autour de ma bouche se tend et s'étire difficilement. Ce sourire figé, forcé. Je ne suis pas à l'aise, quelqu'un tuez moi.

Puis, je réalise que je souris réellement. Mes doutes se dissipent. Je suis près d'elle et je passerai une bonne soirée. J'arrive à sa hauteur, soulagé en quelque sorte. Je lui touche le bras à ma façon, pour lui confirmer que c'est bien moi. Mais elle m'a reconnu. Je le sens.

-Salut, Gwen... J'suis enfin là, désolé si tu as attendu.

Mon estomac se tord, je piétine le sol autour de moi. Il fait chaud sous mon jacket, je n'aurais pas du le mettre. Puis, je me souviens de la rose. Comme si elle ne me piquait pas assez, et pas seulement de ses épines.

-Oh... je t'ai acheté une rose... C'est ringuard, mais j'ai pensé que ça pourrait te faire plaisir...

Je me plains intérieurement de mon manque d'assurance, et je suis sûr qu'elle le remarquera. Je n'ai pas l'habitude d'être si tendu en sa compagnie. Respire, un, deux. Respire, un, deux. Avec joie, je ne remarque pas Loïc, mais quelque chose au fond de moi sait qu'il est quelque part à m'observer d'un oeil pas très sympa. Je renifle un coup, me rappelle l'odeur du vomi. Je tente de respirer par la bouche pour le moment. En regardant Gwen, je me demande bien comment elle fait pour endurer ça avec ses super sens.
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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Lun 26 Oct - 4:00


    Franchement, l’odeur devenait vraiment dégoutante. Je plaignais la pauvre Katty qui en avait sur les chaussures. Je n’aurais pas voulu être à sa place, surtout que je sentais les choses en double. Eh oui, les études disent vrai, les handicapés d’un sens ont les autres sens beaucoup plus sensibles. Ainsi donc, j’entends les choses deux fois plus clairement, je sens les odeurs beaucoup plus fortement, je goûte et ma peau est beaucoup plus sensible. Je sens le moindre effleurement, le moindre touché, le moindre souffle de vent sur ma peau. Je suis sensible à tout ce qui m’entoure justement pour ces raisons. Je ne veux pas que personne souffre pour toutes ses raisons. Le bien-être des gens autour de moi est très important. Je sais, les 4 sens qui me restent n’ont aucun rapport avec ça, mais c’est comme si j’avais un sixième sens…cinquième dans mon cas en fait. Un peu comme Chris au final. Il a une sorte de don lui aussi, il me comprends mieux que personne, en fait il sens ce que les gens sentent. Il lit en nous vraiment facilement. Moi, je comprends la nature humaine, tout simplement.

    Je ne voulais pas le montrer, mais j’avais sérieusement envie de partir. Cette odeur me levait le cœur et je savais que mon frère me surveillait. Il m’avait suivie à la fête et avait décidé de jouer les chaperons. Il ne me l’avait pas dit, mais c’est la seule raison qui explique sa présence ici. Depuis l’évènement, il déteste tout ce qui implique beaucoup de gens, les fêtes comprises. Il m’a quitté plutôt rapidement, mais je savais qu’il était là et qu’il allait surveiller mes moindres faits et gestes toute la soirée. Mais bon, il y avait pire ou presque. Franchement, sentir les odeurs deux fois plus fort, ça peut être agréable pour sentir des parfums, de fruits, du chocolat, mais très désagréable quand on a un frère qui pue des pieds ou, comme dans une situation du genre, du vomi au sol. J’ai reculé de quelques pas, prenant soin de ne pas foncer dans les gens, ce qui était plutôt complexe, mais j’ai tout de même réussie. Je m’en allais dire à Katty que j’allais aller voir ailleurs si je pouvais lui trouver quelque chose pour se laver quand j’ai entendu un truc qui m’a fait tiquer. Des pas. À première vue, cela peut paraître étrange, mais c’est compréhensible. Les humains normaux, avec la vue quoi, ne s’en rendent pas compte, mais chaque personne à une démarche particulière et reconnaissable. On ne peut pas cacher une démarche. Bon, je ne les vois pas, mais je les entends. Les mouvements des hanches, la longueur des pas, le frottement des talons. C’est différent pour chaque personne. Et là, je croyais avoir reconnu ces pas.

    C’était les pas de Christopher, j’en étais certaine. Je reconnaissais très bien ses pas plutôt rapides malgré ses grandes jambes. J’ai porté attention au son qui se rapprochait de moi et j’ai fini par sentir son parfum. C’est bel et bien lui. Je me suis mise à sourire par automatisme. Il était venu malgré tout. Ça me faisait vraiment plaisir de le voir ici…de le sentir du moins. Je me sentais toujours plus à l’aise avec lui. Allez savoir en quel honneur, c’est comme ça. Il y a des choses comme celle-là qui ne s’expliquent pas. C’est seulement, l’instinct qui nous dicte nos actes sans raison apparente. Ce n’est pas mal pour autant, au contraire, il faut se laisser guider par son instinct, les meilleures décisions viennent souvent de là. Bon, il faut aussi réfléchir, je ne dis pas le contraire. Si tu fais un examen et que tu réponds à l’instinct, il y a de grande chance que ta note soit aussi nulle que ton étude. Il faut juste trouver le juste milieu entre les deux. J’essaie de montrer cela à mon frère, mais ça ne marche pas. Trop têtu. On se ressemble sur ce point. Aussi tête de mule l’un que l’autre. C’était de famille, on ne pouvait pas s’y tromper. J’avais beau essayer le convaincre que Chris était quelqu’un de bien, ça ne fonctionnait pas. Il ne voulait rien savoir. Autant parler à un mur. Cependant, il n’allait pas m’empêcher de lui parler ce soir-là il n’en était pas question. Non mais. Il pourrait me regarder autant qu’il le voulait, je ne le verrais pas, même si j’allais le sentir parfaitement.

    Mais bon, comme je l’avais prévu, j’ai sentie l’odeur de Christopher devenir de plus en plus forte pour finalement me tourner vers la source de l’odeur. J’ai souris, sachant que c’était lui, et j’ai eu la confirmation de sa présence quelques secondes plus tard quand j’ai sentie sa main appuyer sur mon bras comme il le fait toujours. Ce n’était qu’un petit geste, infime, il m’effleure le bras, tout simplement. Cependant, ce simple petit geste me fait toujours sourire. Me met à l’aise. Il avait l’air mal à l’aise le pauvre chou. J’ai mis ma main sur son avant bras pour le rassurer et j’ai pris la parole, détendue.


    -Aucun problème, je n’ai pas attendu. Je discutais avec Katty…comme tu as pu le voir.

    J’ai souris à mon compagnon, et j’ai enlevé ma main de son bras pour la mettre dans ma poche de pantalon, comme mon autre main dans la voisine. J’ai entendu la douce voix basse de mon compagnon. Cette dernière sonnait toujours doucement à mes oreilles, calme et apaisante. Bon, ce soir-là, elle semblait un peu plus nerveuse, pour une raison qui m’échappait. Surement le fait d’être entouré par autant de gens le mettait mal à l’aise. Je sentais aussi que ma présence y était pour quelque chose. Je ne voyais pas vraiment pourquoi et je chassais cette idée de ma tête. Je voulais écouter ce qu’il me disait. Il m’avait acheté une fleur. Une rose…c’était tellement mignon. Ringard ? Pas du tout. Je suis un peu vieux jeu, j’aime les fleurs, surtout leurs odeurs et la fragilité des pétales. J’aimais les toucher. Je l’ai prise doucement, ne voulant pas l’abimer et je ne savais pas trop sa grandeur alors. Je l’ai portée à mon visage pour la sentir et j’ai inspiré doucement les effluves venant de mon cadeau.

    Son odeur était vraiment agréable, ça me faisait vraiment encore plus remarquer que l’odeur autour était dégoutante. Son odeur était douce et apaisante, comme Christopher. J’ai souri à cette pensée et je l’ai gardé dans mes mains. Je voulais partir de là. Cette odeur était insupportable.


    -Ce n’est pas ringard du tout, je l’adore, elle sent vraiment très bonne... Tu veux entrer ? L’odeur ici est vraiment dégoutante…

    Je me suis retournée quelques instants vers Katty pour prendre la parole rapidement à nouveau.

    -Je suis désolée Katty, mais je dois aller présenter quelqu’un à Chris, on va peut-être se voir plus tard. Bonne chance avec tes chaussures.

    Je me suis retournée vers Christopher et je lui ai souris malicieusement. Je n’avais personne à lui présenter et il le savait très bien, je voulais juste qu’il m’emmène à l’intérieur pour que nous puissions être loin de cette fichue odeur dégoutante.

    -Alors, tu viens ?
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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Mar 27 Oct - 2:05

Je me disais bien aussi. Elle ne peut pas rester dans cette odeur qui colle à la peau comme de la glue chaude. Je ne sais pas qui a dégobillé ici, mais je prends ça comme un mauvais présage. À l'intérieur m'attendent des gens soûls aux émotions mises à vif par l'alcool. Je soupire intérieurement, mais tâche d'avoir l'air content pour Gwen. C'est assez idiot en fait, car elle ne peut pas me voir. Bien des fois, comme celle-là, j'oublie son handicap visuel. Parfois, même, je lui dis de regarder telle ou telle chose qu'elle ne peut pas voir. Je m'en veux à chaque fois. Mais elle est en paix avec elle-même. Elle a l'habitude. Mon petit tank Gwenaëlle. Ce que je peux l'admirer. Elle s'est mise belle, j'en ai des frissons partout rien qu'à y penser. Cet accoutrement lui va à merveille, sa gorge court à l'air libre. L'odeur qui s'en échappe me donne presque le tournis. À ce moment, j'aurais tué pour caresser cette peau nue. J'en observe les moindres détails, les bosses, les crevasses, les moments où elle se tendait, au dessus de la clavicule. Cette peau se donnait en spectacle sous mes yeux hébétés. Une bête bien enfouie au creux, au fin fond de mon être masculin se réveille et grogne à tel point que je frémis de toutes mes cellules. Je renoue avec cet animal. Il a faim. Je laisse aller cette force que tous les garçons ressentent, moi peut-être moins souvent que les autres, va savoir pourquoi. Sous mon crâne se déroule une session de cinéma pornographique. Je déteste danser, mais pourtant, à ce moment, c'est ma seule envie, toucher, sentir cette peau contre la mienne. J'ai chaud soudain. Je me tortilles d'un pied à l'autre avec mal aise. Je lui ferais l'amour, mais pourquoi, pourquoi, en ai-je tellement envie?

Je regrette ces sentiments, cela ne m'arrive pas avec Gwen, c'est tabou, elle est ma petite fleur, ma petite chose délicate et belle. Je suis en train de la salir dans mes films stupides qui font ma joie contre mon gré. Je me sens tellement mal que j'ai envie de partir, de m'éloigner un peu de cette effervescence qui bout en elle et qui m'éclabousse. Je me sens pâle et chaud. Mon jacket m'étouffe, je m'empresse de l'enlever, de me débarrasser de cette couche. Peut-être que ça m'aidera à reprendre mes esprits. Je me traite de tous les noms intérieurement. Mais mon combat intérieur se déroule dans un silence complet, sous un visage indéchiffrable. Personne ne se rend compte de mon trouble. Je jette des regards inquiets dans tous les sens. Respire, un, deux. Tout se passera bien, Chris, tu passe une soirée agréable avec Gwen EN AMIS et tout se passera bien, demain ce sera oublié. Je n'arrive jamais à me convaincre. Pauvre con! Je suis rassuré, du moins. Mon corps n'a pas suivi les folies de ma tête. Tout va bien.

À cause de tout cela, je n'entends même pas le commentaire de Gwen par rapport à la fleur, mais je la sens contente, alors je souris. Je repense à cette folle sur la rue, et toute mon inspiration disparaît d'un coup. Merveilleux truc, bien joué. On oublie cet épisode maintenant, Gwen, c'est pas sex. Pas SEX. Si j'avais pu, je me serais donné des petites tapes sur les joues, ça fait toujours du bien. Je saisis les paroles de Gwen au passage, elle ment à son amie. Elle veut être avec moi, j'en ressens une espèce de chaleur dans mon ventre. Je me sens privilégié et étrangement ému. Rassuré aussi, car je n'aurais pas apprécié d'être mis de côté. Maintenant que mes bouffées de chaleur sont terminées, je me sens d'attaque pour danser au sein de la sueur et les danseurs complètement bourrés qui risquent de me vomir dessus, comme à Katty. Je prie tous les dieux que je connais pour éviter cette catastrophe. Ma bonne amie me fuirait et c'est la dernière chose que je désire.

Moi et elle nous sommes dans la salle à présent. C'est bondé, comme j'avais prévu, mais j'ai bien fait d'arriver tard. Comme ça, je ne serais pas le seul à danser de ma démarche stupide de canard. J'observe un moment ces filles branchées aux robes qui ont l'air de grandes camisoles. Les garçons se collent la bite sur leurs culs bien rebondis, et moi ça m'écoeure. Je me promets de ne pas agir ainsi avec ma petite Gwen. Elle mérite bien mieux que cela. Si elle pouvait voir, je suis certain qu'elle aurait ressenti la même chose que moi. Je saisis sa main car la foule pour une aveugle, ce n'est pas la meilleure des choses. Je la guide dans un coin de la salle, tout près du bar qui doit faire bien de l'argent ce soir. La musique rebondit dans ma poitrine, les notes se forment dans ma tête, je me mets rapidement à fredonner de ma voix assez moyenne. Malgré moi, mes genoux se plient, mes bras se balancent au rythme du techno. J'hésite à me glisser parmi les danseurs. Je ne sais pas trop si Gwen a envie de danser. Nous n'avons jamais dansé ensemble. Cela fera étrange.

-Tu veux danser? Je promets d'essayer de ne pas te faire honte.

J'ai retrouvé mon assurance habituelle, Gwen est là et elle est belle à croquer. Tout va bien, en effet.
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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Sam 31 Oct - 21:58


    Je souriais à Christopher en attendant d’avoir son approbation. Voulait-il réellement entrer ? Je ne voulais pas le forcer à faire quoi que ce soit, ce n’est pas mon genre. Je voulais qu’il se sente à l’aise. Je n’aime pas forcer la main aux gens pour avoir ce que je veux. Du moins, tout dépendant des situations et des personnes en question. Cependant, avec lui, je ne voyais pas de raison de le brusquer pour aller dans une voie qu’il n’aime pas. Ça ne m’apporterait rien du tout et en plus, ça n’en vaut pas la peine. Cependant, je savais très bien qu’il voudrait me faire plaisir, qu’il savait que j’en avais envie. Christopher à un don pour lire en nous, en n’importe qui. Il voit tout de nous, il sait toujours comment on se sent. C’est assez pratique vu que nous n’avons pas à lui parler de nos émotions, du moins pas besoin de commencer à en parler, il le fait de lui-même. C’est pratique dans ce sens, mais quand on ne veut pas qu’il voit comment on se sent, c’est moins pratique. Mais bon, il est rare qu’il fasse exprès pour mettre ça sur le tapis, mais je sais toujours quand il le sait. Je ne peux peut-être pas le voir, mais je le sens. Mon instinct me le dit. Et là, je me doutais très bien qu’il voulait me faire plaisir. Cependant, je n’ai rien dit, il était assez grand pour savoir ce qu’il avait à faire.

    Mais bon, je tenais toujours la rose délicatement entre mes doigts et je me demandais où j’allais bien pouvoir la mettre. Sérieusement, aller danser ou aller me mêler à une foule du genre avec une fleur aussi fragile dans les mains. Soudain, je l’entends enlever une veste ou un manteau, ce qu’il avait sur le dos du moins. Frottement de tissus, probablement une veste. Flash, j’allais la mettre dans sa veste. Je n’allais pas la mettre dans mon sac à main parce qu’elle allait se briser, dans mes mains c’était hors de question parce que cela allait m’handicaper encore plus. Je me débrouille bien sans la vue, mais avec un handicap de plus à ma liste je ne suis pas très certaine que tout se passerait aussi bien. Bref, j’ai souri à Christopher et j’ai pris la parole.


    -Je pourrais mettre ma rose dans ta veste ? Je ne veux pas la briser en la laissant dans mon sac à main…et dans mes mains ce serait plus dérangeant qu’autre chose.

    Je lui ai tendue ma rose et je me suis dit qu’il l’avait mise où je le pensais. Mais bon, peu importait, en autant qu’elle soit en sécurité. Je la reprendrais quand je partirais et je filerais la mettre dans l’eau pour ne pas qu’elle se fane trop. Aussitôt que ce fut fait, nous sommes entrées dans le théâtre, délaissant l’odeur des dégoutante aux pieds de Katty. Je ne me sentais même pas mal de la laisser comme ça. L’odeur me levait trop le cœur pour que je puisse réellement m’en soucier. Mais bon, elle connaissait mon handicap, elle pourrait très bien le comprendre. Au moins, je lui avais donné une raison, bidon, mais quand même qui pouvait me justifier jusqu’à un certain point. Mais bon, j’ai délaissé l’odeur dégoutante pour m’enfoncer dans le brouhaha qui peuplait la salle. Mes sens étaient en alertes. J’entendais tout ce qui se passait autour de moi. Franchement, je ne savais pas du tout où aller. Il y avait tellement de sons, de sensations que j’étais perdue. Je regardais autour de moi comme un chat perdu. C’était bien la seule raison pourquoi je ne sortais jamais seule en boîte. Beaucoup trop perturbant. Je sens la musique par mes pieds, par mes oreilles. Je sentais l’odeur de la bière, des cocktails, de la sueur et une arrière odeur de vomi venant de l’extérieur. Je sentais les gens tout autour de moi, ne se souciant que d’eux et de leurs compagnons pour la soirée.

    Où étais-je censée aller ? Je ne le savais pas trop. Cependant, Christopher a prit le contrôle en me prenant la main et en m’emmenant je ne savais pas où. Au moins, quelqu’un me guidait et me faisait un chemin dans cette foule de gens. Nous avons marché environ 2 minutes en se faufilant entre les gens et en suivant le rythme de la musique qui ensorcelait les gens qui dansaient autour de nous. Nous avons finalement élu domicile près du bar en me fiant au bruit des verres et des liquides qui coulaient. Cependant, je me suis mise à entendre autre chose que des verres se cogner et de la bière couler. Malgré les voix qui s’entremêlaient tout autour de moi, j’ai pu distinguer la voix de Christopher qui semblait bien apprécier la chanson qui passait à ce moment-là. C’était assez mignon, surtout avec sa voix basse qui était plutôt juste. Il a arrêté de fredonner pour me demander si je voulais aller profiter de la piste de danse et me jurer qu’il allait essayer de ne pas me faire honte. Comme le pourrait-il, je ne le verrais même pas. Mais bon, je n’avais aucune objection à cette idée alors j’ai souri à mon ami avant de prendre la parole.


    -Tu ne peux pas me faire honte, je ne le verrais même pas si tu le faisais. La seule chose que j’exige, c’est la sécurité de mes pieds.

    Je lui ai tendu ma main, voulant qu’il me guide jusqu’à un endroit approprié. Malgré le fait que je sens où sont les gens, ici ils bougent tellement et ils sont tellement rapprochés les uns des autres que ça m’est impossible de marcher sans foncer dans quelqu’un ou sans recevoir un bras sur la tête. Agréable n’est-ce pas ? Cependant, je n’avais pas à me plaindre. Il y avait des gens dans des situations beaucoup plus complexes que la mienne.

    -Je te laisse me guider, je vais me faire tuer par quelqu’un sinon.

    J’ai ri doucement attendant que mon guide m’emmène sur la piste en sécurité.
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MessageSujet: Re: Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]   Jeu 12 Nov - 6:38

Il fait chaud, j'étouffe déjà. Je sens la sueur qui flotte dans l'air, cette sueur qui ne m'appartient même pas, me coller à la peau. Pourtant, je frissonne de tout mon corps, parce que quelque chose dans mon monde a changé, quelque chose ne fonctionne plus. Je regarde autour de moi et tous les détails me paraissent flous, sans importance. Je n'interagis plus avec ces autres, ces humains qui dansent. Je me sens vraiment bizarre et profond alors que je les regarde et que je repense à toutes mes notes de psyco, emprisonnées dans mon cartable. Il est bien lui où il est, plein de savoir mais sans responsabilités. Il ne se fait pas d'idées sur sa meilleure amie. Dans la cacophonie ambiante, sa voix tranche de façon étrange, trop claire et familière à mes oreilles. Tout va bien, mais rien ne va. J'ai un peu le tournis. Un ami passe près de moi, se dirigeant vers les vestiaires. Je lui tend mon manteau qui protège la rose qui m'encombre et lui demande de le mettre dans un bon endroit. C'est un bon pote, il hoche la tête et me fait un clin d'oeil qui me chamboule. J'ai l'impression d'avoir le visage en feu. Quelqu'un arrosez-moi! Voilà, je regrette d'être venu. Sale con que je suis. J'aurais dû dire à Gwen que je n'aime pas les fêtes, elle aurait compris. Dans un même temps, j'aurais pu l'inviter au cinéma. Elle ne m'aurait pas paru aussi belle et brillante dans mon obscur petit monde.
Je regarde mes mains qui pendaient, indifférentes à mes problèmes, dans le vide. Je veux me les balancer en pleine figure. Il me semble que ça me ferait un peu de bien. Je me sens si mal que j'en ai la nausée. Gwen, sous cette lumière hypnotique, ressemble à une actrice de cinéma. Plus belle que nature... Je veux lui dire, mais si elle le prenait mal? Si elle ne voulait jamais que ce soit comme cela entre nous. Est-ce que cela veut dire que mes sentiments vis-à-vis ont changé? J'ignore d'un coup de balai mental toutes ces idées qui m'assaillent. Pour l'instant, je vais danser. On vera après. Bouger me fera du bien, car rester dans l'ombre ne m'aide pas beaucoup pour le moment. D'un oeil averti, je tente de repérer un endroit où il y a moins de danseurs, car je ne veux pas que Gwen soit bousculée dans tous les sens. Quand je le trouve, je lui serre un peu le bras.

-Bon, d'accord alors, tu prends un grand risque, tout de même. J'ai trouvé un endroit bien.

L'assurance de ma voix me surprend moi-même. Peut-être ai-je imaginé toutes ces interrogations. Je m'en persuade alors que je me faufile parmi les danseurs, gardant mon regard sur ce petit coin magique. Je salue au passage, un peu timidement peut-être, quelques copains de classe qui ne sont pas vraiment des copains. Je n'ai pas lâché Gwen, et elle semble me faire confiance. Cela me fait un petit sentiment de fierté. Je suis quelqu'un de confiance. Nous arrivons au point convenu et je la relâche un peu pour qu'elle se familiarise avec l'endroit. Mais je ne bouge pas d'un pouce pour ne pas qu'elle se retrouve seule dans cette foule. Je peux imaginer la panique qui l'assaillerait. Ça me tuerait, assurément. Et je tiens à ma vie. Je garde mes bras près d'elle, en la frôlant de temps en temps. Je n'ose pas prendre ses hanches. J'essaie de m'habituer au rythme qui me vient facilement. Je suis un piètre danseur, mais je peux me vanter de savoir garder le rythme. Mes hanches ondulent de façon bizarre, et je ne suis pas sûr d'être vraiment crédible comme cela. Je joins mes bras au mouvement, mais rien ne fonctionne. Je remercie les dieux que Gwen soit aveugle.

-Bien heureux que tu ne puisse pas me voir, je lui crie à l'oreille pour couvrir la musique.

Je ris un peu de moi-même, car je m'en fiches bien dans le fond, de quoi j'ai l'air.
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Fête étudiante [Ouvert à tous les fêtards de Chatam]
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