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 C'est pas moi, j'ai rien fait. [PV Alexander]

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Adam Ryans

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~Fourre tout~:

MessageSujet: C'est pas moi, j'ai rien fait. [PV Alexander]   Sam 12 Sep - 0:11


Vive les vacances ! Il fallait profiter un maximum de tout ce temps de libre, avant que la rentrée n'arrive. L'enfant savait pertinemment qu'il n'aura pas d'autres choix que de jouer les passagers clandestins sur le bateau qui amenait au collège du continent. Il y était inscrit grâce à un professeur qu'il avait rencontré il y a un an de cela. Et il lui avait promis de faire des efforts dans son éducation. Ayant peur de la fessée et des remontrances, et surtout avide de découvrir ce qu'est le collège, le petit était décidé à faire son année de sixième sans encombre. Cependant, nous étions en août, et il n'y avait pas encore l'école, il pouvait encore faire tout ce qu'il souhaitait ! Et ce jour là, Adam trainait du coté de l'université de Stanford. Il était devant, hésitant à rentrer dès maintenant où à attendre dehors. La dernière fois qu'il avait pénétré à l'intérieur, les étudiants l'avaient regardé avec des airs ahuris. Et l'enfant n'avait pas pu s'empêcher de leur faire croire qu'il était des leurs, pour rigoler. Chose étrange, certains l'ont crus ! Y avait-il une personne assez jeune ici pour lui donner autant de crédibilité ? Il était venu voir l'une de ses princesses favorites. Oui, il y avait Stellou de n'amour, mais cette fois il venait de chaparder des écouteurs bien emballés dans un supermarché pour Lilith, qu'il aimait surnommé Mimith. Comment cela c'est mal de voler ? Et comment voulez vous l'expliquer à un enfant dont la plupart de son entourage l'encourage à continuer ? C'est elle qui lui a dit qu'elle avait cassé ses écouteurs, alors il en avait des nouveaux pour lui faire plaisir. Et elle lui avait dit d'être là lorsque la petite aiguille de l'église serait pendue en bas, et lorsque la grande aiguille au contraire 'piquerait le cul du ciel'.

L'enfant se baladait devant, s'imaginant de quelle manière il allait l'aborder. Lui sauter au cou ? Lui faire peur ? Faire son timide si elle était accompagnée ? Jouer le hargneux si celui qui l'accompagnait était un certain garçon encombrant qu'il retrouvait également parfois avec sa Stellou adorée ? Bref, le petit était en proie à une nouvelle manière de pénétrer dans le campus sans être vu. Bien sûr il pouvait tout simplement y aller par l'entrée, personne ne le verrait puisque tout le monde s'en fichait. C'était un campus, rempli de facs et de mondes ! Mais dans sa tête, l'enfant était persuadé qu'il se ferait éjecté si un adulte le voyait. Il s'aventura dans le parking des professeurs et du personnel. Alors qu'il longeait le murs d'un des bâtiments, son regard se posa sur une grosse machine noire luisante, flambant neuve dont il ne saurait dire la marque. (Il ne connaissait pas grand chose en voiture, c'est mieux les disneys.) Impressionné par la brillance et la taille de cette automobile, l'enfant se précipita dessus. Il toucha la carrosserie brûlante à cause du soleil, et s'émerveilla en regardant à l'intérieur. Du moins en essayant, car les vitres étaient teintées. Mais qu'est-ce que c'était, qui brillait, sur la plage arrière ? Quelque chose qui attirait vraisemblablement son attention, au petit fouineur. En collant complètement son nez sur la vitre, il cru reconnaître un engin tel qu'un portable, ou une machine électronique de ce genre. Une Game boy ? Une nitendo ? Un super jeu avec lequel il s'amuserait pendant des heures ! Et puis à bien y réfléchir... Si le propriétaire avait assez d'argent pour s'acheter une si grosse voiture, il pourrait facilement se racheter une machine comme celle qu'il y avait à l'intérieur, non ?

Ni une ni deux, Adam sauta sur le capot, laissant des petites traces dessus, puis il bondit de l'autre coté de la voiture. Coté passager, c'était toujours plus simple à ouvrir. Comme tout bon voleur qui se respecte, aussi petit soit-il, il fouilla dans ses poches à la recherche de son petit fil de fer. Il en sortit... Sa balle dorée. Ah non, ce n'est pas ça. Fouillant plus profondément en se demandant s'il ne l'avait pas laissé dans son ancien pantalon, il finit par sauter de joie en le trouvant. Il ne pensait même pas à l'alarme qu'il risquait de déclencher s'il tentait d'ouvrir la portière sans l'avoir ouverte. Mais l'enfant enfourna le petit fil dans la serrure. De ses doigts agiles, il trifouilla un petit moment en se fiant aux déclics qu'il ressentait. Il avait déjà ouvert des voitures plus compréhensives que cela ! Mais au bout d'un moment, il finit par entendre le petit 'clic' qui l'informa du succès de sa mission. D'un geste vif, il ouvrit la portière et se jeta littéralement à l'intérieur, tout gosse excité qu'il était. Une chaleur étouffante l'envahit, quelle horreur ! Un pied sur le siège en cuir large du conducteur, l'autre posé sur le frein à main sans le bouger, dieu merci, il se hissa derrière. Puis il mit la main sur cet objet qui semblait vraiment extra. Où était le bouton power ? Quel jeu était-ce ? Il tourna l'engin dans tous les sens, le secoua et regarda l'écran. Enfin, il réussit à trouver un bouton et fit un grand sourire d'impatient. La carte de la France s'afficha tout d'abord. Curieux, il regarda derrière la machine pour voir quel jeu c'était. 'GPS'. Ce jeu lui était totalement inconnu. L'enfant commença par appuyer sur les boutons, et la voix d'une femme le surprit. Comment ? Avenue Taupeka ? Ca alors, ce jeu possédait les mêmes rues que Chatam ! Mais il ne voyait pas du tout ce qu'il fallait faire, ni comment on jouait. Et lorsqu'il commençait à se lasser déjà de son nouveau jouet, un 'CLAC' retentit. C'était la portière avant de la voiture qui venait de se refermer. Les yeux d'Adam s'agrandirent soudainement, et il se précipita en avant pour tenter d'ouvrir. Mince, c'était fermé ! Il appuya sur tous les boutons du tableau de bord, mais tant que la voiture n'était pas allumée, rien ne fonctionnait. L'enfant de dix ans était donc coincé à l'intérieur, sur des sièges en cuir et la chaleur de la voiture...

- "Eh... Os'cours !" Commença-t-il en tapant sur le carreau. Mais à la déception du petit, il n'y avait personne aux alentours... Inquiet mais excité par ce qui lui arrivait, tellement il était inconscient, l'enfant posa ses fesses sur la banquette arrière. Bon sang que c'était spacieux ! Il pouvait mettre ses chaussures sur le cuir, s'allonger tranquillement. Il était vêtu d'un T-shirt bleu vide et d'un short noir. Cependant, il crevait de chaud ! Secouant son T-shirt en soupirant, il recommença à toucher à tous les boutons du GPS, et par la même occasion à le dérégler.

- "C'nul ce truc." Lâcha le mioche en jetant l'objet sur le siège du passager. Son regard se posa ensuite sur celui du conducteur. Le volant, les freins, les boutons... Puisqu'il était coincé, il avait bien le droit de s'amuser un peu, non ? Parce qu'en plus les vitres était électriques, et ne s'ouvraient que si le moteur était allumé. Et le petit ne savait pas allumer les moteurs, il savait juste faire tourner la clé pour que la voiture se mette à trembler, il aimait bien.

Adam piétina le cuir des sièges pour s'installer à la place du conducteur. Mince alors, il était un peu trop petit pour voir devant. Il trifouilla donc les manettes de son siège pour le redresser, puis posa les mains sur son volant. Bon sang, que c'était excitant d'avoir un volant entre les mains ! Comme dans les formules 1, il suffisait jusque que la voiture avance et il dépasserait tous les concurrents en un rien de temps ! Tout cela paraissait si simple que l'enfant se demandait pourquoi tant de jeunes rataient leur permis. Adam appuya sur les pédales, puis il commença à imiter le bruit de la voiture avec sa bouche. S'imaginant en pleine course, il tourna le volant à droite d'un coup sec puis parti dans son délire.

- "Bvrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr Youston youston ! On le dépasse .... bvrrrrrrrrrr !!! Vite ! Le trempli ! Bvrrrrrr !!! Yahoooooooo !! On dépasse le concurrent jaune... PAAAAFFF dans ta tronche face de pet ! Vite... Iooooonnn on va être premier Youston, on va être premier, on vaa être premieeeeeeer BVRRRRRRRRRR !!!"

Il tournait, retournait le volant en appuyant au hasard sur les pédales et en regardant devant lui. Il semblait être en si grande course de formule un qu'il n'avait pas vu la silhouette masculine qui s'était approchée de la voiture. Et lorsque l'ombre d'un homme se posa sur le visage du petit, il cessa net sa course pour tourner la tête si rapidement, que quelqu'un de plus vieux en aurait eu un torticolis. Là... Dehors... Il y avait un homme... Et il le regardait jouer au pilote de course. Tout le trip d'Adam venait de tomber à l'eau, et il fixait ce monsieur d'un air perdu, les mains toujours sur le volant.
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Alexander V. Mankind

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MessageSujet: Re: C'est pas moi, j'ai rien fait. [PV Alexander]   Dim 13 Sep - 17:55

18h00. L'heure de la fin des cours pour bon nombre d'étudiants, et pour bon nombre de professeurs. Alexander ne faisait pas exception aujourd'hui, et il était pressé de rentrer à son appartement, dans le vieux quartier de Chatham. On l'avait accâblé tout aujourd'hui de paperasse sans intérêt, qu'il avait du remplir lui-même, personne d'autre n'y étant habilité. Comme si on avait besoin d'une habilitation pour remplir des cases et signer un torchon qui n'avait d'autre intérêt que de faire perdre de l'argent à l'université, ce pour engraisser encore davantage le maire et ses acolytes. Maudites factures, satanées taxes. Depuis que Dallian avait passé l'arme à gauche, comme certains disaient famillièrement, il fallait bien que quelqu'un assume provisoirement ses responsabilités, le temps de trouver un remplaçant qui lui serait habilité à gérer les comptes de Stanford sans que l'on encombre le bureau du directeur adjoint, qui était déjà suffisamment encombré. Pas de chance, lorsque l'intendant n'était pas en mesure de travailler, c'était le directeur adjoint qui devait endosser sa casquette. Et ce n'était pas prêt de cesser, vu que le suicide de McAdams avait refroidi tous ceux qui espéraient trouver un poste dans l'administration, de peur d'être stressés au point d'en venir à cette extrémité eux aussi. Comme si mademoiselle Coulter ou lui-même étaient des tyrans, s'amusant à torturer le personnel. S'ils savaient... Mais heureusement, ils ne savaient pas. Il fallait aussi ajouter aux factures des contrats, des brevets et accueillir les équipes d'ouvriers qui installaient le nouveau matériel. Oui, car l'université se rénovait petit à petit. Malgré sa fatigue, il n'était pas de mauvaise humeur comme on aurait pu s'y attendre, et sifflottait un petit air, tout en jouant avec ses clés. Les faisant tourbilloner autour de son index droit, suffisamment lentement pour ne pas les envoyer valser à l'autre bout du couloir – imaginez si par malheur vous assommiez quelqu'un, avait vociféré une femme de ménage, qu'il aurait bien voulu assommer suite à cette discussion, d'ailleurs -, il se dirigeait vers la sortie du bâtiment administratif, lorsqu'une voix alarmée l'interpella. Il venait à peine de mettre un pied dehors, et déjà on le sollicitait. Il espérait seulement que ce ne soit pas un représentant d'une quelconque association étudiante, ou un quelconque membre du personnel qui voulait une augmentation, car il avait assez négocié pour la journée. Tournant la tête en suivant le son, il remarqua alors le gardien du parking, qui courait vers lui, sa casquette de travers, tout en manquant de trébucher sur les gravillons qui abondaient par terre. Curieux comme ces gens prenaient leur travail à coeur au point d'en oublier toute prudence et toute fierté. Alexander réprima son amusement en regardant le gardien se rattraper non sans difficulté, remarquant par la même occasion que l'individu était affolé. Ce fut donc avec un ton compatissant qu'il accueillit le gardien :

- Ah, bonsoir, Stephens. Que se passe-t-il donc de si grave pour que vous vous mettiez dans un état pareil, mon vieux ?
- Votre voiture, monsieur Mankind, haleta l'employé. Quelqu'un... Quelqu'un essaye de la voler !

Ecarquillant les yeux sous le coup de la surprise, puis étouffant un juron particulièrement raffiné, Alexander se mit à courir en direction du parking, laissant sur place le pauvre gardien avant même qu'il n'ait eu le temps de dire ouf. Et pourquoi diantre le gardien n'avait-il pas essayé de coincer le filou au lieu de venir le chercher en courant. Si jamais on lui volait sa voiture... Le soleil faisait rage, et ce même en fin de soirée. Ce fut donc presque en nage que le directeur adjoint arriva devant son véhicule, qui fort heureusement, était toujours à sa place. Toujours à sa place, mais il y avait quelqu'un au volant. Enfin, quelqu'un... Façon de parler. La silhouette était celle d'un... d'un gamin ??? Alexander s'approcha de la voiture à pas de velours, de manière à ce que le gosse ne puisse pas le voir dans le rétroviseur, ni l'entendre approcher. Le petit donnait l'impression d'avoir une dizaine d'années. Peut-être un peu plus. Le directeur adjoint ne l'avait jamais vu, ou alors il l'avait croisé sans lui prêter la moindre attention. Il est vrai que, de temps en temps, certains étudiants parlaient de collégiens qui trainaient dans les environs, mais il n'avait jamais entendu dire qu'un schtroumpf pickpocket dérobait des voitures sur le parking, au nez et à la barbe de leurs propriétaires. Bref, Alexander s'immobilisa, à quelques centimètres de la portière du conducteur, observant l'individu jouer avec sa voiture comme s'il s'agissait d'un vulgaire jeu vidéo d'arcade. Son ombre dissimula alors le soleil, plongeant dans l'ombre la place où se trouvait le gosse, qui tourna brusquement la tête, le regardant d'un air effaré, tenant le volant entre ses mains. Alexander fronça les sourcils et appuya sur le bouton d'ouverture de sa clé de voiture. Un déclic retentit, et l'ancien psychologue ouvrit la portière d'un geste sec, puis saisit l'enfant par le bras pour le sortir du véhicule, avec poigne. Maintenant toujours le gamin, il demanda, d'une voix presque inaudible, ne souhaitant pas attirer l'attention sur eux. A vrai dire, Mankind voulait donner un gamin une chance de se racheter, et surtout savoir ce qu'il faisait dans sa voiture, car visiblement il n'essayait pas de s'en emparer.

- Maintenant tu as deux options. Soit tu m'expliques ce que tu fais dans cette voiture, soit je t'emmène faire un tour au commissariat le plus proche. Et il est inutile de mentir, je le saurais.
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Adam Ryans

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MessageSujet: Re: C'est pas moi, j'ai rien fait. [PV Alexander]   Dim 13 Sep - 19:38

- " Aie !" S'était exclamé le petit en sentant la poigne d'Alexander le tirer hors de la voiture.

Bon, c'était plus de la comédie que de la douleur, mais si l'homme pouvait par la suite le lâcher, ça ne serait pas du luxe. Sentant toujours la main de l'adulte tenir son bras, l'enfant leva des yeux étonnés vers lui. Il était totalement surpris de voir un adulte le tirer, comme ça. Ben oui, il avait passé une heure à l'intérieur alors maintenant l'engin lui appartenait, non ? Eh bien non, retour à la réalité et atterrissage violent sur terre. Déjà qu'il n'aimait pas être trop près des inconnus, alors imaginez qu'être tenu, c'était pire. La petite colère capricieuse n'était pas pour maintenant. Non, d'abord c'était la peur qui tiraillait le vagabond. Il était mort de trouille à l'idée que cet adulte l'emmène au commissariat, ou qu'il le frappe. En plus, il avait un air terriblement sévère, ça n'avait rien de rassurant tout ça.

- "Mais...Mais.." Bredouilla le gamin en secouant son bras pour tenter de se dégager de l'emprise de cet inconnu. Mais rien à faire, il le tenait trop fermement. "Mais lâche moi !"

Il aurait voulu se débattre, mais l'air stricte de cet adulte l'en dissuada. D'abord, Adam tourna la tête à droite, puis à gauche, espérant apercevoir quelqu'un qui pourrait venir à son secours. Oh comme il aurait aimé ne pas se retrouver dans cette situation... Est-ce qu'il allait être arrêté ? Et mis en prison ? Est-ce que la peine de mort existait ici, comme dans Aladdin ? Mais ce que redoutait le plus le petit, c'était la fessée. Tout, sauf la fessée ! C'était l'arme fatale des adultes méchants et vicieux ! Une arme aussi fatale que le coup de pied bien placé qu'Adam mettait aux grandes personnes de sexe masculin. (Quand il se sentait agressé, ou lorsqu'il l'était.) Puis l'enfant se rendit compte qu'il ne pourrait rien faire. Pas tout de suite du moins. En plus, il n'y avait personne autour à part un drôle de monsieur qui a jeté un coup d'œil sur la voiture, puis qui est parti. La seule solution qui restait dans l'esprit du môme, c'était de répondre à la question... Consacrons nous donc là dessus ! Premier choix, mentir et trouver une excuse bidon qui ne marche jamais mais qui est utile dans la provocation. Second choix, dire la vérité et, comme les adultes sont bêtes et méchant, se prendre la fessée aussi fort que dans le premier choix. Il y avait toujours un troisième choix, un art que le petit savait bien manier et qui s'appelait dans le langage des vieux : la manipulation. Des petits yeux tristes, brillants, une frimousse peinée, une voix timide et le tour était joué. Avec quelques excuses en prime, s'il y avait besoin. Mais l'enfant n'allait certainement pas s'excuser devant cet inconnu qui le tenait aussi mal ! Cette brute épaisse, il n'allait certainement pas en tirer grand chose avec des yeux doux ! Adam tenta de s'imaginer à quel méchant de disney l'inconnu pouvait bien ressembler. Hum... Jafar ? Il ne manquait plus qu'un perroquet sur son épaule, et une barbichette bouclée.

Totalement inconscient, Adam ne s'était pas rendu compte que comparer Jafar avec cette brute l'avait fait sourire. Mais en regardant à nouveau les yeux sévères et terrifiants de l'homme, son sourire disparu. Bon, il fallait répondre, et vite ! Trouver un mensonge, trouver un mensonge, trouver un mensonge...

- "Et pis... " Commença le petit en relevant les yeux vers l'adulte pour le regarder en face, avec tout le courage qu'il possédait. (C'était dur, très dur.) "Pis d'abord c'est ta faute ! Ch'uis sûr que t'as fait exprès d'refermer ta voiture, j'étais coincé dedans et j'voulais sortir moi ! Si tu m'amène chez les tout bleus, ben je leur dirais moi que c'ta faute et que j'mourrais de chaud dedans !"

Il faillit rajouter un 'd'abord !' mais se retint. En fait, son cœur battait à tout rompre pour avoir tenu tête au regard le plus sévère qu'il n'avait jamais vu de toute sa vie. Mais Adam n'était pas qualifié comme un sale gosse pour rien, ce n'était pas le courage qui l'animait, mais bel et bien l'inconscience. Et puis il avait dit la vérité, il était réellement coincé dans cette voiture. Sinon il serait parti bien avant, et il n'aurait même pas pris la peine d'emporter avec lui ce drôle de jouet ennuyeux qui affichait une carte quand on allume. (Jouet qui était maintenant totalement déréglé, de même que le siège conducteur.) L'enfant posa sa main sur cette de l'homme pour essayer de le faire lâcher. Il essayait de secouer son bras tenu aussi, et s'excitait tout seul avant de s'écrier.

- "Bon tu m'lâches ?? J'veux m'en aller !"

Ses joues étaient rouges. D'une part à cause de la honte qu'il ressentait de s'être fait prendre et de ne rien avoir contrôlé du tout. D'autre part parce qu'il piquait une crise de colère en sentant son bras toujours prisonnier, et parce que l'homme en face n'avait pas l'air gentil du tout. Bon sang s'il continuait de le tenir, le coup de pied bien placé allait partir, c'était sûr ! Bien placé désignait soit le tibia d'un individu, parce qu'avec certaines cibles, Adam était trop petit pour viser plus haut. Mais l'enfant savait très bien aussi que viser les bijoux de famille était très concluant. Du moins, il n'en avait jamais été déçu. C'est drôle de voir ces hommes se plier en deux après en étouffant des jurons, juste le temps pour laisser l'enfant courir à toute allure et à les semer...
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